‹ La santé par l'hygièneChapitre 19 sur 83 · ÉPITHÉLIUM VIBRATILE · texte numérisé non relu

ÉPITHÉLIUM VIBRATILE

salée à 7 pour 1000, et on peut recommencer la démonstration.

Le professeur Engelraann a imaginé d’autres appareils, l’horloge à cils et le moulin à cils, qui permettent de reproduire les expériences de Galliburcès d’une manière très ingénieuse.

Le docteur Galliburcès a reconnu que l’élévation de la température accélère le mouvement des cils, tandis que l’abaissement de la température le ralentit ou l’arrête.

L’acide carbonique, à une certaine dose, arrête le mouvement ciliaire.

On peut faire chez la grenouille une autre expérience très démonstrative : par une incision faite avec un fil métallique rouge sur la partie latérale du tronc, on découvre l’un des sacs pulmonaires qui fait hernie; à l’aide d’une seringue de Pravaz, on injecte dans le sac de l’eau tenant en suspension des particules de charbon, on rentre le sac et on ferme par un point de suture la petite plaie extérieure. Après une heure d’attente, on sacrifie l’animal, et on trouve le charbon dans l’estomac. Les cils qui existent dans le poumon de la grenouille ont un mouvement prépondérant qui a lieu de l’intérieur vers la glotte ; le charbon est donc entraîné vers cette ouverture, puis il est saisi par d’autres cils qui le conduisent à l’estomac.

Ghez les mammifères, chez le chien, du charbon injecté dans la trachée est passé dans l’estomac, comme je l’ai reconnu, bien qu’il n’existe pas de cils dans l’œsophage.

Il y a eu déglutition et entraînement des corps étrangers et du mucus par les contractions musculaires involontaires de l’œsophage. Pour plus de détails sur le mouvement ciliaire, je suis obligé de renvoyer le lecteur aux traités de physiologie.

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