‹ La Scarlatine PuerperaleChapitre 20 sur 27 · ÉVOLUTION · texte numérisé non relu

ÉVOLUTION

L'évolution est très variable suivant les cas et suivant les épidémies. Elle se fait souvent vers la mort. Les opinions sont divergentes à ce sujet du fait que les différentes épidémies sont de gravité fort inégale.

Certains auteurs ne comptent que des guérisons, Brown, Guéniot, Hervieux, Koch ; nous-même n'avons eu aucun décès sur nos six malades. Par contre, Halahan a eu 19 morts sur 25 cas, Mac Clintock 10 sur 84, Schneider 2 sur 5 ; Renvers accuse une mortalité de 50%, Thouveny de 60% et ce dernier auteur insiste tout particulièrement sur la gravité exceptionnelle dé la maladie.

Cette gravité sémble donc varier avec le génie épidémique et aussi, d’après Olshausen, avec la durée d’incabation, c'est-à-dire avec le temps écoulé entre l’accouchement et les premiers symptômes morbides ; la rapidité d'apparition faisant présager la gravité, le retard dans cette même apparition étant au contraire indice de bénignité.

La diarrhée fétidé, l’hyperthermie, la pétitesse du pouls, la dyspnée sine materia annoncent la gravité du pronostic. Souvent surviennent des hémorragies multiples, du purpura, et l’évolution se fait en deux à trois jours vers la mort dans un coma précédé de délire ou par collapsus cardiaque.

Dans les cas favorables, l’éruption pâlit vers le huitième jour, la température descend en lysis et la desquamation apparail : desquamation typique de scarlatine, fine et purpuracée à la face, par larges squames sur le corps, tardivement sur les membres.

Dans les cas douteux, cette desquamation est d'un intérêt considérable pour le diagnostic.

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