NERFS VASO-MOTEURS
l'ont contracter les fibres musculaires lisses des artères; ce sont des nerfs vaso-moteurs.
Expérience d’Armand Moreau. — Armand Moreau, élève de Claude Bernard, a démontré par une expérience directe que le filet cervical du grand sympathique n’est pas le seul nerf moteur des vaisseaux de l’oreille. Il y a un autre nerf, le grand auriculaire, qui pénètre dans le
Fi^. 79,
A. L’oreille du lapin qui a subi la seolion du sympathique ; le nerf grand auriculaire du plexus cervical faisant contracter la portion d'artère qu’il anime.
U. L’oreille du lapin qui a subi la section <tu nerf grand auriculaire. La figure représente le moment où rinfluence du ûlet sympathique cervical galvanisé s'exerce sur la portion d artère qu’il anime.
. C. L’oreille du lapin après la section des deux nerfs.
pavillon de l’oreille et qu’il est facile d’isoler et de sectionner à la base de ce pavillon; pour trouver ce nerf, je mouille le pavillon avec de l’eau salée et je promène la pince électrique; cjuand j’arrive à l’endroit où se trouve le nerf, l’animal crie et s’agite; à la section qui entraîne la paralysie de ce nerf correspond une dilatation beaucoup plus grande des artères de l’oreille, dans la partie où se rendent les filets du grand auriculaire.
Les figures 79, que j’ai reproduites d’après les Mé-
moires d’A. Moreau (Masson éditeur), démontrent très clairement le phénomène.
Nous voyons donc que la distribution des nerfs vasomoteurs est très compliquée, puisqu’ils naissent de branches différentes qui se rendent en des régions vasculaires distinctes. Lorsque, par suite d’émotion, le rouge apparaît au visage, à l’origine centrale se produit un certain degré de paralysie des nerfs vaso-moteurs qui cessent de maintenir la tonicité des fibres musculaires lisses des artères; celles-ci se dilatent et sont traversées par une plus grande quantité de sang.