CHAPITRE XXIV
Voies de Communioation
Chemins de F'er à D 5 À, Les Anglais ont eu, de bonne heure, l'idée de construire une route, entre les >? LE deux océans, qui fût leur propriété exclusive, Le professeur Hind avait prouvé jusqu'à l'évidence, en 1858, que les difficultés rencontrées, dans la construction d'une route transcontinentale, étaient faciles à surmonter. Les passages difficiles se trouvaient surtout entre le lac Supérieur et le Fort Garry (Winnipeg), dans un pays coupé par une suite de lacs, de marécages et de forêts. Milton et Cheadle (1), quelques années plus tard, disaient que « les avantages d'une route qui traverse le continent américain sans sortir du territoire anglais ne semblent pas être discutables.
« La vraie grande route de l'Océan Pacifique est le passage que l'on trouve dans le Nord-Ouest, au travers des Montagnes Rocheuses. Espérons donc que nos compatriotes qui ont eu la gloire de faire la découverte du passage par mer, découverte brillante mais inutile au commerce, sauront aussi être les ‘ premiers à étahlir un chemin de fer à travers le continent américain et à rocueillir les bénéfices que ne peut pas manquer de donner la réalisation de cè vieux rêve des Français. »
C'est, en effet, en 1731 que le chevalier de la Verandrye commença, le prèmier, à prendrè la direction des Rocheuses. Il devait , être suivi par les explorateurs -du XIX° siècle qui fravèrent le chemin au prerfier éränécontinenta] canadien, le Pacifique Cañadien. ‘
({) Voyage de l'Atlantique au Pacifique à travers le Canada et les Montagnes Ro- Î cheuses, Paris, 1 .