SCÈNE XXII LES MÊMES, READ, Mss GODFREY puis DÉBORAH
M** GODFREY
La noce de Roger !... iflais il n'y a plus de noce! Le
mariage est rompu !...
(Déborah rentre par la gauche.)
TOUS Que dites- VOUS ? *
REA.D, à Franklin.
M. Benjamin Franklin, seriez-vous disposé à épouser ma fille ?...
FRANKLIN
Épouser votre fille?... votre fille, qui vient de se marier ?
READ, sans lui répondre. (A Déborah.)
Ma fille, seriez-vous disposée à épouser M. Benjamin Franklin ?
DÉBORAH
Mais je me suis mariée à midi, mon père. L'auriez- VOU& oublié ?
READ
Je n'ai rien oublié ; mais répondez, je vous prie, à la question que je vous adresse, pour la seconde fois : Seriez-vous disposée à épouser?!. Benjamin Franklin ?
DÉBORAH
Je ne comprends pas !
FRANKLIN Ni moi non plus !
REA.D
Je vais donc m'expliquer. (A Déborah.) Vous venez d'épouser Roger, de Manchester; mais ce mariage est nul.
FRANKLIN
Pas possible !
REÂD. à Dcborah.
Je vous le répète, le mariage entre vous et Roger, est nul, et vous pouvez épouser M. Franklin, si bon vous semble.
FRANKLIN, à mistress Godfrey.
Mais est-ce vrai ! Est-ce bien vrai?
M" GODFREY, lui donnant la lettre.
Tenez, lisez la lettre que vient de me remettre le matelot du Whidsor, et qui était adressée par une femme, à Roger. Cette lettre vous instruira de tout,
FRANKLIN lisant.
« A M. Roger de Manchester, à la taverne de mistress Godfrey, à Philadelphie. » Mon cher époux. (Parlé) Son cher époux ?... Roger était donc déjà marié ?
M'* GODFREY
Mais lisez donc !
DÉBORAH
Oh ! lisez vite, je vous en supplie, je meurs d'impatience.
FRANKLIN lisant
« Mon cher époux, il y a six mois, on bénissait notre «mariage, dans la vieille église de Manchester. Nos