NOUVELLES RECHERCHES SUR L’AIR CONFINÉ
traversée constamment par l’air confiné du cylindre, et qui absorbait l’acide carbonique, comme le montrent les trois analyses suivantes.
Au bout de :
2 h. 18,2/1 0 000 d’acide carbon, ou 6 fois plus que dans l’air pur. 6 17/10000 — 5,6 —
Fig. 33. — Cylindre de la capacité d’un mètre cube qui a servi au.v recherches sur l’air couliné du professeur üréhant.
La proportion de l’acide carbonique dans le C}'lindre au bout de 8 heures était donc fort petite, égale à pour 100 centimètres cubes ou à 1/652, proportion tout à fait négligeable et qui ne peut exercer aucune influence fâcheuse sur l’organisme.
On peut donc dès maintenant, par un dispositif analogue à celui que j’ai employé, absorber l’acide carltonique exhalé par la res[)iration des hommes astreints à vivre dans l’air confiné.
J’ajouterai que dans mes deux expériences j’ai obtenu par l’analyse, au bout de huit heures, les chilfres d’oxy-
gène 13,4 pour 100 et 14 pour 100, proportions qui ont été suffisantes pour maintenir la respiration et la calorification chez l’animal avec une température rectale de 38°,3. Mais rien n’est plus facile dans la pratique, par 1 emploi de récipients à oxygène comprime munis de détendeurs convenables, que de remplacer l’oxygène absorbe dans les poumons par du gaz pur permettant d’elever la proportion d’oxygène jusqu’au chiffre normal, 20,8 pour 0 .