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D... Paul, 6 ans, souffre du pied droit depuis 4 mois. Il se plaint davantage depuis 15 jours ; c’est pourquoi il s'est présenté à l’hôpital Bretonneau, à la consultation de M. Grégoire qui l’a adressé à son collègue M. Mouchet à l'hôpital Saint- Louis. < F
Ce jeune garçon boite légèrement en marchant : il tient le pied droit cn attitude de varus. Les muscles de la jambe sont légèrement atrophiés. Ün peu de douleur à la pression sur la face dorsale du seaphoïde. Pas de gonflement local : la région scaphoïdienne est identique à droite et à gauche. Mais, au pied gauche, le scaphoïde n’est pas douloureux à la pression.
Aucun signe de rachitisme ; aucun stigmate de syphilis héréditaire. Réaction de Wassermann négative. Un frère et deux sœurs bien portants.
Mais il est à noter qu'une sœur de 13 ans, très grande pour son âge, présente des signes de corgestion épiphysaire au niveau des deux genoux avec un peu d'épanchement dans l'articulation.
Obs. XXXVIII. — Drevon (de Marseille). Un cas de maladie de Kühler, Journal de radiologie et d’électrologie, tome IV, n° 10 p. 466-467 (analysé dans la Revue d’orthopédie, tome VITE, p.177, février 1921).
Jeune enfant se plaignant de douleurs assez vagues dans la région tarsienne. La radiographie montra une image caractéristique de la maladie de Kôhler ou « scaphoïdite du tarse des jeunes enfants » de Mouchet.
Le scaphoïde était très petit, mince et très opaque d’ure opacité « métallique ». La bilatéralité, qui est rare, existait ici,
Ce cas, dans lequel les symptômes cliniques étaient réduits au minimum, démontre une fois de plus que dans cette affection, comme l’a dit Mouchet « la clinique n’est presque rien, la radiographie est tout ».
La pathogénie de cette maladie demeure fort obscure.
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La bilatéralité ici constatée semble difficilement explicable avec l'hypothèse fracture admise par Mouchet ou l'hypothèse ostéite acceptée par d’autres auteurs.
Obs. XXXIX. — LerourNier (du Mans). — Sur un cas de scaphoïdite tarsienne des jeunes sujets, (« Archives médicochirurgicales de province », 11° année, n° 2, février 1921).
Enfant de 6 ans, né à terme. Poids 3 kg. 600. Placenta 970 grammes. Aucune malformation. Hydrocèle légère.
Le père a une hérédité paternelle tuberculeuse nette. Père mort de tuberculose pulmonaire et laryngée. Il porte lui-même des lésions cicatricielles de bacillose probable aux deux sommets. À la région de la base du cœur, frottements de péricardite anciens remontant peut-être à la première enfance (d'après Josué qui l'a ausculté). Pas de rhumatisme. La mère a une hérédité paternelle syphilitique avouée. Elle a marché 3520 mois, présente quelques stigmates dentaires d'hérédo. En outre, frottements pleuraux fréquents aux deux sommets pulmonaires.
L’entant a présenté à l’âge de 10 jours une déformation de la cuisse gauche, immédiatement au-dessus du genou (fracture du fémur par une extension brulale). Traitement : Liqueur de Van Swieten et attelle. Il ne lui reste rien de cette déformation.
Il a été élevé au biberon à la campagne, a marché à 16 mois. Bonne santé. Eruptions dentaires normales. Vers 5 ans, un ganglion dur, dimension d’une petite noisette, au creux sus-claviculaire droit (onguent napolitain) disparaît. Ablation des amygdales et végétations adénoïdes ; une plaque de pelade occipitale. :
En mars 1919, l'enfant est amené à la consultation parce que sans cause apparente, depuis quelques jours il tire la jambe gauche le soir et demande à se coucher. Le lendemain matin il ne souffre plus.
Examen couché : Aucune déformation du pied, articulation
du membre normale, Aucune douleur sauf au niveau de l’interligne articulaire. Pas de gonflement, Pas d’atrophie du mollet.
Debout : Le pied se place en valgus : la voûte plantaire est légèrement écrasée,
À la marche : valgus, pointe du pied en dehors, abduction et rotation externe.
L'enfant est mis au repos. Enveloppement ouaté serré, Paraît cesser de souffrir par périodes. |
En septembre 1919, l’enfant souffre davantage. Il semble y avoir une déformation du squelette du tarse. Au point douloureux scaphoïdien pet, saillie au niveau de cet os sur le ‘bord même. Pas de gonflement. Pied dévié en dehors et en extension. On pense à un ostéo arthrite bacillaire du médiotarse.
On fait alors une première radiographie. l/examen de cette radiographie montre que l’ossature générale ne présente rien de particulier, peut être une très légère décalcification. Au cours du développement du cliché on eut l'impression très nette d’un corps étranger métallique, tellement le scaphoïde se détachait par sa densité élevée sur le fond plutôt pâle de l'ensemble, Cette sensation très accusée est signalée fort bien par Mouchet et Rœderer.
De plus, l'os est fortement modifié dans sa forme, il est aplati dans le sens antéro-postérieur, semblant comprimé dans la tenaille astragalano-cunéenne. Son volume esttrès diminué, réduit au 1/3 peut être d'un scaphoïde normal. Son architecture est très modifiée ; l’ensemble de l’os est formé d'un tissu très dense, sans l'ombre d'apparence de travées. À sa périphérie, une zone plus elaire, de forme irrégulière, enveloppe ce noyau de tissu compact,
L’enfant est envoyé au bord de la mer pendant 6 mois. Il est soumis au repos, à l’aération. Pas de traitement orthopédique.
HT
À son retour en mai 1920, il est fait une seconde radiographie.
Il est surprenant de voir combien, dans un temps relativement bref, le scaphoïde sans avoir recouvré un aspect absolument normal, tend à se rapprocher de ce dernier. Sa densité est devenue moins élevée ; déjà se dessinent des travées ; son volume antéro-postérieur a augmenté de façon très sen: sible ; sa forme prend déjà l’aspect classique, convexe en avant, concave en arrière qui lui a valu son nom.
Parallèlement à l’amélioration de l’image radiographique, l’état du jeune malade progresse, mais plus rapidement ; déjà, il ne souffre plus, n’a aucune déformation, ne boite plus, bien qu'il fasse à pied plusieurs kilomètres par jour.
L'observation de notre jeune malade, ses radiographies prouvent que très certainement nous avons eu affaire à un cas de scaphoïdite tarsienne des jeunes sujets. Ce que cette observation a de particulier c’est que l’enfant a une hérédité très lourde, nettement bacillaire du côté paternel, syphilitique du côté maternel.
Obs. XL. — Benm(de Rostock). — La maladie de Kôühler du scaphoïde du pied (« Fortschritte auf dem Gebiete der Rontgenstrahlen »,t. XXVIL, fase. 6 p. 628-633, février 1921).
W. A... enfant de six ans et six mois, du sexe masculin, descendant d’une famille d'ouvriers sains et qui se trouvait jusqu'ici en bonne santé ; trois semaines avant la consultation à la clinique, le garçon ressent une douleur dans le pied droit en sautant du lit, la mère remarque alors que le dos du pied est enflé ; la douleur est continue même au repos mais augmente tellement en marchant que l'enfant boite fortement. Autrement il est bien portant et assez bien déveluppé pour son âge ; il ne présente aucun-signe de rachitisme et de tuberculose.
A l’examen local, le dos du pied droit présente de l’æœdème principalement duns la région des os du tarse au niveau du