‹ La science au point de vue philosophiqueChapitre 21 sur 70 · NOUVELLES RECHERCHES 0ES GÉOMÈTRES · texte numérisé non relu

NOUVELLES RECHERCHES 0ES GÉOMÈTRES

partout, mais surtout en Sibérie, on ne sait plus s'U n'a pas été un habitant des climats tempérés ou même froids, attendu qu'on a reconnu qu'il était pourvu de poils; mais la géographie botanique a fait de tels progrès que Ton peut fixer pour certaines plantes un minimum et un maximum en deçà et au delà duquel elles ne végètent plus. Ainsi le palmier suppose, au mini* mum^ une température moyenne de 2Î degrés centigrades, c'est-à-dire la température de la Palestine; et, lorsqu'on en rencontre des troncs dans les environs de Paris, on peut affirmer, sur la foi de la botanique, que ces lieux ont eu jadis une température moyenne de 22 ou 23 degrés, fait déjà établi d'une autre façon par la théorie mathématique de la chaleur que Fourier a créée.

C'est ainsi que les sciences se prêtent un appui et une clarté mutuelle, La chaleur antique des climats qui aujourd'hui sont froids ou tempérés, avait suggéré une foule d'hypothèses sur des changements de Taxe de la terre et de sa position à l'égard du soleil* Mais aujourd'hui rien n'est plus simple à concevoir; tous les points de la terre sont venus de la température des corps en fusion à celle qu'ils ont maintenant; et les premiers lieux habitables, c'est-à-dire les premiers refroidis, ont été les régions polaires et les sommets des montagnes, si tant est que les montagnes d'aujourd'hui, nos Alpes, nos Cordillères, nos Himalayas, existassent au moment où les premières choses ayant vie commencèrent à se montrer. Comme ce monde antique se refroidissait alors avec une certaine rapidité, le resserrement des couches en amenait fréquemment la rupture ; et des catastro* phes bouleversaient la face de la terre et des eaux.

Quelque réels que soient ces mouvements du sol et les accidents qui en naissaient, il ne faut pas croire

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