POMME DE TERRE
Morelle tubéreuse (famille des Solanees).
Lieux. Cette plante est originaire du Pérou ; elle est cultivée dans toute l’Europe.
Propriétés, usages. Ce tubercule est le plus beau
présent que la nature ait fait à l’homme. La pomme de terre est émolliente, analeptique (propre à rétablir les forces) et antiscorbutique. Roussel rapporte que le procédé le plus actif pour se traiter du scorbut, consiste à manger des pommes de terre crues. D’après le docteur Nauché, la décoction de l’espèce rouge avec la réglisse est excellente dans les catarrhes pulmonairesintestinaux ainsi que dans la gravelle. Cette décoction rend les urines limpides et produit un soulagement plus durable que les autres diurétiques. On fait avec la fécule des cataplasmes adoucissants qui doivent remplacer la farine de lin dans les maladies de la peau, les éruptions, les dartres, les gerçures, les rougeurs. Cette fécule est encore très-usitée à l’élat sec ou de farine pour saupoudrer les excoriations de la peau chez les enfants et les femmes grosses (Bossu). On prépare avec la pomme de terre râpée des cataplasmes utiles dans les brûlures. Le suc exprimé de ce tubercule appliqué très-fréquemment sur du papier brouillard recouvrant la brûlure convient beaucoup mieux : cette application apaise la douleur.
Cazin a prescrit la décoction de tiges des feuilles et des fleurs dans la toux sèche, la coqueluche, la diarrhée avec irritation; dans les névralgies, les rhumatismes.
PRÉPÂÏIATIONS, DOSES.
Décoction (tige et feuilles), 30 à 100 gr. par litre
d’eau. . .
Cataplasme (fécule), 60 gr. pour un demi-lilred eau; mettez l’eau sur le feu et quand elle commencera à bouillir, versez-y brusquement la fécule que vous aurez délayée préalablement dans de beau froide ; faites Jeter un ou deux bouillons et retirez du feu.
rOMMîER.
(Famille des Rosacées.)
Arbre précieux, que la nature a répandu partout pour le besoin de tous les plaisirs de l’homme.
Propriétés, usages. Les pommes qui sont les plus employées en médecine sont les pommes de reinette' elles sont humectantes, pectorales et apôriti\res Elles sont fréquemment mises en usage en décoction dans les affections gastriques et pulmonaires; on fait souvent usage d une sorte de limonade avec la reinette blanche contre la toux, l’enrouement, les mauxdegor-e les ph.egmasies pulmonaires, viscérales, rénales, les lièvres bilieuses et putrides (Cazin). Les pommes douces, app iquéessur les yeux en forme de cataplasme, sont trèsutiles contre les douleurs des yeux à la suite d’un coup ou dune blessure (Julia de Fontenelle). Le cidre de Aonnandie et de Bretagne est une boisson très-saine qui nourrit, humecte, rafraîchit et désaltère: il convient aux scorbutiques et aux hommes sujets à la m’avelle, dont les urines charrient habituellement des matières sablonneuses Ç Roques ).
Sirop de pommes. Râpez des pommes de reinette et
laissez-les quelques heures en digestion, puisex wf
en le suc que vous passez à travers
sub ainsi exprimé dans un petit pot de terre sur le feu ajoutez un poids égal de sucre blanc, et faites cuire le. tout jusqu a consistance de siron ms<;P7 ff
en boulciile. Ca sirop esUo.-clJ.7p;S!
PRUIMIER.
(Famille des Rosacées.,
Tout le monde connaît cet arbre et scs variétés, le fruit s’appelle prune. Les prunes de Damas sont cel es dont on se sert en médecine ; lorsqu’elles sont séchtes elles prennent le nom de pruneaux. Les pruneaux constituent un aliment léger, agréable, qui a 1 rendre le ventre libre lorsqu’on les mange cuits Le ju. de pruneaux, c’est-à-dire l’eau dans laquelle on les fait cuire, est purgatif pour certaines ^
On fait cuire des pruneaux avec du senc (b a igrammes) enfermé dans un nouet de linge, pour avoir un léger purgatif que l’on prend par précaution ; il convient surtout aux personnes irritables, aux eniants, aux femmes, et dans les irritations des intestins.
POLMOlVAntE.
Herbe de cœur, herbe aux poumons (famille des Borragmées).
Description. Tige velue, feuilles larges, rudes, hérissées de poils courts, marquées de taches blanchâtres,
fleurs violettes ou bleues, réunies au sommet de la tige.
Lieux. Cette plante croît dans les bois, dans les prairies où elle fleurit dans les premiers jours du printemps. On la cultive dans les jardins.
Récolte. Elledoit être faite aumoment delà floraison.
Propriétés, usages. La pulmonaire est employée en infusion, en décoction, dans le catarrhe pulmonaire, la
phthisie, le crachement de sang et autres affections du poumon et de la poitrine.
M. Cazin dit que les habitants de la campagne composent, avec la pulmonaire, le chou rouge, quelques oignons blancs, du mou de veau et suffisante quantité de sucre candi, un bouillon qu’il a lui-même employé avec beaucoup de succès, dans les affections de poitrine, surtout quand elles sont accompagnées de fièvre, de difficulté d’expectorer, d’irritations bronchiques, de douleur, etc.
PRÉPAUA.TIONS, DOSES.
Infusion ou décoction ( fleurs ou feuilles vertes ), 30 à 50 grammes par litre d'eau.
Remède CONTRE LES IRRITATIONS DE POITRINE, LA TOUX, LA PHTHISIE. Prenez : un mou de veau, des feuilles de pulmonaire,dechourouge,dechacuneune poignée;unedouzainede petits navets; faites bouillir le tout dans trois pin • tes d’eau ; passez ensuite par un linge avec une légère expression et partagez en quatre doses, à prendre en deux jours, une le matin à jeun, l’autre le soir, en continuant pendant quinze jours.
QÜINÏEFEUILLE.
Potentille rampante, pipeau (famille des Rosacées).
Description. Tiges très-longues et rampantes; feuilles ovales, dentelées, un peu velues en dessous; fleurs jaunes, parfois blanches.
Lieux. Cette plante croît dans les champs, au bord des chemins, dans les pâturages, les fossés.
Récolte. Elle doit se faire en automne si l’on veut conserver les racines.
Propriétés, usages. La racine de quintefeuille est astringente et vulnéraire; elle convient comme astringent, dans les diarrhées et les dyssenteries, lorscru’il y a absence d irritation et d’inflammation (Gazin). On
emploie, en tisane, dans les flux atoniques ou sanguins; en prgarisme dans les maux de gorge, les ulcérations de la bouche (Bossu).
Chomel assure que la racine de cette plante lui a réussi, comme fébrifuge, dans le cas où l’ipôcacuanlia lui a manqué : il la donnait à la dose d’une once dans deux pintes de vin réduites à une pinte. Hippocrate indiquait la quintefeuille comme propre à guérir les lièvres intermittentes.
Cette plante, dit Hodart, trop négligée de nos jours, parce qu elle n a pas le mérite d’ôtre étrangère, peut rendre de grands services dans les hémorrhagies passi-
PliÉPAKATION, DOSE.
Décoction (racine), 50 grammes par litre d’eau.