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SUR LA CHALEUR LE LA TERRE, !i7
seul roi; une chaleur incalculable pénètre toute la planète; elle tourne cependant autour de son soleil, qui lui envoie des rayons dont elle n'a pas besoin. Qui viendra troubler ce royaume du feu et dëranger Tordre qui semble établi? Quelle cause assez puissante amortira l'incendie? Les lois de l'équilibre de la chaleur vont rendre habitables ces régions incandescentes. Il faudra du temps ; mais dans l'univers le temps n*est jamais plus compté que l'espace.
La terre, notre système planétaire, notre soleil, qui nous paraît si grand, les étoiles à côté desquelles il est si petit et dont nous sommes séparés par de si prodigieuses distances, tous les corps, en un mot, sont semés à de vastes intervalles et comme des points dans une mer sans rivages, que sillonnent sans cesse les rayons lumineux. Cette mer, cet espace, a une température qui lui est propre; et cette température, qui serait un firoid excessif pour nous, est d'environ 60 degrés audessous de zéro. C'est là l'immense réservoir qui, à la longue, a absorbé les feux de la terre; ils y sont venus s'y perdre et s'y amortir, comme le plus petit des ruisseaux se perd et se confond dans l'Océan. Aux premiers temps, le refroidissement fut rapide ; car la différence entre la chaleur de l'espace et celle de la terre était énorme. Cependant, qu'on ne s'imagine pas qu'il ait fallu seulement quelques milliers d'annéeâ, ou même quelques millions, pour que la terre atteignît le point où elle est maintenant. En supposant que la chaleur du globe fut à une certaine époque de 2,000 degrés, température qui suffit pour tenir en fusion la plupart des corps solides, on trouve par le calcul que cent millions d'années Qnt été nécessaires pour répandre dans l'espace et épuiser les 2,000 degrés de la croûte de notre globe. Ainsi, en considérant cette tem-