SUR LA OHALBUR DB LA TERRE
dessous de zéro. Elle y est entretenue par le rayonne* ment de tous les astres. Or, si notre atmosphère dispa-^ raîssait tout à coup, la surface que nous habitons tomberait bien vite à une température incompatible avec la vie; mais l'enveloppe gazeuse qui nous entoure retient parmi les rayons du soleil tous ceux qui se transforment en chaleur obscure au contact du sol, et les empêche de retourner dans l'espace d'où ils viennent; c'est pour nous un abri protecteur, une cloche transparente qui nous maintient à la température nécessaire. Tant qu'elle restera telle qu'elle est, la surface de la terre ne souffrira pas d'altération sensible; mais, si, par une cause quelconque, elle se raréfiait, le froid deviendrait plus vif; et, si, au contraire, elle se condensait, la chaleur augmenterait.
On voit donc que la température de la surface du globe, dont la chaleur originaire ne se fait guère sentir à cette surface, ne dépend et ne dépendra plus désor^ mais que de . trois causes : la constitution de l'atmosphère, le soleil et la chaleur des espaces planétaires. Il est indubitable que la composition de l'atmosphère a varié dans les premiers temps de la terre, et que, lorsque notre planète possédait une chaleur rouge ou celle de Teau bouillante, beaucoup de substances étaient réduites à l'état de vapeur. L'on ne sait pas si elle est destinée à des changements ultérieurs. Quant au soleil, qui verse dans les espaces une chaleur 2381 millions de fois plus considérable que celle qu'il envoie à la terre, on ne peut guère douter qu'il n'ait déjà souffert une diminution dans sa puissance, et quUi ne soit destiné à s'affaiblir de plus en plus et à s'éteindre par la durée des siècles. Quant à la chaleur des espaces planétaires, elle est indispensable aussi au maintien de notre température. Si elle n'existait pas, et si les régions célestes