‹ La Scalénotomie Dans Le Traitement Des Cavernes Tuberculeuses Du SommetChapitre 19 sur 38 · ER PUS · texte numérisé non relu

ER PUS

vernes du sommet sont moins heureusement influencées par la phrénicectomie seule (14,5 % de guérisons complètes après 3 ans, sur 220 cas) (Statistique de MM. A. Maurer, J. Rolland et Olivier Monod) (81).

Ce fait s'explique facilement quand on connaît l’action différente de la phrénicectomie sur la base et sur le sommet du poumon. Nous ne pouvons mieux faire que reproduire ici ce qu'écrivaient MM. Dumarest et Lefèvre en mars 1934 (34) :

« Le résultat immédiat le plus apparent de la phrénicectomie est l’immobilisation, ou mieux l'ascension du diaphragme... Si l'ascension du diaphragme est le résultat le plus apparent de sa paralysie, il n’est pas le seul. Un résultat secondaire important est l’abaïssement des côtes inférieures et le rétrécissement de la base du thorax. La distension du segment inférieur du thorax est diminuée non seulement dans le sens vertical, mais aussi dans le sens transversal. Le segment inférieur du thorax est donc détendu par la phrénicectomie suivant toutes les directions, ce qui est également favorable « au repos » des lésions du lobe inférieur. Et ces conditions se maintiennent dans les mois qui suivent l'opération.

« Au niveau de la partie supérieure du thorax, il en est de même tout de suite après l’opération, dans la mesure où la détente diaphragmatique se fait sentir : cette détente s'exerce également dans toutes les directions, comme nous l’avons montré après Parodi. Elle est d'autant plus grande et efficace que le jeu du diaphragme était plus ample avant opération, et pré-

ELNRURS

dominant relativement à la respiration costale supérieure. La détente élastique consécutive à la paralysie du diaphragme se transmet donc au lobe supérieur, non seulement dans le sens vertical, mais dans toutes les directions. D’où influence bienfaisante de la phrénicectomie sur certaines lésions du lobe supérieur, influence qui avait tout d’abord semblé paradoxale.

« Mais cet état de choses n'est pas toujours durable au niveau du thorax supérieur. Là, le mouvement transversal d'expansion costale tend à s’exagérer après la phrénicectomie. »

On a donc essayé d'améliorer les résultats de la phrénicectomie pour les cavernes du sommet en assurant l’immobilisation de la partie haute du thorax. Cette immobilité peut être obtenue en pratiquant la scalénotomie et l’alcoolisation des premiers nerfs intercostaux. Nous ne croyons pas que la scalénotomie seule ou l’alcoolisation isolée des nerfs intercostaux puisse être d’un grand secours dans la thérapeutique de la tuberculose pulmonaire.

En revanche, ces méthodes, jointes à la paralysie du diaphragme paraissent devoir améliorer les résultats de la phrénicectomie.

Page 1