‹ La santé par l'hygièneChapitre 72 sur 83 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

L’opium et la morphine. — Les serpents venimeux.

L’opium et la morphine, — Quand on fait une ou plusieurs incisions à la capsule d’un pavot [Papaver somnij'eriim] avec une lame de canif, on voit de la capsule encore verte s’échapper un liquide blanc comme du lait : c’est le latex contenu dans les vaisseaux laticifères. Ce liquide brunit à l’air, perd de l’eau et prend une consistance sirupeuse. Dans les pays où l’on cultive le pavot, dans l’Inde, en Chine et dans l’Indo-Chine, des femmes recueillent ce liquide brun : c’est la matière ju'emière de l’opium, qui est soumis à une série de préparations qui durent plusieurs mois et qui sont abrégées depuis que le docteur Calmette a découvert qu’un petit organisme, V Aspergillus nigcr, ajouté aux liquides obtenus par le traitement de l’opium, produit des fermentations spéciales qui donnent un liquide brun nommé c/iancloo , qui est mis en vente pour les fumeries d’opium. L’opium ne se fume pas comme le tabac; le fumeur, couché sur un lit, puise à l’extrémité d’une tige une gouttelette d’opium liquide, puis tourne au-dessus de la petite flamme d’une lampe allumée le liquide, qui rend de l’eau, et le résidu se boursoufle; on déposera côté d’un trou percé dans un petit fourneau de porcelaine fixé à un tube long de 40 à 50 centimètres ce dépôt, qui est ])lacé exactement au-dessus de la flamme;

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