CLOCHER DE LULLIN
FEMMES DE BELLEVAUX
comprendre les belles époques de la foi. Les proportions du chœur, le déambulatoire qui l'entoure, les arcs-boutants mêmes qui semblent porter à faux sur le toit de l'abside, mais reposent en réalité sur les séparations des chapelles, nous rappellent avec modestie les principes universellement admis par « les maistres à bâtir » du moven âge. Mais les murs de la nef, odieusement barbouillés à la chaux, les peintures en trompe-l'œil qui veulent simuler des statues, les Jésus roses, les madones bleues, les bannières aux couleurs discordantes, les saints en perruque frisée, pareils à des garçons coiffeurs, témoignent de ce goût italien perverti qui semble être de régie dans la décoration des églises modernes et montre avec évidence que le plus souvent les prêtres ignorent la beauté des vieilles cathédrales et la complicité ingénument efficace de l'art et de la religion.