‹ La santé par l'hygièneChapitre 52 sur 83 · LES BAINS · texte numérisé non relu

LES BAINS

est évident que les toxines résultant d’un travail exagéré des muscles avaient été éliminées par la peau.

Mon collègue de l’Académie de médecine, M. l’inspecteur général Kermorgant, me disait dernièrement qu’en Indo-Chine des religieux enveloppent les malades atteints de fièvre typhoïde dans des draps mouillés de vinaigre; les fonctions de la peau sont surexcitées vivement, et le drap s’imprègne d’une sueur abondante d’une odeur désagréable. Il y a élimination par la peau d’une partie des toxines produites par les bacilles de la fièvre, et on constate une amélioration notable chez les malades. L’usage des bains froids à une température de 20° à 25° est utile quand il s’agit d’abaisser une température centrale de 39° à 41°, dans les cas graves de fièvre typhoïde.

Il ne faut pas vo}'^ager dans les pays chauds, au Brésil ou en Afrique, par exemple, m’a dit le regretté voyageur Ghaper, si l’on ne transpire pas facilement et avec abondance, car c’est le seul moyen de résister à l’action d’une température élevée. Comme Claude Bernard l’a démontré, chez les animaux, une augmentation de 5° de la température centrale est mortelle.

Aussi quand, dans les pays chauds, la transpiration s’affaiblit ou diminue, il faut que le médecin, par des boissons sudorifiques abondantes, fasse tous ses efforts pour la rétablir.

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