‹ La santé par l'hygièneChapitre 2 sur 83 · CHAPITRE PREMIER Le sang · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER Le sang

Le sang est si abondant dans notre organisme que la moindre piqûre ou la plus petite incision faite à la peau donne issue à un liquide rouge que tout le monde connaît, mais qui a une composition bien compliquée. Pour arrêter une hémorragie il suffit de faire couler de l’eau froide sur la plaie et de comprimer avec un peu d’amadou; si l’écoulement du sang est un peu plus abondant, la compression plus prolongée ou la compression de l’artère qui fournit le sang, la ligature du vaisseau faite par un chirurgien, quand elle est possible, arrêtent l’écoulement du sang.

L’application avec un pinceau sur une petite plaie de collodion riciné (solution de coton-poudre dans un mélange d’alcool et d’éther) est un des meilleurs moyens d’arrêter l’écoulement du sang et de préserver la plaie contre des poussières ou des microbes pathogènes qui pourraient l’envahir. .

Si l’on place une très petite gouttelette de sang de l’homme sur une plaque de verre et que l’on recouvre d’une lame mince de verre, l’examen au microscope (fig. 1)

avec un objectif qui grossit 600 fois en diamètre fait apparaître la figure (fig. 2) qui montre des globules rouges flottant dans un liquide incolore et coagulable nommé le plasma du sang; chaque globule, chez l’homme, présente

un bord circulaire et, vu de profil, est un peu plus épais au bord qu’au milieu.

j^inm

Son diamètre est . .

Le nombre des globules du sang de l’homme est très considérable; la mensuration faite par le docteur Malassez

Page 1