SCÈNE VIII
Mss GODFREY, REÀD
M^s GODFREY Et VOUS, M. Read ?
READ (tranquillement)
Ah ! moi, mistress Godfrey, j'ai autre chose à faire que de courir après un voleur. Je marie ma fille.
M^s GODFREY, étonnée
Vous mariez Déborah, ma filleule ?
READ
Oui, je marie Déborah, votre filleule.
M^^ GODFREY Quand çà ?
READ
Aujourd'hui même !
MSS GODFREY
Mais à qui la mariez-vous ?
READ A Roger.
M»* GODFREY
Roger, quoi?. ..
READ
Roger, le riche coutelier de Manchester ; Roger, qui au lieu d'exiger une dot, en donne une à ma lille.
M" GODFREY.se recriant
Roger, de Manchester ? Vous laisserez votre fille partir pour l'Angleterre ?
READ
Du tout ! Roger a l'intention d'établir ici une coutellerie, qui sera la succursale de celle de Manchester.
M^s GODFREY
Très bien ; mais n'aviez-vous pas promis la main de votre fille à Benjamin Franklin ?
READ
Sans doute; mais comme Benjamin Franklin n'est pas revenu à l'époque qu'il avait fixée lui-même pour son retour, ma parole est dégagée.
M^s GODFREY
Et que dit Déborah ?
REA.D
Dé})orah ? elle pleure (Mouvemcnl de M^» Godfrey) Bah! le mariage séchera ses lai'mes.
M'^s GODFREY
A moins qu'il ne les redouble. Vous n'ignorez pa.s
Mi"