ALCOOLISATION ASSOCIEE DES NERFS INTERCOSTAUX
Dans les jours qui suivent la scalénotomie, on a le plus souvent intérêt à renforcer le processus d’immobilisation du thorax supérieur par l’alcoolisation des premiers nerfs intercostaux (fig. 21 et 22).
Cette alcoolisation est précédée d’une anesthésie tronculaire à la novocaïne. On plante deux aiguilles dans l’espace intercostal à paralyser : l’un au ras du sommet de l’apophyse transverse, l’autre à trois centimètres en dehors ; chacune devant être au contact du nerf. On injecte 2 cm*° de novocaïne à 2 % dans l'aiguille interne et 2 cm* d’alcool absolu dans l’autre. La preuve que le nerf est atteint est fournie par une douleur sourde en hémi-ceinture, avec maximum dans la région parasternale ; cette douleur qui apparaît constamment, malgré l’anesthésie préalable, ne dure que quelques secondes et n’est en rien comparable à
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la douleur atroce de l’injection d’alcool sans anesthésie.
L’alcoolisation d’un espace ainsi faite, on passe à l’espace suivant.
F1G. 21. — Alcoolisation des nerfs intercostaux.
En dedans, au sommet des transverses, points d'injection de la novocaïne pour anesthésier le nerf intercostal.
En dehors, à 3 cm., points d'injection de l’alcool.
L'intervention éprouve plus les malades qu’il ne semblerait a priori; aussi ne faut-il pas, en principe, alcooliser plus de deux ou trois espaces dans la même séance, ni répéter les séances plus de deux fois par semaine.
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Dès le troisième ou le quatrième jour après la scalénotomie le malade est en état de supporter les premières injections d’alcool.
Il n’y a pas lieu d’alcooliser systématiquement le premier nerf intercostal, le rôle des muscles du premier espace est restreint, l’action des scalènes étant à ce niveau prédominante. Et surtout cette alcoolisation retentit toujours sur le ganglion cervical inférieur du
F1G. 22. —— On enfonce d’abord l'aiguille horizontalement jusqu’au bord inférieur de la côte. Puis on abaisse son pavillon pour faire arriver sa pointe au contact du nerf à alcooliser.
sympathique cervical et s'accompagne d’un syndrome de Claude Bernard-Horner, parfois fort gênant. En pratique, l’alcoolisation porte sur les nerfs du
deuxième au sixième ou septième espaces inclus. L’immobilisation des espaces ainsi obtenue est absolue ; elle n’intéresse que les espaces alcoolisés. La côte limitant le dernier espace alcoolisé bouge un peu. La suivante est normalement mobile.
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