‹ La SaphoChapitre 13 sur 30 · RECOUVRE · texte numérisé non relu

RECOUVRE

Monsieur Pallier arriva tout essouflOié chez lady Campbell.

— Votre maîtresse est-elle visïfcle ? demanda-t-il au valet de chambre.

— Oui, monsieur, répondit celui-ci d'un air protecteur, milady est avec sir Richard Campbell depuis une heure au moins ; je vais vous annoncer.

Le domestique sortit et reparut au bout d'un instant.

— Milady vous fait prier d*attendre,

 peine éveillé, Richard avait fait dire à sa mère (ja'il désirait lui parler sans retard.

Lady Campbell se doutait bien de ce qu'il avait à lui dire, elle était préparée à lui répondre. Lorsqu'il entra, il avoua tout d'une voix tremblante» s'accusa de faiblesse, de lâcheté envers Marie ; il déclara que sa conduite avait été odieuse, quil voulait tout réparer.

Pour la première fois de sa vie ladyCampbell panil s'animer en répondant :

— Je ne puis comprendre ou plutôt j'ai mal entendu ce que vous m'avez dit, Richard ; certes vous avez mal agj, mais répare-t-on utie sottise par une autre» et croyez-vous que je consente jamais à rompre votre mariage pour une amourette ridicule? Je vous ai déjà dit que votre frère, et c'était son droit, avait dépensé beaucoup d'argent, notre fortune, la vôtre est en mauvais état, laisserez-vous échapper l'occasion de la refaire? Mademoiselle Henriette vous aime, elle est jeune, belle, vous Taimerez bientôt, j'en suis sûre. Votre père avait Tingt ans de plus que moi quand il m'a épousée, je croyais aimer un de mes cousins, je l'ai oublié et

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j'ai é(é trèa'ïheufausô ea ménage, Vous serez de même, mon aipi, croyez-en i^oq expérience.

Richard était peqsif, tput ce courage qu'il croyait f^yoir une heure auparavant i^'était ^uco^e envolé. Lady Campbell vit bien qu'il hésitait, elle cqpuf^ssait le caractère iu^ef tain de sou fils, elle voulut en profiter.

' — D'ailleurs, dit-elle, Temb^^rr^^ chez voqs doit être plus grand que le scrupule; si vous n'av|ez pas eu cette fille, elle se serait mariée à uu homme du port. Tout peut se réparer, avec une dot 9^ IvU trouver^ UU lUari.

— Ne croyez pas cel^, répondit JUchard, M^arie n'est point une fille ordinaire, c'est uue âqie élevées un cœur droU» s| vous 1^ cpuuaissîe^ I

— Je ne veux pas la copnaitre , répondit Is^d; Cauipbell en se levant ; si grs^nde que çoit soq âme, e*est la fille d'un ouvrier, la sœur d'un ms^telot» all^ n'a jamais eu la prétention d'épouspr un pair d'^^r gleterre, elle a dû être bien çtonuée que you^ liû parliez ips^ridge-

^- Vous vous ocpupiez si peu de moii que j'ai cru pouvoir disposer de ma personne 2^ qifio gré^

TT Vous cboiçissez mfil Ip momeut puuf ift- adr^r ser uu reproche, répondit lady Can]|pbell, je pt'QQr PUpe de mes enfants quand ils onf besoin de mo| i j'ai fait qion devoir, i^itesi le vôtre,

— U^ lUpre.... murmuFft Bichar^ d'une ym presqup iqlntelligiblp.

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