‹ La science au théâtre, comédiesChapitre 37 sur 272 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

SUZETTE, chantant à la oantonnado, à i?auche

Viens Aurore, Je t'implore Je suis gai quand je te vois (1)

DOROTHÉE, sortant du pavillon et appelant

Suzettp ! Suzette !

SUZETTE, se rapprochant, (chantant)

La bergère

Qui m'est chère

Est vermeille comme toi.

SUZETTE, entrant *

Eh ben, mam'zelle, je sommes là !

(1) Vilanelle attribuée à Henri IV. — Voir les Chansons ipopulairesde la France. Tome l^r, Edition de 1860. Chez Lécrivain et Toubon, N" 27 « Viens Aurore ». — On trouvera la musique gravée à la fin de la pièce.

• Suzette, Dorothée.

8 LE JARDIN Dp TRIANOK

DOROTHÉE

Jo m'égosille à t'appelor, et tu n'entends pas. Que faisais-tu donc ?

SUZETTE

Je faisions de l'herbe pour mes agneaux.

DOROTHPÎE

As-tu cueilli, dans lo jardin, les Heurs que je t'ai demandées ?

SUZETTE, tirant un bouquet de lleurs de sou tablier

Oui mam'zelle... c'étiont-y çà?

DOROTHÉE, prenant le bouquet

Parfaitement !

SUZETTE

Et quoi que vous voulions en faire de ce biau bou quet là ?

DOROTHÉE

Le donner à ma nièce, pour lui servir de modèle .. Tu sais que j'ai à Versailles une boutique pour la vente des lleurs artillcielles. J'ai reçu la commande d'un grand bouquet, pour la fête que le prince de Polignac donne, ce soir, dans son hôtel à Paris; et il faut que ma nièce se mette tout de suite au travail. Va dire à Louise que je l'attends.

SUZETTE

G'étiont pas la peine. .. là v'ià, vot' nièce !

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