‹ La science de bien mourirChapitre 39 sur 128 · II. llarie · texte numérisé non relu

II. llarie

Nomen Virginis Maria.

Le nom de la Vierge est Marie.

(Luc, I, 27.)

Jésus veut dire Sauveur... Les mystérieuses significations du nom de Marie pourraient déjà nous apprendre tous les secours que nous y trouvons à la vie, et surtout à la mort. Maria interpretatui\ Domina; la souveraine du monde, du ciel et de la terre, ne laissera pas périr ses fidèles serviteurs. Mure atnai'um. Elle a tant souffert; elle aura pitié des malheureux. Stella maris, c'est surtout à l'heure de la tempête et de la mort qu'elle brillera! courage et confiance !

Ici, deux propositions simples et fécondes, et qu'il suffira d'énoncer et de livrer à la méditalion de nos associés.

1° Le nom de Marie a souvent préservé de la

mort première, c'est-à-dire dans le temp?, ceux qui l'ont invoque avec confiance et amour ; c'est un Tait solennel attesté par toutes les histoires, et les monuments les plus sacrés. Tant d'autels élevés par la main de la reconnaissance, et, dans ses sanctuaires bénis, tant d'ex-vulo nous prouvent que toutes les lois de la nature sont prêtes à se briser à la voix de Marie, et qu'il suffit de prononcer son nom, pour faire trembler et fuir la 31ort, cl la forcer même à rendre ses victimes !

2° Le nom de Marie a toujours préservé ses enfants de la tnort seconde, c'est-à-dire de la mort éternelle ; et la raison de ce privilège, c'est la puissance et la bonté de la sainte Vierge. — Elle aussi, est puissante au ciel, iur la terre et contre les enfers... Et si puissante, dit un grand docteur, que parfois on obtient plus vite en l'invoquant, qu'en invoquant le nom de Jésus : velocior est nonnunquam nostra salus invocato nomino Marine quam invocuto nomine Jesu (S. Anselme). Et elle est si bonne, surtout à l'heure de la mort, que nonseulement elle nous secourt, mais elle accourt pour nous chercher, dit saint Jérôme : morientibus beala Virgo non lantum succurrit, sed etiam occurrit, comme une mère qui vient prendre et sauver son enfant. El cette seconde proposition se prouverait, comme la première, par des milliei's de

glorieux témoignages, et les ineffables consolations que ce nom béni a répandues clans les cœurs : mais on verra un jour des preuves de cette vérité dans les touchantes notices sur la mort de nos associés. La plupart en mourant les répétaient, ces noms si doux :

Jésus, Marie, Joseph !

Rappeler seulement, comme simple parabole ou légende, le trait de la petite perruche à qui l'on avait appris à dire Marie, et qui fut sauvée de la mort, au moment où elle allait être dévorée par un cruel épervier, qui s'enfuit effrayé, quand, à la vue du danger, elle répéta son cri ordinaire : Marie, Marie!

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