FORMES CLINIQUES
Cette forme moyenne, que nous venons de décrire, n’est pas la seule qui puisse être observée et, suivant la gravité, on peut décrire diverses formes cliniques.
a) Formes atténuées (Siredey).
Elles sont caractérisées, en général par un exanthème discret, à peine rosé, incomplet, qui peut prendre par place le type morbilleux ou s'accompagner d'éruption miliaire. Les signes généraux sont atténués et ces cas posent un diagnostic difficile avec les érythèmes scarlatiniformes. C’est sans doute à ces formes que correspondent les « scarlatinoïdes « de A. Guéniot et de Lucas Championnière.
b) Formes graves.
Elles sont en tout comparables aux formes analogues de la scarlatimeordinaire, formes hémorragiques, ataxoadynamiques, foudroyantes mais leur fréquence semble assez grande dans la scarlatine puerpérable.
c) Formes compliquées.
Elles s’observent assez fréquemment et ces complications sont de différents ordres.
Les unes sont celles de toute scarlatine, tel le Pseudo rhumatisme scarlatin (Senn) que se fréquence élève presque au rang de symptôme, les angines que nous avons déjà signalées et qui surviennent à titre de com-
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plications de la période d’état et non de symptôme de début, angines à streptocoques ou diphtériques (obs. personnelle Il, observ. IT de la Thèse de Thouveny). Ces angines pouvant entraîner d’autres complications graves, otite et mastoïdite comme dans notre observations VI, néphrites enfin (Schneider, obs. II de Thouveny)-.
D'un autre ordre, et moins fréquentes sont les complications liées à la puerpéralité. Nous avons insisté sur leur rareté relative ; mais, lorsqu'elles existent, elles revêtent un grand intérêt, car elles démontrent l’existence d’un certain degré d'infection des voies génitales.
On peut observer de l'endométrite, caractérisée par la fétidité des lochies et l’excès de volume et de sensibilité de l'utérus, la phlegmatia (Mac Clintok), des annexites et même parfois, des péritonites (Helm, Schneider, Martin, Liebmann, obs. Il, Lesage,obs. IT.).
J. Delorme