‹ La Scaphoïde TarsienneChapitre 25 sur 30 · POS · texte numérisé non relu

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scaphoïde, la douleur à la pression est vive sur le dos du pied, les mouvements actifs du pied ne sont pas limités, cependant l'enfant boite et ne marche que sur le bord externe du pied ; quand on l'oblige à mettre le pied à plat, il ressent de vives douleurs au niveau du scaphoïde. Le pied gauchene montre aucun changement.

L'image radiographique montre que le scaphoïde est comme un ruban étroit à contours irréguliers, d’une structure entièrement effacée et floconneuse, d’une épaisseur totale plus forte que le scaphoïde gauche (sain). Un tiers seulement du scaphoïde montre une structure normale et l’ombre est aussi dense que celle des autres os du tarse, Comme les douleurs ne cèdent ni au repos ni au lit, on décide l'intervention.

81 mai 1920, opération : Incision dans le sens longitudinal au dos du pied, on met le scaphoïde au jour. Le cartilage du scaphoïde paraît normal et on n'observe pas d'aplatissement ni rien autre d’anormal. On enlève de petits fragments de cartilage de la partie supérieure du scaphoïde jusqu’à ce qu’on soit arrivé au centre de l’os ; celui-ci ne montre pas la couleur rouge normale, mais une teinte jaunâtre. On fait un prélèvement d’une masse sèche très peu adhérente au cartilage et de celte matière jaune qui ne semble pas avoir de structure. On reconnaît la structure normale du reste de l'os et on suture à la soie.

15 juin 1920. L’enfant sort guéri sans complication, il persiste encore une légère douleur au-dessus de la cicatrice ; l’œdème a disparu et l'enfant pose son pied normalement sans avoir recours à des chaussures orthopédiques, sans présenter de pied plat et sans ressentir de douleur à la marche.

17 juillet 1920. Nouvelle consultation, cicatrice insensible et ferme, l’enfant court et marche sans douleur et sans boiter. La radiographie du pied droit permet de reconnaître le tiers du scaphoïde qu'on a laissé lors de l’opération et qui est normal ; les deux autres tiers ne donnent qu'une ombre faible et

irrégulière.

LT PRAREE

L'examen microscopique des parties enlevées donne à l'hématoxyline-éôsine l'aspect suivant : il n’y a dans aucune section de travées spongieuses, la moelle en général est normale et est entrelacée de tissus entre lesquels on voit clairement des canaux qui ne contiennent pas de globules. Dans la moelle, on trouve éparpillées des petites et grandes particules nécrosées, sans structure, parfois colorées à l’éosine, parfois incolores ; ces particules proviennent d'un tissu spongieux et sont libres à la périphérie : A certains endroits elles sont entourées d’un épais rempart d'éléments jeunes du tissu conjonctif. Il n'y a pas d’ostéoclastes. Le cartilage présente une structure normale hyaline. Les limites du cartilage et des particules nécrosées ne montrent que peu d'éléments calcaires. C'est une « nécrose anémique » de l'os, un trouble de nutrition par conséquent.

Obs. XLIet XLII. — THURSTEN HoLLanp (de Liverpool). — Sur des ossifications rares examinées à la radiographie (« Journal of Anatomy » vol.LV,part, IV, p.243,juillet 1921).

I. — Le premier cas est celui du pied d’une petite fille de trois ans et demi et est typique. Il montre que l’ossification du scaphoïde est arrêtée et que la densité vue aux rayons X est grande en la comparant à celle des autres os du tarse. Un seul des pieds fut radiographié.

Deux ans et trois mois plus tard, j'ai examiné à nouveau le pied et repris aussi une radiographie de l'autre pied. Maintenant le scaphoïde malade montrant cette ossification anormale est revenu à la normale, il montre cependant encore une

zone de plus grande densité. À ce moment aueun symptôme ne fut observé.

IT. — Dans l’autre cas un garçon de neuf ans fut examiné et les deux pieds attirèrent, dès le début, l’attention en raison de l’opacité plus grande du scaphoïde d'un côté.

Vingt mois après, tous les symptômes disparurent ; l'os at-

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teint est légèrement plus opaque que l’autre, autrement il n’y aurait aucune différence. Ni l’un ni l’autre de ces cas n’ont reçu d’autre traitement qu'un traitement symptomatique.

Obs. XLIII. — ABRAHAMSEN (de Copenhague). — Revue d’orthopédie, 28° année, 3° série, t. VIII, n° 4, juillet 1921, D 318)

Kund $. O...,7 ans,amené par sa mère le 15 juillet 1920 àla polyclinique de l’hôpital. La mère dit qu’il se fatigue vite et qu'il marche en boitant.

Garçon bien constitué né de parents bien portants. Pas d'hérédité tuberculeuse, pas de maladie de l'enfance, pas de traumatisme. Il marche dans l'hôpital sans aucune restriction. L'aspect du pied droit, forme et attitude, est normal. Pas de douleurs à la pression sur le squelette du pied, pas de limitation des mouvements. Les muscles du mollet droit sont moins fermes que ceux du côté opposé. On note une atrophie de deux centimètres.

La radiographie montre que le scaphoïde droit est à peu près absent, on peut distinguer cependant une partie chagrinée qui constitue la première tache de l’ossification.

Pensant qu'il s'agissait d’une scaphoïdite tars'enne j'essayai de traiter le garçon avec de la poudre de glande thyroïde à la dose de quinze centigrammes.

Ce cas parle en faveur de l’opinion de Kôhler qu’il s’agit d'une anomalie de développement du scaphoïde.

La première radiographie a été prise à une phase plus précoce que les cas publiés jusqu'ici et cette radiographie ne montre pas les caractères d’une scaphoïdite tarsienne ; pendant les trois mois suivants on voit se développer le scaphoïde qui prend l’aspect typique de la scaphoïdite. Je ne peux pas m'empêcher de penser que le traitement par la glande thyroïde a joué un rôle dans l'ossification, Le garçon est maiïnte-

nant guéri.

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