DIGITALE
Digitale pourprée (^faruille des Scrofulariées.)
Description. Tige simple, droite et velue; feuilles crénelées; fleurs d un rose purpurin, disposées en épi.
Lieux. Cette plante est très-commune dans les bois, les patinages et les terrains sablonneux des environs de Paris.
Récolte. Elle se fait en juin et septembre. Il faut prendre de préférence la plante qui croît dans les lieux élevés.
Propriétés, usages. La digitale donnée à forte dose détermine tous 1rs symptômes d’un empoisoiinement. On l’emploie en infusion et en poudre. On en prépare des teintures, des pilules et du sirop, et l’on attribue à ces diverses préparations, les propriétés de ralentir les pulsations du cœur et d’augmenter la sécrétion de l’urine. On s’en sert dans l’hydropisie, les palpitations, la phthisie pulmonaire, les catarrhes, la folie, la coqueluche, les maladies rhumatismales.
PRÉPARATIONS, DOSES
Infusion (feuilles), 1 gramme par litre d’eau.
Vin de digitale (feuille.s), 10 grammes pour un litre de vin blanc généreux.
DOtJCE-AMÈRE.
Morelle grimpante, vigne sauvage, vigne de Judde (famille des
Solanées.)
DEsoiiPTiOiX. Tige sarmenteuse ayant un à deux mètres d’élévation; fleurs violettes, disposées en grappe.
Lieux. La douce-amère en fixant son séjour parmi les buissonsstériles, leur paie, par l’élégance de ses bouquets, l’appui qu’ils prient à sa tige faible et grimpante.
Récolte. Les tiges doivent être récoltées au printemps ou vers la fin de l’automne; elles doivent être mises en usage dans l’année. Pour les faire sécher, on les coupe par morceaux que l’on fend ensuite.
Propriétés, usages. La douce-amère est à la fois sudorifique et dépurative. On la conseille généralement dans les maladies de la peau, la gale, les dartres. L’usage en est recommandé dans les afléctions rhumatismales et vénériennes, les scrofules (humeurs froides) et dans tous les cas où il est nécessaire de dépurer les humeurs. La douce-amère a été vantée dans la coqueluche, le cancer, les obstructions.
PRÉPARATIONS, ROSES
Décoction (tige), 4 à 8 grammes par litre d’eau, et augmenter progressivement jusqu’à 30 à 35 granimes. L’usage de celte décoction doit être continuée pendant longtemps. On peut la préparer en faisant d’abord infuser les tiges coupées par morceaux, pendant plusieurs heures dans l’eau bouillante. On fait bouillir ensuite cette infusion jusqu’à réduction d’un tiers.
Cataplasme. Sébius attribue aux cataplasmes qu’on en prépare, la propriété de calmer et de résoudre l’engorgement des mamelles. Ray rapporte qu’un cataplasme préparé avec quatre poignées de feuilles de douce-amère pilées et quatre onces de farine de lin qu’on faisait bouillir avec du lard, appliqué tout chaud, a résous dans une nuit, des tumeurs d’un volume trèsconsidérable, et qu’il a guéri par ce moyen des contusions désespérées.