‹ La santé, ou la médecine populaireChapitre 38 sur 96 · COQUELICOT · texte numérisé non relu

COQUELICOT

Pavot rouge, ponceau, (famille des Papavéraedes).

Description. Tige droite, mince, chargée de poils rudes; feuilles également velues, découpées profondément et dentées; fleurs d’un rouge vif, quelquefois blanches, plus souvent panachées.

Lieu. Répandu en profusion dans les moissons et les champs cultivés, il n’esfpoint de bouquet champêtre dont le coquelicot ne fasse l’ornement.

Récolte. On récolte les fleurs de coquelicot pendant le temps que dure la floraison. Il faut les faire sécher promptement sans les froisser. On les conserve en lieu sec, dans des vases clos.

PnopniÉTÉs, USAGES. L’infusion des fleurs de coquelicot est béchique, calmante, adoucissante et sudorifique. Elle est employée dans les rhumes, -les catarrhes et autres maladies aiguës des poumons, dans les inflammations de poitrine, les toux sèches et anciennes, les fièvres éruptives, les tranchées des enfants, la coqueluche, dans certains maux de gorge et dans tes circonstances où il faut calmer une vive douleur et procurer un sommeil tranquille. Suivant Roques, l’infusion des fleurs de coquelicot, mais légère, convient, après les saignées, dans la péripneumonie (inflammation des poumons avec oppression), dans la pleurésie et autres affections pulmonaires aiguës. Elle facilite l’expectoration et dispose aux sueurs qui terminent ordinairement ces maladies. Cette infusion doit être édulcorée (adoucie) avec du miel, du sirop de capillaire, de guimauve ou de gomme arabique. Le même auteur fait observer que le sirop de coquelicot, ou l’infusion préparée avec les fleurs, valent mieux et sont plus salutaires que toutes les pâtes béchiques qu’on prône si haut dans nos feuilles périodiques.

Chomel affirme que la décoction faite avec douze têtes de coquelicot, 62 grammes de réglisse et une poignée d orge, est -très-utile dans les aflections de poitrine.

On a beaucoup vanté l’infusion des fleurs de coquelicot associées à celle de semences de lin, dans la pleurésie. ^

Fouquet en administrait le suc, à la dose de 20 cen-

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tigi‘ammes à 1 gramme, clans la coqueluche et les maladies nerveuses et convulsives.

PRÉPARATIONS, DOSES

Infusion (fleurs), 5 à 15 grammes par litre d’eau.

Extrait. Il est administré à la dose de 2 à 4 grammes. Il est calmant et procure un sommeil fort doux.

Sirop de coquelicot. On prendra 375 grammes de fleurs de coquelicot nouvellement cueillies. On les mettra dans un pot de terre vernissé et on versera dessus un lib'e et demi d’eau bouillante; on couvrira le pot et on laissera infuser pendant huit heures; on passera à travers un linge avec expression ; on met de nouvelles fleurs qu’on laisse infuser pendant huit heuros sur les cendres chaudes; on passera l’infusion comme la première fois ; on mêlera dans l’infusion coulée 3 livres de sucre; on clarifiera ce mélange au blanc d’œuf, et on le fera cuire en sirop. On le donne par petites cuillerées dans une tasse de quelcjue tisane pectorale. On en fait usage pour le rhume, l’esquinancie, la pleurésie, le crachement de sang. Il provoque un peu le sommeil et la sueur.

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