‹ La Scalénotomie Dans Le Traitement Des Cavernes Tuberculeuses Du SommetChapitre 29 sur 38 · LES STATISTIQUES ETRANGERES · texte numérisé non relu

LES STATISTIQUES ETRANGERES

Les premiers résultats de scalénotomie publiés l’ont été par Durante en 1931 (37). Cet auteur, sur 28 cas de section des trois muscles scalènes associée à la phrénicectomie, dit avoir eu d’excellents résultats

sans entrer dans le détail.

En 1934, Fisher et Hills (43) publient leur statistique portant sur 135 cas (certains suivis depuis deux ans et demi). Tant par le nombre que par la durée des observations, elle est la seule à l’heure actuelle qui puisse servir de base pour juger les résultats de la scalénotomie.

Sur les 135 cas :

90 étaient des tuberculeux très avancés,

96 étaient bilatéraux,

39 étaient unilatéraux,

136 avaient des cavernes.

Parmi ceux-ci :

91 (c’est-à-dire 72,6 %) avaient des cavernes de 2 à 8 cm. de diamètre ou des cavernes multiples à forme extensive,

25 (c’est-à-dire 20 %) avaient des images en mie de pain, ou une cavité unique de moins de 2 em. de diamètre.

115 (soit 85,2 %) de l’ensemble (ÿ compris les noncavitaires) avaient une bacilloscopie positive. 29 (soit 21,5 %) avaient eu un pneumothorax inef-

ficace avant l’opération.

La plupart de ces scalénotomies ont été pratiquées dans des cas où la phrénicectomie seule avait été jugée insuffisante pour amener l’effacement des lésions. Les résultats globaux, disent les auteurs eux-mêmes, ne sont pas meilleurs que ceux de certaines statistiques de phrénicectomie simple ; mais les cas opérés par eux étaient beaucoup plus défavorables que ceux qu’on choisit habituellement pour la simple exérèse du nerf phrénique.

Dans 37 cas, il y avait eu une. phrénicectomie antérieure ; le pneumothorax avait été impossible, ou rendu inefficace par une symphyse du sommet. Dans ces cas, Fisher et Hills ont étudié l’action de la scalénotomie secondaire. Celle-ci donna parfois de très bons résultats alors que la phrénicectomie antérieure avait été inefficace.

30 malades (soit 22,2 %) étaient des malades si gravement atteints à leur admission (tuberculose bilatérale extensive) qu’on ne pouvait espérer obtenir de l'intervention qu’un effet palliatif.

En éliminant les cas désespérés, les auteurs constatent que :

34 cavernes (soit 33,8 %) guérirent par phrénicectomie associée à une scalénotomie faite d’emblée ou secondairement. La majorité de ces cavités avaient de 2 à 4 cm. de diamètre.

Les lésions en mie de pain ne subirent aucune amélioration.

11 cavernes (soit 10,5 %) ont guéri par des interventions complémentaires :

5 par un pneumothorax,

3 par une thoracoplastie,

3 par un plombage.

En déduisant les 20 cas qui avaient une pacilloscopie négative avant l’intervention :

43 malades (soit 50,6 %) n’ont plus eu de bacilles après la scalénotomie concomitante ou secondaire à la phrénicectomie.

43 malades (soit 50,6 %) n’ont plus eu de bacilles à la suite d'interventions complémentaires.

Le pourcentage de guérison est à peu près le méme pour les cas de scalénotomie concomitante de la phrénicectomie et pour les cas de scalénotomie faite secondairement.

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Sur 37 cas de scalénotomie isolée faite six mois à trois ans après une phrénicectomie inefficace : dans 9 cas (31 %), la caverne a guéri ; dans 12 cas (42,9 %), les bacilles ont disparu de l’expectoration, enfin 4 cavités ont guéri par thoracoplastie ou plombage.

En somme, sur 135 cas :

21,5 % travaillent ou peuvent travailler ; dans 28,1 %,, l’évolution de la maladie est arrêtée ou paraît arrêtée:

sur ces 28,1 %,ilyena: 3) 8,1 % dont l’évolution a été arrêtée par üne intervention complémentaire, 20 % du fait de la scalénotomie avec phrénicectomie, 40 %, sont stabilisés ou améliorés, 31,9 % ne sont pas améliorés, sont aggravés ou sont morts.

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