‹ La science au tháâtre; comédiesChapitre 114 sur 259 · SCÈNE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE SEPTIÈME

que j"osè aimer juge faussementdemessenliinents, ni de mes actions. Je veux qu'elle sache que si j'ai bravé la mort, c "était pour avoir le droit de proclamer mon amour pour elle, et de demander, comme récompense de mon audace, le bonheur d'unir ma destinée à la sienne.... Voilà, Mademoiselle, ce que j'avais à vous dire. Me pardonne rez-vous?

JOSIANE

Ce que vous venez de dire, M. de Rozier, me touche jusqu'au fond de l'âme. Mais ce qui en ressort, permettez-moi de vous le faire remarquer, c'est que mon oncle vous refuse ma main. Je dois m'incliner devant une volonté si formellement exprimée, et tout en vous remerciant de l'affection que vous me portez, je dois vous dire qu'il n'y a encore aucun engagement entre nous. Sortez vainqueur de l'entreprise où vous entraîne votre courage. Si vous triomphez, mon oncle. J'en suis sûre, ne verra plus d'obstacle à notre union : et de mon côté, je serai heureuse de devenir votre femme.

PILATRE.

Vous serez lange tutélaire qui veillera sur moi, et qui protégera mes jours, dans ma course aérienne. Permettez que mes lèvres scellent sur votre main l'espérance du succès et du bonheur.

Il lui baise la main.

28 LE PREMIER 'voyage -AÉRIEN

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