‹ La santé par l'hygièneChapitre 8 sur 83 · EXTRACTION DES GAZ DU SANG · texte numérisé non relu

EXTRACTION DES GAZ DU SANG

Acide carbonique 42cc,7

Oxygène 13 45

Azote 2 3

Variations que présentent les gaz du sang. — 1° Le sang veineux contenu dans le cœur droit et dans les veines caves supérieure et inférieure renferme toujours, à l’état normal, plus d’acide carbonique que le sang artériel du cœur gauche, qui a traversé les poumons ; l’acide carbonique est exhalé en certaine quantité par les poumons, comme nous le reconnaîtrons plus tard; nous verrons aussi que l’acide carbonique augmente dans le sang quand on fait respirer aux animaux de l’air contenant une certaine proportion de ce gaz.

2® Quand l’air cesse d’arriver aux poumons, quand on plonge dans l’eau, par exemple, très rapidement, l’oxygène diminue dans le sang, qui de rouge vif devient foncé, et au bout d’une minute d’immersion le phénomène est déjà très marqué : il est donc utile, avant de plonger, de renouveler l’air dans les poumons par d’énergiques et fréquents mouvements respiratoires; et ce qui serait mieux encore, ce serait de respirer quelques litres d’oxygène, pour retarder l’asphyxie.

3® Quant à l’azote, son volume dans le sang est à peu près constant, et les différences indiquées par plusieurs physiologistes tiennent à ce qu’il reste dans le récipient un très petit volume d’air que la pompe a laissé : c’est un espace nuisible : j’ai démontré l’existence de cet espace en faisant passer dans le récipient déjà vide un certain volume d’hydrogène que j’ai extrait à l’aide de la pompe et, après l’introduction dans le récipient d’eau distillée contenant de l’air en solution, j’ai obtenu dans mon grisournètre une réduction due à la combustion d’un petit volume d’hydrogène qui ne pouvait provenir que de l’espace nuisible.

4® Quand on soumet un animal à l’action de l’air comprimé et qu’on décomprime brusquement (expérience de Paul Bert), on trouve dans le sang un volume d’azote

beaucoup plus grand, dont les bulles interrompent le

cours du sang et causent la mort de l’animal. Toutes ces variations seront étudiées successivement.

La question des gaz du sang est une des plus importantes de la physiologie; elle m’a permis de mesurer les rapports nécessaires qui éxistent entre l’organisme et l’air ambiant chez l’homme et chez les animaux aériens, entre l’organisme et l’eau douce ou salée chez les animaux aquatiques.

Le sang sorti des vaisseaux se coa-

sérum et caillot! Séparé en caillot C qui se

rétracte et en sérum S (lîg. 8) ; le caillot renferme la fibrine et tous les globules.

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