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Un mois avant la consultation elle glissa et se prit le pied . entre son lit et le mur; elle boita et ne voulut plus marcher depuis ce moment.
L'examen aurait été négatif s'il n’y avait eu de la sensibilité à la pression étendue du tibia au métatarse du pied droit; le bord interne du tarse était spécialement douloureux à la pression. Le pied était en position de valgus équin modéré.
De profil et de face, la radiographie révèle une ombre dense du scaphoïde avec une atrophie légère des os environnants du tarse. On met le pied et la jambe dans un appareil plâtré,.
Pendant le premier mois, les symptômes s’amendèrent.
Le deuxième mois, l'enfant se promena sans gêne avec son plâtre et une radiographie, prise deux mois après, montra une atrophie moindre des os du tarse.
L'aspect du scaphoïde aurait été normal s’il n'y avait pas eu un point clair en son centre.
Le plâtre fut maintenu pendant deux mois encore et un appareil de Whitman fut posé pour quelques semaines après que le plâtre fut enlevé.
Tous les symptômes à ce moment avaient disparu et il ne s’est pas produit de rechute depuis deux ans que l'enfant marche sans appareil ni support.
2° D. T..., petite-fille âgée de quatre ans, vue le 27 octobre 1913 pour une douleur de pied datant de plusieurs semaines, sensibilité qui s'accompagne maintenant d’œdème et de chaleur.
La radiographie du scaphoïde montre un retard de l’accroissement et une augmentation de densité de l’os. Pas d'antécédents héréditaires ou personnels. L'enfant fut traitée par le D: Mitchell de la même façon que l'enfant précédent. Le pied fut plâtré pendant un peu plus de deux mois. Tous les symp-
tômes disparurent.
DT Vas
Obs. XXVII. — HerTzeL (de Pittsburg), — Maladie isolée du scaphoïde du pied, maladie de Kühler. (« Americ. journ. of. orthop. surgery » mars 1917. -
Garçon de 7 ans, se plaignant du pied gauche ; boiterie léger gonflement du pied).
Aspect radiographique typique.
H... ne se prononce pas sur la pathogénie.
Obs. XXVIII — Cu. Mc. CLure. — Maladie isolée du scaphoïde (« The journal of the atnéricah medical association ». vol. LXXII, n° 14, 5 octobre 1918, p. 1360-1362).
Un garçon âgé de 7 ans me fut amené le 6 novembre 1917, pour douleurs dans le pied droit. Pas de tuberculose ni de syphilis dans les antécédents.
Les parents sont en bonne santé ; ils habitent une ferme et la campagne environnante représente un idéal au point de vue de l'hygiène. L'enfant n’a jamais eu de maladies de l'enfance.
A l’exception d’une otite suppurée, sa santé est restée parfaite.
Environ, deux moisavant que l’enfant me fut amené, on avait constaté une boiterie et une douleur au pied droit. Pas de traumatisme à ce moment-là mais six semaines avant le début des douleurs un tableau était tombé sur le dos du pied de l’enfant.
Il a persisté de la sensibilité locale mais jamais quand l’enfant était au repos ; pas de douleurs la nuit.
Un léger gonflement fut remarqué sur le bord interne et sur le dos du pied droit.
L'examen général montre un garçon solide et respirant la
santé. Il marche avec une légère boiterie ; les articulations du pied ont leur amplitude.
Localement il y a un léger œdème du bord interne du pied
NS Jan
sur la face dorsale et une légère sensibilité au niveau du scaphoïde.
Quand l’enfant se tient debout, le pied droit prend une attitude de varus.
L'enfant a une dentition défectueuse, mais la réaction de Bordet-Wassermannest négative ainsi que celle de von Pirquet.
La radiographie montre une apparence typique de maladie de Kôühler : l’ombre du scaphoï ie est plus petite que normalement, ses contours sont irréguliers, les portions corticale et spongieuse ne se distinguent pas,
Le diagnostic fut porté de maladie de Kôhler. Le traitement consista en une immobilisation dans le plâtre.
Deux mois après, je revis l’enfant et le plâtre fut enlevé. L’œdème et la sensibilité avaient disparu. Une autre radiographie montra que le scaphoïde avait une structure plus rapprochée de la structure normale. On remit un autre plâtre.
t Trois mois après, donc cinq mois après le premier examen, on enleva le plâtre et le pied parut normal et fut considéré comme guéri.
Obs. XXIX. — F.-W. O'BrIeN. — Maladie de Kühler du scaphoïde du tarse chez les enfants. (« Boston médical and surgical journal », 17 avril 1919,t. 180, n° 16, p. 445-147.
Petite fille âgée de trois ans, amenée par le D' K.-J. O'Brien le 29 décembre 1918 pour être radiographiée ; elle se plaint d’une gêne fonctionnelle du pied gauche avec douleur et œædème (sans rougeur) au niveau du scaphoïde.
Fille unique de parents vivants et en bonne santé; naissance normale ; pas de maladie de l’enfance jusqu'à présent.
Il y a une semaine, l’enfant a commencé à boiter et les parents ont remarqué que le pied gauche était enflé et douloureux ;il n’y a eu à aucun moment de rougeur des téguments.
L'enfant a raconté une vague histoire d’un choc d’objet contre con pied ou d’un coup reçu en passant.
Aux rayons X, les deux pieds furent examinés : le scaphoïde du côté douloureux est réduit de volume, irrégulier dans son contour et ne présente pas de distinction entre la portion corticale et la partie spongieuse ; il est en outre plus dense qu’il ne doit l’être normalement.
“Le 1% janvier 1919 l’examen radiographique montre l’os plus volumineux et de densité moindre.
Le 17 février 1919, le scaphoïde se rapproche tout à fait de la normale.
La petite malade avait été mise dans un appareil plâtré qui a été enlevé ; elle peut marcher et ne présente plus ni douleur, ni gonflement du tarse.
Obs. XXX.— Maynarp HEAT. — Maladie de Kohler, The Lancet, vol. CLXLVII, 8 novembre 1919, p. 832)
L'auteur montre un cas de scaphoïdite tarsienne des jeunes enfants, chez un garçon âgé de 7 ans qui s'était heurté le pied gauche six mois avant. [Il marchait mal après cet accident et le pied enfla un peu, puis graduellement redevint normal.
Apres trois mois l'æœdème du pied revint sans douleur et. sans rougeur. Cet œdème était diffusé à tout le bord interne du pied et plus marqué au niveau du scaphoïde. Il n’y avait pas de signes d’inflammation locale et aucune autre lésion des 08. |
L'enfant marchait en mettant le pied en abduction. Il n’y avait pas de paralysie mais de la fatigue à la marche.
Le pied fut mis dans un appareil plâtré en position correcte et l’on permit à l'enfant de marcher ainsi.
Il y avait une légère prédisposition à la tuberculose du côté du père et l’enfant paraissait délicat surtout des bronches, pendant la saison froide.
La radiographie montra un scaphoïde petit à contours irréguliers ; impossible d’en reconnaître l'architecture car Jes portions spongieuse et corticale étaient intimement soudées et la densité de l’os était très augmentée.
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Ces signes concordent avec la description de Kühler; cependant les limites de l'os pour lui étaient très nettes et régulières.
De récentes radiographies prises après un intervalle de six mois montre que l'os est revenu à son état normal ; sa densité est bien moindre qu'auparavant mais il est en apparence divisé en deux parties par une fracture. L'enfant ne présente plus aucun symptôme clinique.
Obs. XXXI. — CockayNE. — Maladie isolée du scaphoïde, (The Lancet, vol. CLXLVIT, 13 décembre 1919, p. 1066).
L'auteur montre des raûiographies d'un cas de scaphoïdite tirsienne des enfants.
Le malade est un « crétin » âgé de 4 ans et 1/2 quise plaint de douleurs dans le pied gauche et a boité pendant un an.
Récemment le pied est devenu plus douloureux. [l y a une sorte de gonflement plus sensible au niveau du scaphoïde,
La radiographie montra le scaphoïde gauche plus petit, plus étroit, plus dense et plus irrégulier. Il n’y avait aucun signe de tuberculose,
Obs. XXXII (Rœderer). — (Observation de M. Rœderer, obs. I du Mémoire de Mouchet et Rœderer, « Rev. d'Orthopédie », 1920, p. 302).
Fillette de 4 ans 1/2, l’aînée de trois enfants bien portants.
Pas d'hérédité tuberculeuse ; hérédité syphilitique peu probable. Pas de maladie de l'enfance ; pas de traces de rachitisme.
Cette fillette est très grande, bien développée. Le 15 mai 1919 au cours d'une promenade en forêt, cette fillette a heurté une souche avec le pied gauche. Douleurs vives qui ont duré quelques jours.
Les semaines suivantes, la mère remarque que l'enfant marche sur le bord externe du pied et dix semaines après l’accident elle conduit l'enfant à un chirurgien.
1# juillet 1919. - Le chirurgien constate une douleur à la pression de la région scaphoïdienne, (face dorsale et face plantaire) ; pas de limitation des mouvements du pied, ni dans les articulations sous-astragaliennes et médio tarsiennes, ni dans l’articulation tibio tarsienne. Il n’y a pas d'œdème local.
La radiographie montre l'aspect typique du scaphoïde, tel que l’a décrit Kühler.
Malgré la bénignité des symptômes le pied est immobilisé dans un 2ppareil plâtré.
Fin août 1919. — Le plâtre est enlevé et n’est pas remplacé, la douleur à la pression sur le scaphoïde ayant disparu.
L'enfant est seulement condamnée au décubitus dorsal sur le lit ou la chaise longue. C’est à ce moment que le D' Rœderer est appelé à la voir.
Fin novembre 1919 — Pied absolument normal ; toujours pas de douleur, pas de contracture. Un peu d'atrophie des muscles de la jambe.
Fin décembre. — Nouvelle radiographie ; le scaphoïde se modifie ;ilest en train de reprendre une structure presque normale.
Depuis février 1920, la fillette marche sans aucune restriction et une radiographie du pied prise au milieu d'avril montre une anatomie normale du scaphoïde.
Obs. XXXIII (Observation de M. Albert Mouchet, obs. IL du Mémoire de Mouchet et Ræœderer. Revue d Orthopédie, 1920, p. 303).
D... Robert, 8 ans, amené par sa mère le 27 février 1920 à la consultation du service de chirurgie infantile du D° Albert Mouchet à l'hôpital St-Louis pour des douleurs dans le pied droit.
Garçon bien constitué, assez grand pour son âge, atteint d'ichtyose congénitale, né de parents bien portants. 11 a une sœur de 9 ans.
À commencé à marcher seul à 18 mois ; a présenté de temps
pe
à autres des crises d’entérite qui ont guéri avec un régime approprié.
Vers l'âge de 2 ans 1/2, cet enfant s’est plaint de souffrir dans les jambes, il a été obligé de se reposer pendant plusieurs semaines. La mère prétend qu’il est « faible sur ses jambes » et qu’il tombe souvent ; il boite quand il est fatigué, À 3 ans coqueluche sans complication ; à 4 ans varicelle.
Il y a juste deux mois D... Robert prétend s’être tordu le pied droit. [la présenté à ce moment-là un gonflement da dos du pied ;ila continué à marcher tout en se plaignant tous les trois ou quatre jours de douleurs. La mère a remarqué qu'il appuyait le pied sur le sol surtout au niveau du bord externe de la plante.
Depuis un mcis surtout, il se plaint de souffrir sur le bord interne du pied, il appréhende la marche et quand il a accompagné sa mère pendant 20 à 25 minutes, il se plaint d’élancements au-dessus du cou-de-pied ; il prétend que cela le «to: que ». Il s’est plaint de souffrir également dans le mollet gauche, mais il ne s'en plaint plus actuellement et la mère pense que cette douieur doit être attribuée au surcroît de fatigue subi par la jambe gauche. Le pied droit est normal : ilny a pas d’œdème, pas de rougeur mais seulement un léger gonflement au niveau du scaphoïde et une certaine sensibilité à la pression sur cet os.
Les mouvements de flexion, d'extension, d’adduction, d’abduction, de rotation en dehors ou en dedans du pied ont conservé leur amplitude normale.
Nous ne constatons pas sur le squelette de l'enfant des stigmates de rachitisme ; le thorax est seulement un peu rétréci à sa partie moyenne, un peu évasé en bas ; au niveau de l’ombilie, petite hernie tacilement réductible.
L'enfant est mis au repos, le pied immobilisé dans un appareil plâtré.Il est revu à plusieurs reprises et par la fenêtre pratiquée dans son appareil on se rend compte qu’il n’y a plus aucune douleur au niveau du scaphoïde.