CLAUDE BERNARD ET PASTEUR
Pour rendre hommage à la mémoire de mon illustre maître, dont j’ai toujours suivi j)as à pas les enseignements écrits et oraux, et que j’admirais autant pour l’excellence de ses travaux que pour la noblesse de son caractère, je ne puis mieux faire que de donner le début de Y Eloge de Claude Bernard par Jules Béclard, secrétaire perpétuel de l’Académie de médecine, et l’Eloge du même grand homme par l’immortel Pasteur.
Dès l’origine de la science, le problème de la vie s’est offert à l’ardente curiosité de l’homme. C’est à peine si nous commençons à en pénétrer le mystère. Parmi les changements que nous avons vus de nos jours, il n’en est guère de plus profond ni de plus complet que celui qui a renouvelé les bases de la physiologie. Hier encore à peine admise au nombre des sciences, elle attire aujourd’hui tous les regards, on la retrouve partout: dans les programmes de l’enseignement public, dans les livres, dans les revues, dans les feuilles quotidiennes...
Si quelqu’un a surtout imprimé ce mouvement, on peut 1 afhrmer maintenantnon sans une légitime fierlé, c’est l’homme dont j’ai à vous entreteuir aujourd’hui. On l’a dit avec raison : la science n’a pas de frontières, elle n’est d’aucun pays;