AH
. Fo, D très rapproché, l'industrie de la pêche prendra une extension considérable.
La valeur du poisson pris dans les eaux de la province, gn 1900-1010 fut do $ 173.580 (1). 4
Tableaü des manufactures do la Saskatchewan, indiquant le nombre des établissements, lo capital, les salaires ot les gages, la valeur des matériaux bruts et la valeur des produits par sortes d'industries en 4910 (2)
Industries
Eaux gazeuses
Briqueterie, tuilerie . . . 451.968
Beurre et fromage. . . . 103.600 . . . ‘ Réparations de wagons . ÿ — . . . .338.
Lumière et force matrice . 674.163
Produits des moulins . . 1.178.000
Produits des fonderies. .
Construction de maisons. Liqueurs, malt. ...°. ..
Produits des billots .
Bois de construction .
Imprimerie, publications.
Diversesautresindustries
ToTAUx. . . . 049. 316 | 337.228 | 2. 1.599.056 | 2.747.266 | 6.332.132 #
Pour se faire une idée exacte de la progression rapide de l'industrie er Saskatchewan, il suffit de lire les tableaux suivants :
Recensement des manufactures pour les années 4900-1905-1910 (3)
pti | Capital Employés Salaires Matières Valeur \ et gages | prewnières |des produi ‘
1900. Alberta et Saskatchewan.| 105 |1.689.870 | 1. 168.768 |1.124.342 [1.068.087 (Ù Ÿ 1905. Saskatchewan. . .| 80° |3.973.075 734.875 |" — {2520472 1910. Saskatchewan. . .| 4173 |7.019.951 | 3.950 |1.036.284 | 2.747.266 |6.392.132
A) Saskatchewan seule : 651.887 (page xix du Bulletin I du 5° récensement du Canada).
(1) Saskatchetran, minister of agriculture, 1911. (2) 5° recensement du Canada, bulletin I.
(3) Extrait du 5° recensement du Canada, bulletin I.
État comparatif dos manufacturos, des cités et des villes de Saskatohowan v# do 4.500 habitants et au-dessus, en 1900 st 1940, avec la population \ / en 1901 et 4944 (1).
CITÉS \ 1910 et
VILLES Capital Salaires Produits
ct gagos
Estevan . . . . 450.400 67.911 167.692 Melville. . . .| 4. 411.000 1.750 3.700 | — Moosejaw . . .| 14. . M8.274 | 326.639 | 738.818 | 92.399
Noth Battlicford . . 92.800 66.03% 272.428 — Prince Albert. . . . 1.564.150 286.892 S15.898 | 146.655 Regina . . .… . ‘ . 1.379.619 358.044 11.513.974 Saskatoon . .… , . 1.096.865 256.819 847.354
Swift Current. .| 4. 38.492 62.228 Weyburn . . .| 2. 99.500 23.652 | 118.700 Yorkton. . . . . 7 145.750 68.723 217.106
Toraux. . . j. 4.958.358 |1.494.160 | 4.557.198 | 239.054 | 56.678| 258.640
La valeur des produits était en 1900 de $ 651.667 et.en 1910 de 3 6.332.132, ce qui représente .une augmentation de 871.68 %. Cette proportuon n'est Jépassée pour les autres provinces que par l'Alberta. Il est vrai que dans l’ensemble des provincés, l'Ile du Prince-Edouard seule donne une production moindre que la Saskatchewan, mais la progression énorme de cette dernière, durant la dernière décade, 1900-1910, laisse entrevoir une progression plus grande encore et un rang honorable parmi les autres provinces de la Confédération.
Si nous voulons nous rendre compte maintenant de la puissance des établissements industriels, en Saskatchewan, nous observons qu'ils sont de beaucoup dépassés par ceux des anciennes provinces, notamment par le Québec et l'Ontario. En 1910, il n'y avait pas une seule entreprise dépassant un capital de 8 1.000.000, quand on en trouvait 6 dans le Québec, 6 dans l'Ontario, 1 dans la Nouvelle- Ecosse ct 1 dans la Colombie britannique dépassant chacun $ 5.000.000. La presque totalité des établissements se range ici dans la classe comprise en-dessous de $ 290.000, comme l'indique le tableau eiaprès (2). ï
(1) 6° recensement du Canada, bulletin I.
(2) 5° recensement du Canada, bulletin I.
Valeur des:
produits
Etablissements de moins de $ 200.000. . . G . 4.940.248 | 44.5 | 99.234 Etablissements de $ 200.000 à moins de & 500. 000. . . 886.529 | 158.6 | 205.10 Etablissements de $ 500.000 à moins de 41.000.000, 605.353 | 327.0 | 505.36
Mais la concentration industrielle so produira en Saskatchewan comme partout et la prochaine décade donnera d'importantes modifications à ce tableau.
Les banques ont pris une extension considérable et rien n'indique mieux les progrès de la richesse; on en comptait 39 en 1905 et,5%18 au 1‘ janvier 1942. A la « clearing house » de Regina, ouverte le {‘ octobre 1909, le montant des compnensations a donné les résultats suivants 1) : à
La Grande-Bretagñe envoie plus de capitaux au Canada que n ‘importe quel autre pays, à l'exception des Etats-Unis, et l'accroissement de ses placements est, chaque année, de plus en plus accusée; la Saskatchewan en bénéficie pour une bonne part. ‘ ‘
En 1910, dans la province, les prêts des compagnies hypothécaires augmentèrent de 40,8 %; ia même année, les placements des sociétés de prêts mon-. tèrent à $ 23.222.112 et ceux des « trusts companies » à 8 3.818.801.
Afin de faciliter les transactions après l& moisson, un amendement à l'acte des banques fut passé en 1907, pour permettre à celles-ci d'émettre des billets, en septembre, octobre, novembre et décembre de chaque année, en surplus-de ceux existants, qui peuvent atteindre, d'après la loi, 15 % du total du capital et de la réserve (2).
En actobre 1911, vingt banques sur vingt-hwit, faisant cette opération, furent forcées d'émettre des billets; tandis que leur nombre n'était que de seize . en 1910.
(4) Canada Year book, 1911.
(2) Saskatchewan hand book 1912.
Le
Enfin les affaires qui se traitent en obligations des cités, particulièrement
sur lo marché anglais, indiquent la grande confiance des capitalistes dans
l'avenir de la Saskatchewan.
Il y a, à l'heure actuolle (1913), 85 compagnies d'assurances contre l'incendie, autorisées, dans la province, dont 83 compagnies étrangères et 2 incorporées par la législature de Saskatchewan. Il existe de plus 9 mutuelles; 58 compagnies ont produit leurs rapports pour 1912; ils Wonnent comme risques en cours : 5 78.039.071,88 ct comme primes : $ on
L'assurance-vie est représentée par 43 compagniés enregistrées sous l'Acte des Compagnies étrangères. Leurs résultats ne sont pas encore publiés.
Dix compagnies pratiquent l'assurance-grêle. Le montant total des risques’ assurés en 1912 fut de $ 19.479.778,05 et les primes payées de 8 1.097.141,14.
Les compagnies ont versé à leurs assurés $ 792.477.87 (1).
En 1911, il y avait en Saskatchewan 1.097 bureaux de poste qui ont expédié, pendant le courant de l'année, 23.510.000 lettres (dont 554.000 recommandées) et 1.481.000 carles postales. Pendant le même laps de temps, 279 bureaux ayant la faculté d'émettre les mandats de poste, en enregistraient 511.290, à l'émission, représentant la somme de $ 8.024.158. .
Mandats de poste émis en Saskatchewan de 1907 à 1914 (2)
Nombre de bureaux emellant des mandats. 130 157 485 252 279 Nombre de mandats émis 108 930 198.806 295,262 409.950 541,290 Reça pour les mandals émis (en dollars). | 2.138.630 | 3.510.093 | 4.681.184 | 6.559.824 | 8.024.158
A) 9 mnis,
En 1912, les lignes télégraphiques appartenant au gouvernement de la Puissance et fonctionnant en Saskatchewan, représentaient une longueur de 800 milles. Les lignes qui intéressent la Saskatchewan sont principalement : celle de Qu'Appelle à Edmonton (625 milles, la plus longue), Moose Jaw à Wood Mountain, Wood Mountain à Willow Bunch, Duck lake à Batoche, Duck lake à l'Agence indienne, Qu'appelle à Lipton, desservant une trentaine de bureaux. Les dépenses de toutes les lignes gouvernementales dans les trois provinces du nord-ouest furent, en 1911, de $ 42.422 et les recettes de $ 8.157 (3). Le Pacifique Canadien, le Canadien Nord et le Grand
(4) The Public Service Monthly, july, 1918.
(2) Canada Year book, 1911.
(3) Canada Year book, 1911.
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Tronc Pacifique ont aussi leurs lignes particulières desservant de nombreuses localités. Au total, on comptait, en 1912, dans la Saskatchewan, 21.256,50 milles de fils appartenant tant aux Compagnies qu'au réseau gouvernemental. (1) : .
Les téléphones ont suivi les progrès généraux de la province. En 1908, lo gouvernement de la Saskatchewan achetait à « The Bell Telephone-Company of Canada » tout ce qu'elle possédait dans les limites de la province, savoir :
234 milles de poteaux, 876,5 milles de fils, 18 bureaux d'échange et 11 de
péage, 2.100 abonnés. Ce réscau téléphonique, depuis qu'il est entre jies
mains du gouvernement provincial, s'est rapidement étendu et comprenait, Sen 1910 : 1.772 milles de poteaux pour lignes de longue distance, 5.769 milles de fils, 42 bureaux d'échange et 145 de péage et plus de 5.000 abonnés. Depuis trois ans, le gouvernement provincial a, de plus, stimulé l'organisation des compagnies rurales en leur donnant, comme prime, tous les poteaux néces-
Saires à l'établissement de leurs lignes. En 1909, environ $ 60.000 de poteaux
pour lignes téléphoniques furent ainsi distribués gratis. Le résultat de cet
appui se traduisait à la fin de 1910 par l'existence de 133 compagnies Furgles ‘possédant un capital de 8 386.685. Ces compagnies, reliées avee les bureaux d'échange et de péage partout où cela était possible, desservalent en 1910 3.307 formiers (?). .
Le développement de cet élément indispensable au progrès de la civilisation est donc rapide dans la province. En {911, on comptait, en dehors des téléphones du gouvernement provincial, 142 compagnies réparties comme suit : 2 municipales, 435 rurales, 5 coopératives. I} y avait cette même année 27.375 milles de fils (dont 18.122 urbains et 9.253 ruraux). Les bénéfices provenant de l'ensemble des téléphones de la province étaient de $ 279.559 et les dépenses pour frais de toute nature de $ 162.348 (3).
sRiegn'est plus brutal, à la lecture, que tous ces chiffres et ces répproche-
ments, mais rien n'est aussi instructif pour celui qui veut étudier de près cette course aux dollars où les hommes de l'ouest sont passés maîtres. Cette province se développe avec une prodigieuse rapidité. Si la culture du blé absorbe le plus grand nombre de bras, l'industrie, encore dans son enfance, n'en attire pas moins, chaque jour davantage, l'attention des capitalistes. A côté des chemins de fer, l'exploitation des bois, les minoteries et les mines réservent pour l'avenir des revenus incalculahles. |
@) Statistique des télégraphes du Canada, 1912. ,
(2) Saskatchewan, minister of agriculture, 1911.
(3) Canada Year Book, 1911. — À la fn d'octobre 1912, lo nombre des abonnés était de 23.297, soit 13.804 pour le réseau gouvernemental, 4.013 pour le réseau rural et 1.480 pour d’autres réseaux. En 1913, il na 88 bureaux d'échange et 238 de péage. (The Public Service Monthly, february, 1918). °