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petits ayant une eau légèrement alcaline, mais l'eau des criques est fratcho et bonne. À l'ouest du lac Blaine, le sol est très sablonneux et pierreux.
En se dirigeant du lac Blaine vers Duck Lake le sol est une marne légère et la surfaco est principalement une prairie onduleuse, soit découverte, soit boisée de poupliers ou d'épinettes. Il y a beaucoup de marais à foin. La contrée est déjà bien peuplée et les colons, Canadiens français pour le plus grand nombre, n'ont aucune,difficulté pour obtenir un abondant approvision. nement d'eau. A l'ouest de la réserve forestière des Pins, le sol cst formé die marne sablonneuse. La surface est unie ou ondüleuse et éralement. divisée entre prairies et buissons; on rencontre quelques rharais bordés d'épinettes,
l'eau est abondante ct de honne qualité. Cette région est colonisée depui# *
longtemps, certains habitants y sont fixés depuis plus de 20 ans.
« Le réserve de la forêt des Pins est située au sud de la rivière Saskat- .
chewan (du nord) et à l'ouest de Prince-Albért. Elle comprend une étendue de 145 milles carrés de terrain léger ct sablonneux couvert de cyprès. Une étendue marécageuse traverse en diagonale cette gserve. sur laquelle l'épirette rouge et l'épinette blanche sont les arbres Ps plus importants. Cette région a fourni un grand nombre de traverses pour la construction des £hemins de fer et est la source principale pour le hois de chauffage et de cons-
truction pour une grande partie de la région. E le convient parfaitement. pour”
une réserve forestière, attendu que le sol est. Si pauvre qu'il est incultivable ». (1) rs
Au sud-est de Parkside, la contrée est trop moritueuse pour convenir à l'agriculture. Les collines et les nomhreux lacs en font, au contraire, "nine région idéale pour l'élevage du cheval et du bétail. Au sud de Shell Brook le pays devient onduleux et montueux en certaines places; les pins jack, l'épinette et les peupliers abondent, ainsi que les muskegs et les lacs.
Près des réserves indiennes 102 ct 108 le sol est de première qualité, la prairie unie ou onduleuse s'étend sur de grands espaces, il y a de‘bons marais à foin et, cà et là, quelques touffes de trembles et des épinettes.
Aux environs du lac de l'Iroquois et du lac Herbeux, la surface est ondu- Jeuse, sans hautes collines: autour de ce dernier lac on remarque une étendue considérable de terre à foin. Plus à l'ouest, en se dirigeant vers la frontière de la province, le sol, composé d’ argile. dure, est aussi pierreux par endroits. Les saules et les peupliers abonde࣠-l'épinette, le bouleau ‘et le baume de Giléad sont en moins grande quantité, partout on trouve Horignal, le daim et l'ours. 2
Au nord de la réserve indieñne n° 103, la terre est bonne et bien boisée, le foin est excellent et l'on peut s'approvisionner facilement de bonne eau
‘douce d la me Shell. En ayiprochant ensuite de la réserve n° 104, on
découvfe de grands marais et des ‘lacs séparés par des bas-fonds couverts d'une légère venue de trembles, sur les cha il pousse du bois rabougri en quantité considérable. Le sol se composæ.de terre noire et sablonneuse de
ma men ue À Le \
() apport annuel du Ministère de l'intérieur. 1908.: D
5 à 12 pouces d'épaissour, reposant sur un sous-sol d'argile; c'est une contrée de marais et de tourbières où l'on peut se procurer du foin en quantité illimitée. A l'ouest de la réserve les collines atteignent 125 pieds de haut.,
Poursuivons maintenant notre route en observant les townships à l'est de la réserve forestière des Pins. La région située entre la limite sud du district et la ligne du G. N. R. et allant de Prince-Albert à Melfort offre une surface onduleuse avec un sol de marne noire d'une honne profondeur reposant sur un sous-s0l d'argile. Les terres conviennent aussi bien à l'agriculture qu'à l'élevage; il y a beaucoup dé bois et de “broussailles; les marécages, très nombreux, fournissent l'herbe que l'on peut utili$er comme foin. FH y æ quelques collines élevées, pierreuses sur les hauteurs: La rivière aux Carotles coupe cette rérion du sud-ouest au nord-est en traversant plusieurs lacs; elle coule en général entre des hords élevés, possède un fort courant, ét, à certaines époques, roule un volume d'eau considérable.
Melfort, au centre d'un district très fertile et bien boisé, concentre le T+ommerce de la vallée de la rivière aux Carottes où se fait une exploitation "\ intense des bois. '
Entre Murphy, un peu plus à l'est, et Prince-Albert, la culture de l’avoine ct de l'orge se fait'concurremment à celle du blé dans les terrains qui s’étendent à droite et à gauche de la ligne du chemin de fer.
Le reste des terrains compris entre la limite sud du district et la ligne du C. N.R., jusqu'à la frontière est de la province, est arrosée par la rivière du Daim Rouge grossi de nombreux criques.
Au sud de Crookcd river le sol est composé de marne noire. de 6 pouces d'épaisseur en moyenne, avec sous-sol d'argile; la surface est très boisée. Au sud de Prairie river la rivière du Daim Rouge traverse un sol argileux recouvert de 10 à 18 pouces de marne noire, d'excellente qualité pour l'agriculture, mais boisé de hautes futaies ou de buissons. Le long de la rivière on trouve des peupliers et des baumes de Giléad; les prairies, le long des criques, fournissent heaucoup de foin, mais’elles peuvent être inondées. [es terrains, à droite et à gauche de la rivière du Daim Rouge, jusqu'à son inter: section avec la ligne du C. N. R., sont généralement plats ‘et humides, excepté le long de la rivière où ils sont onduleux. Au sud d'Hudson Bay le sol est sahlonneux et repose sur un' fond de gravier d'alluvion. Certaines étendues de marais sont de bonne qualité, mais il faut les drainer pour les adapter à la culture. Toute la surface est couverte de petits peupliers, d'épineltes, de saules et de bouleaux. C'est là que la rivière du Daim Rouge reçoit ses deux principaux affluents, l'Etoimami du nord et la rivière du Sapin. À leur jonction, aux basses eaux, le volume de la rivière du Daim Rouge est approximativement de 8.000 pieds cubes, celui de l'Etoimami du nord de 6.000 et celui de la rivière du Sapin de 1.500. ‘Quand la rivière du Daim Rouge coupe le C. N. R., près de Erwood, elle est large de 3 chaînes et prufonde de 1 à 4 pieds aux basses eaux, large de 4 chaînes et demi et profonde de 6 à 10 pieds aux hautes eaux: les rives sont hautes de 15 à 20 pieds aux basses eaux, il ÿ à de nombreux pelits rapides, on TS œ
ss
Au nord de cette région s'élèvent les collines Pasquia, dominant la rivière aux Carottes de 1.600 pieds à certains endroits. Elles sont couvertes de peupliers, d'épinettes, de bouleaux et de pins jack et traversées par des ravins ayant souvent plus de 100 pieds de profondeur et larges de 400 à 500. ?
« L'extrémité orientale des collines Pasquia est. située approximativement sous la latitude nord 55° 34° et la longitude ouest 102°. Sur ce versant elles s'élèvent d'abord en pente douce, puis plus haut l’inchinaison devient plus raide;
‘ elles atteignent une hauteur de 2.100 pieds environ au-dessus du niveau de
la mer, la plaine étant à 800 ou 900 pieds. Les plateaux; plus élevés, s'étendent vers 1d sud-ouest, et leur élévation diminue graduellement, atteignant finalement 1.600 pieds au-dessus de la mer, et le niveau général de la région étant ici assez élevé, ils présentent une étendue en relief avec des pentes très douces; la branche de Prince-Albert du chemin de fer Canadian Northern la tra- . verse sans difficultés et sans rampes cxcessives.
« La base de ces hauteurs est entourée d'une large lisière de bas- fonds ma-5 récageux et de lacs qui s'étend au nord, au nord-est et à l'est jusqu'aux collines basses au-delà de la rivière Saskatchewan. Du haut de ces hauteurs on … aperçoit cette large plaine plate, parsemée de lacs de toutes grandeurs, depuis
de simples flaques jusqu'à des nappes de superficie considérables. Toutes ces ” étendues d'eau sont peu profondes et n’ont pas de contours bien marqués, car elles passent insensiblement à des marécages. Dans la plaine on ne trouve des . arbres qu’en bosduets ou en lisières, Entre trois et cinq milles du bord de la partie infériéure des collines, on ob$erve une lisière marécageuse qui semble être continue et qui est caractérisée par des sources salines et des eaux jaunâtres, et la végétation comprend une flore d'eau salée, °
« L'orignal est le gros gibier le plus abongant. Durant les mois d'été, des troupeaux nombreux paissent dans les terrês planes qui s'étendent entre les hauteurs et la rivière Saskatchewan; ces animaux passent l'hiver sur les : flancs des collines, à des niveaux plus élevés. Les chevreuils se trouvent en assez grand nombre le long des parties supérieures de la rivière aux Carottes, , où la surface est assez élevée. Les ours noirs sont assez nombreux, et on rencontre aussi les animaux à fourrures ordinaires de cette-latitude. Sur la rivière aux Carottes nous vimes une nomhreuse colonie de castors à l'œuvre. ‘ Ils avaient construit une hutte assez spacieuse, et commençaient à élever un barrage d'une rive à l'autre du cours d'eau. Plusieurs espèces de canards, et quelques outardes couvent dans cette région, et nous en vimes de nombreux
-voliers à l'époque de leur migration, alors qu'ils constituent Je+printipäl aliment des sauvages.
« Les poissons de la région ne sont ni bons, ni très abondants, à cause de l'absence d'eaux profondes et claires. Toutefois, on attrape d'assez grandes quantités d'esturgeons, de poissons blancset de nombreux brochets et carpes. .
« Le long du chenal Sipanok, et sur la rivière aux Carottes, on. observe une lisière "de largeur variée dans laquelle poussent de belles.épinettes blanches. Mélangés à ces arbres, on remarque des peupliers, des trembles et des sapins baumiers qui atteignent de belles proportions. Sur le flanc -des” collines il y a des trembles et des épinettes dont on peut faire du bois marchand. Lès. plus beaux arbres croissent sur le flanc des hauteurs, ‘à une élévation de
09 pieds environ au-dessus de la plaine On remarque alors rie belles #muuites À troncs lisses, et quelques houleaux Hlanes, drs ormes, ct des frombles, Sur la partie supérieure de la rivière aux Caroltes, au-desstis du long rapide on trouve des elendues d'excellente épinelte, et entre les deux branehes de Ia Pasqua 11 y a cértaines <uperficies bien hoïcees dont on pourrait brer uue asser forte quantite de how marchand » (f: :
La niviero nus Carotles, qui a son origine au lac Wakhaw, coule au nord des collines Pasqua et paratièlement à la baskalchéwan Quand ele coupe le UE ON OR, à Kamshno, efle n'est oneore qu'un pobt ruisseau d'environ 2 à 5 pueds de mufondeur le fond de La riviere est ,boneux, tes vos sont bass ut le courant 4 uné vitesse de 2 à 3 mulles à l'heure. Prés de Baglev le che. nal, tres tortueux, à 40 à A0 pieds de largeur et est profond de 10 à 1h meds, ls rives sont hordées d'eparsses tonftes de saules, ln face de Hideedale elle roule dans un prnfond ravin et pour ratle eausc, les'inondatione ae sonk pas « craindre Son courant est très rapide, le volume des eaux peut subir dis “changements conadeables pendant le saison (R a pieds aux hasses ealix, 9 pendant les invndatione de printemps) Non ln de Dillon Park elle vel, 4 droite, ja riviere du Cr, venue du sud, irès torlueuse dûns son Cours inférieur et éoujant entre des rives escnrnées d'argile duréie qu allergnent en moyenne 18 picds nu-dresus du riveau de l'ean J’rès de ce cunfluent la” riubre aux Caratles ast hordée de hasquets d'épineltes, sa larreur moyenne 4 d'environ 1 Chaîne, sa hrofondeur de 8 à 10 pieds cf son courant d'un mille ct demt a © milles et dem a l'heuro ses borde sont exposes à l'inondation.
Le nuere s'est fravé un chemin 4 travers l'amile compacte et ses bords ent 90 à 80 med, du hauteur, leur imspechon prouve & l'évidence que l'eau sékve jusqu'au Soinmet dans [es fortes GES, mais 1] nv a Que peu où pas de danser que Lt contrée sait inondéc sur une élendne considérable au pin” lemps Un peu avant de recevoir, a droite, le Burntout, la rivière à 80 pimuls A large, 1 pieds die profondeur et un courant du 2 milles & Fhéure: clic couls ag Ænnd d'une vallée de 60 pieds, ses eaux très troulilés, passant entre
deux enffs d'arerle tres boisées, tenflent rapidement, quelquefois de 8 pieds
onuume huit apres de furles pliues ut mynbre Burnioat ionve, a frpite, on 4 # rar & marne noce ave sous-sol d'arciie, quelquefois -pierreux sur les baufeur, La Contre vaduleuse et hicn hoisée est aussi abondamment pour \ue de ton le long des criques èt dans les marais Puns la rivière aux Carottes contenant A suivre Une direction paralèla à la Saskatchewan, reçail a droile qu Ifüvs petits emquezs entre Le touwneip 82, rang 7, l'ouest du à méridien, uù les sives unt une élévation de 7 preds environ au-dessus du niveau inférieur des eaux ef Le confluent du chenal Sipanoh, elle coule au milieu de marécares ou Pherbe et les roseanx abondant, la rivière est lordée de hois sur une épis. eur d'unc centune de vecges Près de son intersection avee Je 2 ménidhen els st domine, sir la pve droite, par des hauteurs de 000 à 1 400 pieds: la rive Lauche est fortement hoisée de bonleauv, de peupliers et d'épineltes, le ter-
+ , CD Comm pralagique, 1808, rupport W Me Fnnes,
rain au delà est en majeure partie plal el inundé. La rivière aux Carotlès-quiite enfin la province pour aller rejoindre la Saskatchewan près du l’as (Manitoba). Æ
Nous allons maintenant suivre la Saskatchewan à partir du © üent des deux branches sud et nord ét étudier les terrains au milieu desquels elle coule.
Entre le confluent et le Fort à la Corne, les terrains au nord de la Saskatchewan sont montueux, sillonnés de criques;, le pin jack et le peuplier sont en abondance; au sud, la surface est légèrement onduleuse; sur les deux rives le'sol est généralement sablonneux. Près du. Fort à la Corne on remarque des menticules de sables én maints endroits, la végétation est chétive; les pins nains, les épinettes blanches et rouges :se trouvent dans les ravins; les terres à foin et les pâturages sont rares, l'eau douce peut être obtenue partout... En descendant la rivière, entre Lost River'et Ravine Bank, on découvré de 6 à 12:
. pouces de terre végétale sur un sous-sol d'argile et de” sable; la-surface est
- onduleuse et couverte de peupliers et- de bouquets d'épinette blanche; le pi-.
bier est assez abondant. Au sud de:‘l'îile aux Bouleaux, Le sol, onduleux ou
* plat, est généralement de bonne qualité et très boisé. Puis on atteint, tou- .
jours sur la rive droite, une région qui s'étend jusqu'au chenal Sipanok et à la rivière aux Carottes et où des marécages, avec des croissancos d'épinettes blanches et rouges, . de peupliers ét de saules, couvrent de vastes étendues. Le district que traverse le chenal Sipanok, cours d'eau sinueux et long de 60 milles, st plat des deux côtés. Le surface au-delà des rives immédiates est trop basse pour que l'on puisse en tirer parti au point de vue de l'agriculture. Sur tes bords du cours d'eau commencent des étendues boisées qui se prolonge parfois à des distances considérables à l'intérieur; on y remarque
“des trembles, hauts et droits, .des peupliers baumiers mêlés aux épinettes, ainsi que de petits ormes, des chênes et des érables occidentaux.
Au delà de son confluent avec lé chenal Sipanok ia Saskatchewan traverse . un pays bas et plat qui. forme une large zone s'étendant vers le nord jusqu'à 15 milles de la rivière et vers le sud jusqu'à 25 milles, à la‘ base des collines Pasquia. « Dans cette zone la rivière coule vers l’est avec un fort courant çonstant qui est rapide sur cértains espaces et qui, par place, lorsque .les traînées de cailloux provenant de matériaux de transport croisent le.chennal, forment des rapides sérieux. Beaucoup d'îles divisent le courant en divers chenaux.
« Il y a quarante ans, a peu près; à 33 milles en arnont du comptoir Cumberland, la rivière a traversé la barrière de 2. milles de largeur de’ terrain bas qui la sépare, au nord, du chenal de la rivière Torch, grand cours d’eau par lequel s'ézoutte le lac de la Chandelle (Candle) (1) et qui va se jeter en
* suivant un cours grossièremerit parallèle à celui de la Saskatchewan dans.le
lac Cumberland. La: crevasse s'est produite à l'époque des inondations du printemps et l’eau a suivi la direction d'un ancien portage pour canot allant d'un
des coudes brusques de la Saskatchewan au nord jusqu'au coude méridional
de | la rivière Torch.
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(1) 96.000 ncres.de superficie. ‘ e ,
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« C'était d'abord un petit cours d'eau, mais le débordement a augmenté chaque année en creusant les berges et maintenant quand l'eau est basso le vieux chenal de la Saskatchewan contient très peu d'eau et les embarcations de toute nature, même les barges à’ fond plaf suivent le nouveau chenal. La grande augmentation de volume de l'eau qui so jette maintenant dans ce qui était la rivière Torch a amené ce cours d'eau à rompre ses berges en beaucoup d'endroits et à:se tailler des chenaux dans le: terrain bas, si bien que maintenani l'eau décrit beaucoup de méandres pour atteindre le lac
Cumberland par des embouchures situées en différents points de ces 12 milles”
de rive méridionale. Même après avoir atteint le lac, l'eau se tient dans une sorte de chenal de rivière contournant la rive nord et séparé du lac par des
îles longues, étroites et boisées qui forment une harrière presque continue .
dont les interruptions sont étroites et peu nombreuses. L'eau rejoint le vieux chenal de la Saskatchewan par les rivières Bigstone et Tearing, les deux anciennes issues du lac Cumberland, qui maintenant se sont accrues par l'augmentation du volume de l’eau et sont devenues des rivières avec des chenaux plus profonds et plus larges qu'autrefois; l'eau de la Saskatchewan contient toujours en suspension beaucoup de matière limoneuse et, par suite de son frottement le long des nouveaux chenaux, déverse dans le lac Cumberland des flots encore plus boueux. La sédimentation qui en résulte el l'usure des ‘ décharges par lesquelles passe cettè augmentation d'eau ont déjà rendu le lac si peu profond qu'on ne peut plus y naviguer à l'eau basse'que par des
chenaux lortueux qui conduisent aux deux décharges principales. Toute.
l'étendue s'égoutte par la rivière Saskatchewan, l'est et l'ouest directement * par des cours d’eau qui coulent au sud et à l'ouest jusqu'au lac Cumberland et le nord-ouest par des. rivières qui se-dirigent d'abord au nord-ouest vers le lac Deschambault, puis par une courbe en fer à cheval au lac Mirond, vers le sud, pour se jeter dans le lac Cumberlant. oc
. F: « Les courants de. toutes les rivières sont rapides et leur cours est inter- ° rompu par beaucoup de:rapides et quelquefois des chutes. ‘
. 4 , # « Le climat ressemble beaucoup à celui de la portion cultivée du nord du :
Manitoba, bien que la latitude plus élevée soit cause.que les heures de soleil
sont plus longues en été et plus courtes en hiver.
« Les hivers, bien qu'ils soient longs et froids, ne sont pas aussi rigoureux ,
qu'on pourrait s'y attendre... Il est assez surprenant de trouver chez les saüuvages du lac Deschambault du jeûne bétail qui a passé l'hiver dehors; simplement protégé par un collier de grelots à chiens pour effrayéggdles loups. Les étés sont assez chauds pour faire müûrir en cas de température moyenng des récoltes de grains ordinaires. 11 n’y a nulle part d'exploitation agricole systématique, bien que autour du poste de la compagnie de la Baie-d'Hudson, à Cumberland et au détroit du Pélican, les fonctionnaires de la compagnie cultivent les légumes maraichers ordinaires, y compris les tomates et le. blé d'Inde. Les sauvages font pousser les fon
du district. 2. . +
« On trouve l'orignal partout en nombre, il ne diminue certainement pas. il abonde particulièrement dans les terres basses du nord de la Saskatchewan
mmes de terre en beaucoup d'endroits
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- ou à l'ouest, sur les parties plus haules on trouve aussi le wapiti et le daim
sauteur, mais en moindré abondance. €
« Les animaux à fourrure usuels de la région sont assez nombreux, sauf le castor et la loutre qui ont été presque épuisés par les pièges. . ,
« Il y'a encore des régions de bonne pruche sur pied dans'la région de la vallée de Saskatchewan et dans les terres plus élevées au nord, bien que les incendies de forêts aient dénudé beaucoup de la région et détruit beaucoup du bon bois qu'on y trouvait autrefois. L'été dernier, plusieurs étendues considérables ont été incendiées. Si l'on pouvait empêcher ou arrêter ces incendies, de ‘grandes étendues pourraient, dans un délai raisonnable, être réboisées, car la croissance est rapide lorsque les conditions sont favorables. Deux pruches blanches au bord du lac Cumberland avaient été entaillées pour s'assu-
. rer du taux de leur croissance annüëlle. On a trouvé, d’après les anneaux de
croissance que eur croissance totale pour les trois dernières années était de trois quarts et demi de pouce par année, taux qui supporte parfaitement ja
‘comparaison avec celui de régions plus au sud, » (1)
Aux alentours du lac Cumberland le sol est composé de marne argileuse et sablonneuse; il est recouvert de broussailles mais facile à défricher. .La superficie du lac Cumberland est de 10600 acres et celle du lac Amisk, situé au nord, de 71.000 acres.
Les townships situés au sud du ‘lac de la Chandelle et traversés par la rivière du Renard Blanc, principal affluent de la rivière Torch, sont en grande partie marécageux ou sablonneux; le sol y est souvent très pauvre et recouvert de mousse, par contre on trouve de grandes forèts d’épinettes, de pins gris et de saules: les arbres atteignent de grandes dimensions et conviennent
‘parfaitement pour le commerce. A l'est du lac de la Chandelle est situé le-
lac White Loon, d'une superficie de 62.000 acres.
Dautres lacs importants se trouvent, à la même latitude que le lac Cumber- |
land, à l'ouest du district de Prince-Albert. C'est d'abord le lac Cowan ali
.menté par la Grande Rivière et se déversant dans la rivière du Castor. Ce . ‘ curieux lac est long dé 25 milles, tandis que sa largeur n'atteint presque
jamais un mille. Au sud du lac, les hauteurs sont boisées de peupliers, pins L
jack, épinettes et bouleaux; les dépressions forment des muskegs, des marais à tamarcks et quelques petites prairies à foin. Entre l'extrémité nord du lac Cowan et l'extrémité nord du lac de Laronde à l'est, sé trouvent le lac Taggart, long de 8 milles et large d'un mille 3/4, allant alimenter la rivière Cowan, issue du lac du même nom, et le lac. Voisin long de 5 milles et large
. d'un mille 4, se déversant dans le lac: de” Laronde. Entre le Taggart et Îe
‘Cowan. la surface est onduleuse et bien boisée, le sol est un mélange de sable
et d'argile.
Le lac de Laronde (Stony) a plis de 25 milles de long « et est très poissonneux.
Au sud du lac, une marne noire ‘d’une profondeur de 3à 8 pouces repose .
() lommission géologique, 1911, rapport W. Me Innes.
— Sn — , sr - Sur un sous-sol d'argile et de sable, la surface est onduleuse ct boisée, {es orignaux et les daims abondent. Au nord du lac, c'est foujours la marne noire dans les terres basses, mais sur los hauteurs on trouve de l'argile tuëlangée à duisable, du gravier on des pierres: il y a des muskegs, des étangs of des facs duerquerois entourés de prairies & foin.
En contintunt vers l'est, nous rencontrons le lac Waskesou, nappe d'eau lrès poissonneuse qui paraît sans écoulement; au sud et au sud-eat, les bois sont nombreux et souvent denses; au nord, le foin est abondant. .
Puis, nous atleignons le lac Creun, long de 8 miles, qui sé Gévérse-dans le lac Montréal. Au sud-est du lac, il y a de hautes vœollines boisées, le terrain est souvent pierreux; dans Îles vallées s'étendent de frands marais à épineites et à tamarack. Au nord, le sol, généralement pierreux, est-recouvert de bon bois marchand.
Le lac Montréal, d'unc'superficie de 88.000 acres, s'étend du sud au nord, au milieu d'une contrée bien hoisée et au sol généralement bon, principaicment dans le nord, 1 donne naissance à Ja rivière Montréal, rapide, très étroite et coupée de nombreux ranides, qui ke met en communication avec
le lac ia Ronge. ‘
« Le fac la Ronge est une énorme nappe d'eau. Ef a, dit-on, 40 milles de large sur 100 milles de long; il offre un hel aspect. De, nombreuses îles s'ÿ trouvent, mais, comme ses hords, elles sant rocheuses bien que richement boisées. » {1) | OÙ
Le lac la Ronge,.très poissonneux, couvre une superficie de 220.000 acres. « Le caractère de la roche au fac la Ronge est le calcaire. Aux alentours se trouve précisément un vaste district calcaire, commençant au lac Montréal. Du lac Montréal au lac Ja Ronge, vons descendez la rivière très rapidement entre des bancs de sable et des matériaux, charriés et accumulés par la rivière, au travers desquels vous ne pourriez pas passer. Quand vous attai- £nez 16 lac la Ronige vous êtes à l'extrémité de {a roche caicaire. Entre ces deux lacs se trouvent des roches semblables à celles qui contiennent du pétrole dans la région du lac Athabaska. fl y à une ligne de collines, couvertes de sable et de gravier, dont la richesse minérale ne sera connue que par des sondages » (2). .
Des recherches minérales ont été faites dans cette région, mais n'ont donné jusqu'à ce jour aucun résultat sérieux.
Au nord du lac la Ronge, la contrée. est rocheuse. À la mission qui se trouve sur les bords du lac, le blé, l’avoine et de splendides légumes poussont avec succès; loute la région est bien hoisée d’épinette et de peuplier, j'épinetie étant” assez bonne comme hois de charpente et naturellement, comme bois de pulpe. Fo
Q) Rapport de la Royale Gendarmerie à cheval du N. O., 1908. - 2) The New North-West, 1910.
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Le. lac la Ronge ae > déverse dans la rivière Yhurchill, non loin de Stanley mission.
Le long de la limite ouest du district, enfin, on rencontre encore quelques
lacs de grandes dimensions, notamment le lac Doré, tributaire de la rivière du Castor, s'étendant sur 155.000 acres, et le lac la Plonge, en partie dans le district de Battleford; couvrant une superficie totale de 245.000 acres et aussi tributaire de la rivière du Castor. ‘
Au nord de la rivière Churchill que nous avons étudiée dans le chapitre sur l'hydrographie, s'étendent de vastes solitudes que la colonisation n’est pes encore en mesure d'atteindre. C'est la région des lacs, parfois immense, et des rivières au cours indécis. C'est là Que passe la ligne de partage des eaux, qu'il est dérisoire d'appeler « hautebr des terres », dans ce contr si peu accidentée où elle coupe le curieux lac Wollaston (580.000 ‘acres).
La plus grande nappe d'eau de la contrée partie se trouve dans le‘Manitoba; da partie kituée en Saskatchewan est dans le district de Prince-Albert et couvre 473.420 acres.
Ce lac, frès poissonneux, est au milieu d'un district boisé; mais les arbres y sont bien plus petits que dans le sud. (1)
Non-seulement le lac Reindeer, mais tous les petits lacs environnants sont très poissonneux. On pêche jusqu'au 1° décembre. Quelquefois les lacs sont libres jusqu'au 15 décembre et les glaces se rompent vers le 15 ou le 20 mai : cela dépend de la dimension du lac; s’il est très grand cela demandé un peu plus de temps. Les paissons blancs, les esturgeons et les truites abondent; la truite peut peser jusqu’à 50 livres; l'esturgeon pèse de 10 à 100 livres, on a vu du poisson blanc pesant 17 livres 4 et un jacfish de 45 livres. (2)
Dans le voisinage du lac Cree (260.000 acres), près de la limite ouest du district; existe une étendue de grès que l'on suppose “ae du cuivre. Los
roches environnantes sont de l'âge et du caractère de cellesque l'on a trouvées autour du lac Supérieur, mais aucune richesse minéÿale n'a encore été découverte. (3)
L'extrémité nord du district est traversée par la rivière Noire qui, après avoir formé le lac du même nom, va alimenter le lac Athabaska.
Toute la contrée qui se trouve entre la Saskatchewan et la limite nord de +
la province est bien boisée, mais les gros bois se trouvent dans le sud: en se dirigeant vers le nord, la végétation devient de plus en plus rabougrie. « Loin dans ie nord, il y a une région où il n'y a aucun arbre, puis vient une zône de 1 à 2 milles de large avec de petits pins banksian, des épinettes, des mélèzes, des peupliers et quelques bouleaux blancs. Ces bois ne peuvent pas être considérés comme bois marchands, excepté en quelque: endroits; ils pourraient servir comme bois de pulpe: Dans cette zône, !ez
€) The New North-W'est, 1910. e €) The New North-TVest, 1910. 1 °
(8) The New North-W'est, 1910. « 7
t le lac Reindeer, dont une petite
arbres ont en moyenne 6 pouces de diamètre, quelquefois même un peu plus. . Les peupliers poussent dans les terres plus sèches. Lo sol parait être sec et sabionneux, mais plus au sud il est excellent. Au sud de cette région s'étend une contrée très hoisée contenant principalement une grande quantité d'épineltes blanches, ayant jusqu'à 18 pouces de diamètre. Naturellement le bois ne pousse pas aussi bien sur les hauteurs sèches et sablonneuses que dans les vallées. Le peuplier et le bouleau préfèrent les hautes terres, l'épinette et le sapin noir les vallées. » (1)
Ainsi, les deux derniers districts que nous venons de décrire, Battleford et Prince-Albert, s'ils offrent dans le sud une zone très étendue conveñant à l'agriculture, conservent aussi en réserve, dans les immenses solitudes .du nord, des richesses incalculables pour l'avenir.
(1) The New North West, 1910. :