SECONDE PARTIE
ENTRÉE d'une COLONIE D'ASIATES DANS LA SCANDINAVIE 9 VERS LA FIN DU QUATRIÈBSE SIÈCLE.
• 'Tis but a part we $t$^ and noi the whole, •
POPl.
J'ai déjà dit <{ue les irraptions des Huns, sous Balamir et ses successeurs, jusqu'au Oeuaieux Attila , avaient élevé une barrière insurmontable entre les nations du midi et celles du nord de l'Europe , et que le premier théâtre des exploits des peuples qui renversèrent la monarchie romaine , fut dans les environs du Pont- JËuzin 9 sur les rives du Don y du Dniester et du Danube. Les nations orientales et septentrionales de r Allemagne 9 qui ne voulurent point faire cause commune avec les Huns , ni se mélanger avec eux , n'eurent aucune con^munication avec les Goths ou Germains méri* dionaux, tant que durèrent les courses des Huns 9^ et encore moins avec l'Italie et la Grèce,
seuls
C8t) seuls pays où l'on cultivait alors les sciences et les lettres ; et quand ces nations reparurent sur la scène , après la dispersion des Huns , elles n'étaient plus reconnaissables. Tout le nord de l'Europe avait subi une révolution dont il est impossible de méconnaître les traces et les effets* Gomment cette révolution s'était**elle opérée ? La direction neuve et étonnante donnée peur dant cet intervalle à Tesprit , aux mpeurs et à toutes les institutions des tribus gothiques et slaves du nord de rAUemagne ; le mouvement imprimé à leurs migrations , à lebrs entre|)rises guerrières : tout porte l'empreinte d'un changement subit dans les choses de cette partie du monde* Mais ce mouvement s'est-^il donné du midi au nord ou dans le sens contraire ? A quelle époque précise et par quel peuple ce mouvement a-t-il reçu son exécution entière ? Voilà des questions que je n'ose point prendre sur moi de résoudre , mais auxquelles il me sera permis de chercher des réponses.
D'après ce que j'ai dit dans la première partie de cette dissertation , je crois que ce serait démentir entièrement l'Histoire ^ que de soutenir que la Scandinavie ait pu fournir, au cin-* quième et au sixième siècle de notre ère , les nombreuses masses de peuples qui se dispu^
tèrent les débris de la monarchie romaine. Je me flatte d'avoir démontré que les fables de Jordanes ne sont bonnes qu'à mettre à côté de celles de Tévéque Bong et du professeur Radbeck ; les historiens de bonne foi ne croiront pas plus aux nne& qu'aux autres* On ne rencontre que trop souvent , dans les annales du moyen âge , des exemples que la vérité est précisément le contraire de ce que les chro-» niqueurs nous ont donné sous le titre d'his-* toire* Un refert antiquitas , dans la bouche d'un imposteur ou d'un ignorant , devenait un axiome dès qu'un autre le copiait aveuglément; et la postérité se croyait en quelque sorte obligée d'y ajouter foi , jusqu'à ce qu'il y eut des homn»es assez courageux pour porter sur les écrits des anciens le flambeau de la critique»
La Scandinavie , du temps dont nous parlons, bien loin de pouvoir envoyer au dehors des armées innombrables , reçut de l'Orient et des rives du Don une colonie de ces Asiates qui, MUS le nom de Goths, avaient déjà fait parler d'eux en Europe. Sortis de la 'Perse , peut-ètré même de l'Inde ^ comme la grande
affinité da samskrît avec Tancienne langue Scandinave pourrait le prouver , ils se répandirent successivement dans tous les pays » depuis la Taprobane jusqu'à llslande.
Il n'est que trop vrai que les historiens latins et grecs du cinquième et du sixième siècle ne nous disent rien de positif sur l'entrée d'une telle colonie gothique dans la Scandinavie.
Mais ces historiens , que pouvaient-ils savoir par rapport aux peuples du Nord , dont ils étaient séparés par une barrière insurmontable? Ge qui nous reste d'authentique de l'histoire suédoise et danoise de ces siècles , nous fournit polirtant, malgré l'incertitude des premières dates , des preuves irjrécusables de cette immigration ; et en rapprochant ces données des indices jetés çà et là dans les ouvrages des historiens du midi ^ et des probs^bilités qu'avouera une saine critique, je ne désespère pas de par* venir à mettre ce point hors de doute.
C'est un fait incontestable que la dynastie des Ynglingiens , descendue de Sigge , fils de Fridulf, que nous nommons Odin^ ait suc-* cédé , dans le gouvernement de la Suède , à celle de Forniothr ou des Jotes, dont lé> dernier prince , nommé Gylfe , fils de Bêïler , ébloui par rascendant et la supériorité physi-
que et morale de Sigge y lui céda , non*seuIe* ment de bon grë , son sceptre , mais alla luimémiç finir ses jours dans la patrie de ce même Sigge. Tous les historiens du nord con-* viennent de ce points ainsi que de la marché du conquérant asiate ; mais malgré tous leurs efforts ils n'ont pu s'accorder sur l'époque de révén^ment. Les uns entichés des fables des anciens Sagas » accréditées par Snorro Sturle^ son et par l^orfaeus , ont reculé les règnes des premiers Ynglingiens jusqu'avant 4a naissance, du Sauveur , en faisant Sigge contemporain de César et de Pompée ; d'autres l'ont rabaissé jusqu'à l'an 5oo de notre ère. D autres enfin ^ pour couper court et s'épargner toute recherche , ont conclu que tout ce qu'on a dit d'Odin est fabuleux , et que l'on ne sera jamais sûr de. l'époque de son existence. La manie ou le.
charlatanisme de tout nier au hasard , est uu^ chose bien commode; mais elle est heureusement trop ridicule pour être dangereuse.
Ce fut sous Tempire de Yalentinien qu'éclata l'prage terrible qui , depuis quelques siècles > menaçait de ruine la âionarchie colpssale de Rome. Les Barbares étaient devenus plus audacieux dès qu'ils n'avaient plus eu un MarC"*^ Aurèle ou un Julien à crttadre* La Thrace ,
la Mœsîe , la Pânnonie , la Norîque , l'Italie , la Rhéiie, les Gaules et la Grande-Bretagne furent inondées presque toutes à la fois. Les Maures infestaient les provinces africaines , les Persans s'armaient pour envahir TArménie ; et Valens, frère de l'empereur, avec le titre d'Auguste, fut envoyé à la défense^de l'Orient. Yalentinien, aussi sage que vaillant, fit tout ce qu'il put pour sauver l'empire ; mais le sort en était jeté : il n'y avait plus de remède.
Par une longue suite d'années et de victoires, Ermanaric ou Hermanrîk, roi des Greuthanges ou Ostrogoths , avait fondé , presqu'aux portes de Bysance^ un empire qui pouvait faire tête à celui de Rome et peut-être lé détruire. Les Hérules et les Scyres de la Lithuanie , les Varîns et les Vendes de la Pologne, les Esthiens de la Prusse , les Rugiens et autres peuples de la basse Allemagne septentrionale, nations toutes fortes et valeureuses , obéissaient à ses ordres. Les rois Yisigoths eux-mêmes s'étaient mis sous sa protection avec le simple titre de juges. En sorte qu'il paraît que la domination de ce prince s'étendait depuis le Don jusqu^au l^lfe de Venise et au Rhin,'et'depiiîs le Pônt- Euxin jusqu'à la mer Baltique. Jordanes eut donc quelc^ue raison de donner à Hermanrîk
le pas sur . Alexandre-le-Grand 9 en ce qu'il avait subjugué les peuples les plus féroces de la terre ; et les auteurs de la biographie universelle ont eu un très-grand tort de ne point consacrer un bon article à sa mémoire.
Il est incroyable avec quelle nonchalance on regardait à Bysance les progrès de ce héros qui 9 depuis quatre-vingt-dix ans, remplissait le monde de sa renommée ; à Milan même , devenu le siège des Césars d'Occident^ on vivait dans la plus grande ignorance à Fégard de ses entreprises. Le nom de Julien levait tenu en respect ; alors il se déclara en faveur de Procope, rival deValens, et il lui envoya trente mille hommes de l'élite de ses troupes. Mais arrivés trop tard , ils furent coupés dans leur retraite et distribués prisonniers dans les villes de l'Orient. Hermanrik s'en plaignit hautement , mais sans succès ; la guerre fut donc inévitable, et pour cette fois, la victoire fut encore fidèle à la fortune de Rome. Le roi des Goths se prépara pourtant à la vengeance ; mais la Providence qui se joue des projets de l'homme, avait enveloppé la destinée de ce grand homme dans Tissue des événemens qui allaient suivre.
En Asie , une révolaiioa mémorable , inopinée , terrible » décida tout d*un coup le sort •de TËurope. Les Huns, peuples jusqu'alors presque inconnus ^ mais nombreux et exirêmement féroces, chassés parles Chinois du centre de l'Asie, traversèrent le Volga avec leurs femmes , leurs en&ns et leurs troupeaux. Sous les ordres de Balamir ou Balamber, autre grand homme de son siècle ^ ils se précipitèrent comme un torrent irrésistible sur les Alains, nation dç Goths puissante et yaleu^ reuse , qui couvrait alors de ses chariots le territoire entre le Don et le Volga. Au premier choc, les Huns eurent le dessous; mais au second ils vainquirent les Alains , et la victoire de Balamir fut le premier signal de la vocation de ces hordes destinées à exécuter les décrets de la Providence sur le monstre atTaibli de rOccident qui , pendant une longue suite de siècles \ avait impunément tyrannisé la moitié du monde. Une partie des vaincus se retira sur ^ les sommets du Caucase , où leurs restes existent peut-être encore , tandis que d'autres se réfugièrent vers la mer Baltique, où ils se
rëunirent aux tribus septentrionales de la Ger«« manie , soit pour chercher de nouvelles demeures dans la Scandinavie on dans les îles britanniques , toit pour partager plus tard avec ces mêmes tribus les débris de la puissance de Rome. Cependant , le corps de la nation alaine fit pour lors ligue avec les vainqueurs, et passa le Don sous les ordres du chef des Huns , pour abattre la domination des Goths, leurs frères et leurs voisins qui^ depuis long-temps, excitaient leur envie et leur jalousie.
Hermanrik , âgé alors de cent dix ans , leva en vain toutes ses forces pour opposer des barrières au torrent qui devait le submerger. Trahi par ses officiers et vaincu par Balamir , il se donna lui-même la mort sur le champ de bataille. D'autres disent qu'il fut tué par un des officiers qui l'avaient trahi. Vitimer , qui lui succéda , périt peu après sous les traits des Huns , et le royaume des Ostrogoths fut ravagé d'un bout à l'autre. Un petit nombre ^ commandé par Alathée et Saphrax , se réfugia avec Viterik , neveu encore mineur de Hermanrik y che!& les Thervinges sur le Danaster , où Athanarik , roi ou juge des Yisigoths , s'était levé contre les Barbares. Mais Balamir était assez fort pour triompher de tous les obstacles »
(89) ^e le désespoir seul pouvait entasser contre sa fortune. Ayant trompé la vigilance d' Atha* narik y l^s Huns passèrent à gué la rivière dans l'endroit le plus impraticable, et tombèrent sur les Ostrogoths qui , surpris et entourés, furent contraints , après une résistance opiniâtre , à se retirer avec Alavivus et Fridigerne , au sud du Danube , dans les provinces romaines. Yalens les accueillit avec empressement , quoique sous la condition de remettre aux Romains leurs armes , et de souffrir que leurs enfans mâles fussent distribués dans les villes de rOrient. Ces conditions étaient dures ; mais la nécessité n'a point de loi , et les Gotbs se soumirent pour quelque temps à celle du plus fort. Yalentinien n'était plus , et son imprudent frère , dans l'ivresse de sa joie , ne vit point qu'en accueillant , au sein de l'empire , une multitude d'hommes forts et belliqueux , il hâtait l'instant décisif de la ruine de la monarchie : mais il paraissait qu'une force supérieure poussât les choses : ùa iurhido^ instant iium studio jorhis Romani pernicies ducebatur^ dit fort judicieusement, et avec une vérité frappante, Ammien Marcellin, auteur près-»
que contemporain, dont les livres qui nous restent sont des monumens précieux pour
( 90 ) juger et réprouver les absurdités débitées par Jordanes et par Procope.
Les Goths retirés dans Tempire y le proté«gèrent pendant quelque tendps contre les attaques de Balamir ; mais poussés à se venger de la perfidie d'un gouverneur de la Thrace , ils proclamèrent leur général Fridigerne, et renforcés de troupes hunniques^ ils vainquirent Yalens en bataille rangée. Cet empereur , blessé mortellement , fut brûlé dans une cabane où il s'était réfugié. Gratien lui succéda. Pour se défaire de Maxime son compétiteur , il appela les Huns et les Âlains à son secours jusque sur les rives du Rhin ; et quoiqu'ils y fussent arrivés trop tard, Maxime, vainqueur déjà, fut obligé 4'acheter leur retour à un prix énorme. Il dévoila ainsi aux yeux de ces Barbares la faiblesse de l'empire. Balamir s'en aperçut, et lâ dernière heure de Rome aurait sonné dès cet instant si les conséquences de la révolte de Yinithar^ roi des Ostrogoths, n'eussent mis un terme à la carrière active et glorieuse du roi des Huns. Charaton , Huldin et Mundzouk poursuivirent les conceptions du génie de Balamir , auxquelles Attila devait donner la dernière inain. Mais il semble que la Providence a'eikt voulu se servir de ces Barbares que pour
(90 iisiprimer le mouvement aux nations gothiques et germaniques destinées à mettre en exécution ses éternels décrets > et non pour soumettre à la domination d^s Huns notre belle Europe. Ce qui est indubitable , c'est que si la victoire se fût déclarée pour Attila y dans la plaine de Châlons , l'Europe entière serait aujourd'hui hunnique ou tutke.
En rapportant les premiers progrès des Huns en Europe, Ammien Marcellin parle d'un Athanarik , roi des Visigoths ou Goths établis à l'ouest du Pont-Euxin , lequel, après la défaite des Ostrogothsou Goths orientaux ^ n'ayant pas voulu se fier aux belles protnes^s des Romains , se réfugia , avec un petit nombre de valeureux compagnons d'infortune y dans les montagnes inaccessibles du Gaucaland » endroit éloigné , dit-il , occupé alors par 1|^ Sarmates, et qu'Artélius et d'autres ont voulu placer au milieu du Danube ; mais que le savant M. Malte Brun , dans son inestimable précis de la Géographie universelle, place vers les sources du Pnith , environ le
(90 ftiie des Caucoenses de Ptôlëmée. Sauf toui le r^espeçt du au jugement d'un si grapd maître v je crois qu'U faut rechercher cet endroit heaucoup plus hatn^ ou dans les Alpes basterniques^ ou vers les confins des Sarmates Roxolans. Ammien dit en lermes positifs , que cet endroit était habité auparavant par des Sarmates^ qui furent obligés d'en déloger à l'arrivée des fuyards Yisigoths. Et comment Toudrait-on qu'Athanarik ait pu trouver le salut et l'obscurité qu'il cherchait^ dans une lie du Danube ou dans un pays situé au centre des provinces déjà envahies par les Huns ?
M'est-il pas beaucoup plus probable de croire que les Goths qui le suivirent se soient portés plus vers le nord, Jusqu^aux liinites des Sar« mates qui habitaient au-delà de TOstrogothie ? Alathée et Saphrax voulurent aussi y avec le rçste de leurs Greuthunges> suivre les (races d'Athanarik *y mais tournés et chassés par les Quns , ils se replièrent sur le Danube y où ils s'offrirent aux; Romains > pour peupler les déserts de la Thrace , et servir dan^les armées de l'empire* ^ous ayons vu plus haut de quelle manière iljS furent .reçus* .
On n'entendit plus parler d'Athanarik, parce qu'il s'établit chez les Goths septentrionaux ^
(93) dont on ne put plus dès-lors ayoir des nouvelles ; mais il ne fut pas sans doute le seul qui y avec quelques compagnons d'infortune ^ abandonnât de la sorte sa patrie , en fuyant devant les hordes fëroces et belliqueuses des Huns. On connaît parfaitement Thistoire des Goths qui demeurèrent au midi y parce que les historiens du temps ^ soit grecs, soit ro-^ mains, ne laissent rien ignorer sur leur compte ; mais qui me disputera que verâ le nord un plus grand nombre ne précédât ou ne suivît ' Fexemple d'Athanarik ? Ammien Marcellia BOUS fournit tout le motif de le croire. « Famé » tamen latè serpente , dit-il , per Gothorum » relùjuas génies , quod inusitatum antehac 3» hominum genus mode ruens ut turbo mon- 9 tibus celsis , ex ahdito sinu càortum^ 3» apposita quœque CQmellit et corrumpit , » PQPULI PARS MA JOB , ûuœ Athanaricum , » attenuata necessariorum pénurie , dese-^ 3» ruerat y quœritabat domiçiliunt remotum » ab omni notitia barbarorufn. » Et si quel-* qiïes^uns se crurent , pour le moment , en sûreté dans la Pannonie et dans la Thrace y où cependant les Huns pouvaient , comme ils le firent, pénétrer d'un moment à l'autre ^ d'autres durent certainement croire qu'ils
étaient plus en sûretë dans les forêts et dans les montagnes des Grëpides et des Sarmates.
Toat ceci arrifait presque tout d'un coup , vers Tannëe 876 de notre ère y et voilà , si je ne me trompe , l'époque où rëmigration des Goths conduits par Sigge Fridul&on > ayant abandonné leurs dieux pénates , se porta vers le nord de TEurope. J'ai déjà dit qu'une partie des Alains avait fait la même chose peu de temps auparavant , et immédiatement après la première victoire des Huns. Leur exemple pouvait et devait servir de règle pour d'autres hommes déterminés à se disperser plutôt ailleurs 9 ou à conquérir de nouvelles demeures ^ qu'à tomber sans honneur sous le débordement irrésistible du torrent qui me-* naçaii de submerger l'Europe entière. Et qui aura au surplus le courage d'affirmer que Sigge Fridulfson , à qui toutes les histoires scandi** naves donnent le nom à*Odîn ou Athin , d'après celui 4tt dieu de guerre , ne puisse être cet Athanarik lui-même , ou pour le moins quelqu'un de ses valeureux compagnons ?- Je sais que des auteurs copiés par Jean Store font retourner Athanarik pour succéder à' î'ridigerne, assurant que chassé ensuite par ses sujets, il vint^ en 38i , mourir à la cour
(95) de TempereuT. Théodose. Mais aucun monu* ment authentique ne proure que cet Athana* rik fût le même que celui qui se retira dans le Caucaland. Les noms des Barbares , ceux même de leurs prince^r, sont trop estropiés par les écrivains grecs et latins , pour qu'ils puissent servir de règle dans ces sortes de discussions. Nous prenons souvent y chez ee»
écrivains , pour des noms propres ^ des mots qui dans des idiomes barbares et peu connus^ ne furent peut-être que des épitbètes ou des titres d'tm seul et même homme célèbre ; et encore plus souvent nous attribuons à un seul personnage , des noms et des actions qui appar* tiennent à plusieurs individus également célèr bres. J'observe ici en passant que le nom d'Athanarik signifie , en - langue gothique , ri'cÂe en pronsions de bouche.