‹ La Savoie (volume 2)Chapitre 51 sur 54 · LE CHATEAU DE BOURDEAU · texte numérisé non relu

LE CHATEAU DE BOURDEAU

dait sur eux avec ses suggestions troublantes et toute sa ferveur crépusculaire, Elvire dit à Lamartine : « Allons-nous-en, j'ai froid, ce lieu n'est pas bon pour nous », de même que la Julie de la Nouvelle Héloïse, attardée sur les rives de Meillerie, avait dit à Saint- Preux, d'une voix émue : « Allons-nous-en, mon ami, l'air de ce lieu n'est pas bon pour moi. » Ainsi, à des années, à des siècles de distance, ils répétaient les mêmes plaintes, les mêmes soupirs, et le paysage les emplissait des mêmes alarmes.

Ils allèrent partout où Jean- Jacques avait passé, répétant les mêmes gestes, les mêmes phrases comme un rite amoureux. Ainsi d'obscurs villages savoyards se rappro-

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