‹ La Scaphoïde TarsienneChapitre 26 sur 30 · NOR · texte numérisé non relu

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Obs. XLIV. — C. Ræœperer. Légère scaphoïdite familiale. (Présentation à la Société de Pédiatrie, le 16 mai 1922). (« Bull. et Mém. Soc. de Pédiatrie », 16 mai 1922, p. 203), résumé plus complet fourni par M. Rœderer.

Enfant de deux ans, sans aucun traumatisme, refuse la marche, se plaint des deux pieds. La famille, dont l’attention était attirée par une scaphoïdite chez une sœur plus âgée, me montre le petit malade.

Aucune raideur, aucune contracture, aucune atrophie musculaire de la cuisse, du mollet ou du pied. Au pied, les mouvements ont leur amplitude normale. Douleurs à la pression du scaphoïde, plus particulièrement marquée à gauche. A vrai dire, cette douleur est peu intense, n’arrache pas de cris à l'enfant, d'ailleurs très sage.

La même douleur est provoquée par l’exagération de la flexion de l’avant-pied sur l’arrière-pied et quelquefois par une pression sous la voûte plantaire répondant à la région scaphoïdienne. Cette douleur est, d'ailleurs, beaucoup moins vive que celle qu'on réveille en pressant sur la région dorsale du scaphoïde.

La radiographie montre des plaques de condensation dans le scaphoïde. Il n'a pas l'aspect uniforme métallique de certaines scaphoïdites précédemment vues et le contraste est moins saisissant avec les os voisins (tenir compte de l’âge du sujet). Mais l’aspect radiographique est cependant si net qu’il confirme mon impression clinique.

Après un mois et demi de repos complet, l'enfant est revu. La douleur à la pression s’est atténuée, on autorise la marche quelques heures par jour.

Après six mois, tous phénomènes ont disparu et une nouvelle radiographie montre un scaphoïde absolument normal.

Actuellement après deux ans, pieds ‘normaux, l'enfant marche un peu les pointes des pieds en dehors.

L'intérêt de cette observation est le jeune âge du sujet. Au-

cune autre observation, à notre connaissance, n’a été produite, de scaphoïdite aussi jeune, pourtant le diagnostic de celle ei ne semble pas douteux.

Cette observation présente, d'autre part, l'intérêt de se rapporter à une scaphoïdite familiale.

Obs. XLV. — BELTRANDI. — Un cas de maladie de Kôhler. « L'Ospedale Maggiore », n° 2, p. 50, 1922 (dans « Revue d’'orthopédie » n° 3, mai 1923, p. 284).

Observation personnelle de B .. qui discute la pathogénie et reprend l'histoire de l'affection.

(Nous n’avons pas pu nous procurer le travail original et dans l’analyse faite par M. Fouilloud-Buyat dins la Revue d’orthopédie l'observation n'est pas résumée).

Obs. XLVI. — OunNpo AzBerri (de Milan). — Le Syndrome scaphoïdien de Kühler, vol. IX, fase. 6, p. 234-253, juin 1922).

Olindo Alberti a observé un garçon de 6 ans atteint du syndrome de Kôühler au pied droit et, à cette occasion, il refait l'étude de cette affection.

11 insiste sur le retard de l'ossification du scaphoïde ; il est démontré par les recherches anatomiques et radiographiques que le noyau d’ossification du scaphoïde apparaît le dernier après les noyaux de tous les autres os du tarse à l’âge de trois, quatre, et même cinq ans.

Eu égard à sa situation et à la statique du pied,on comprend que dans ces conditions cet os soit lésé plus facilement que les autres.

La situation spéciale de scaphoïde au point de vue de l’anatomie ‘de la circulation et de la nutrition explique encore mieux son infériorité vis-à-vis des autres éléments du tarse. Mais quelle est la cause de cette altération ? L'auteur exclut la théorie de traumatisme direct et la théorie inflammatoire et s’oriente vers l'hypothèse de l’anomalie de développement. Il pense qu'il s’agit d’un trouble d'ordre général qui est un subs-

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tratum sur lequel se greffe tantôt dans une région du squelette tantôt dans une autre la forme morbide qu'il étudie.

Quand elle est localisée au scaphoïde on a le syndrome de Kôühler. L'auteur n’est pas fixé sur la nature du substratum et engage tous ceux que la question intéresse à chercher avec lui dans le domaine de l’endocrinologie, de la dyscrasie, des

toxines.

Obs. XLVII. — P. Carrier (de Leipzig). — Contribution à la pathogénie de la Maladie de Kühler, Anomalie du scaphoïde du pied chez l’enfant (e Monatschrift fur Kinderheilkunde » t. XXIV, mars 1923, fasc. 6, p. 810-812).

Observation un peu incomplète eliniquement et radiographiquement (le pied sain n'a pas été radiographié).

Enfant de 6 ans, sur le pied gauche duquel est passé une roue de voiture. Il est résulté de cet accident une vaste plaie contuse étendue de l'articulation métatarso-phalangienne du gros orteil à l’articulation tibio tarsienne, qui dut être suturée. Guérison.

Six mois plus tard, la radio montre l’aspect t/pique de la scaphoïdite tarsienne.

C... suppose que la plaie du dos du pied a entraîné des lésions vasculaires. Alors le scaphoïde, mal irrigué, mal nourri, a vu s'arrêter momentanément la transformation de son cartilage en os et l'architecture de l’os s'est modifiée de la façon décrite par Kôhler.

Obs. XLVIII. — Nové-JossERAND (de Lyon). — Un cas de scaphoïdite du pied compliquée de tuberculose du tarse . (Communication à la Société de Chirurgie de Lyon, 15 février 1928) dans « Lyon Chirurgical », t. XX, n° 4, juillet-août 1923).

Il s’agit d’un garçon de cinq ans qui vint à la consultation le 8 septembre 1921. Il avait fait, un mois auparavant, une chute qui ne semblait pas avoir intéressé particulièrement le

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