CHAPITRE III
Régime de la çaleur naturelle du travail dès que /'ÉDUCATION est introduite.
PREMIÈRE SECTION
T^aleur naturelle du travail., abstraction faite de son influence sur /'emploi auquel le travail est appliqué.
109. Attendu que réducation n'est que l'ait d'améliorer l'aptitude de l'homme afin d'améliorer le travail, le prix naturel du mérite d'aptitude du travail sera à raison du mérite de l'éducation et de l'aptitude naturelle ; et ainsi de même , la valeur du mérite d'aptitude des salariés éduqués sera à raison du mérite de l'éducation et de l'aptitude naturelle.
11 0. Les arts ont une affinité entre eux. L'analyse de leurs rapports nous apprend qu'ils se lient, s'enlr'aident et se prêtent un aliment réciproque ; qu'ils se succèdent les uns aux autres avec un enchaînement progressif et régulier, et que l'exécution de l'ensemble exige conséquemment une progression d'aptitude de degré en degré; de manière que de l'art le plus simple on passe au plus compliqué de degré en degré , par des transitions presque insensibles et des nuances graduelles d'affinité..
Par hi mèinc raison , l'ensom])le des Iravaux partiels qui sont nécessaires pour achcveiles ouvrages des arts ou des métiers, demande aussi une progression graduelle d'aptitude.
Il doit s'ensuivre de là, que l'éducation exigée pour apprendre les arts et les métiers, se présente divisée par une suite très nombreuse de rangs qui s'enchaînent les uns aux autres avec une progression légère et graduelle de rang en rang , sur les traces de la progression des nuances que présente l'aptitude exigée par les travaux d'éducation.
C'est pourquoi, même après l'introduction de l'éducation , tous les individus d'un état doivent , dans chacune de leurs facultés physiques et morales, éduquées ou non , se trouver ou égaux, ou en affinité, ou alternativement liés les uns aux autres avec une gradation régulière, soit par l'effet direct de l'égalité ou de l'affinité immédiate d'aptitude , soit par l'effet indirect de l'égalité ou de l'affinité qui lient réciproquement les uns aux autres.
De ces égalités, et de ces affinités, de ces correspondances médiates ou immédiates entre des facultés diversesouanalogues,éduquéesounonéduquéés, il résulte une harmonie constante, une chaîne continue, une progression universelle qui rapprochent étroitemcnttouslesindividusentre eux. I. 6
III. Ainsi, réducalion une fois introduite , la masse des travailleurs se présentera divisée en plusieurs classes, arrangées e t liées entre elles par une affinité réciproque d'aptitude pour l'exécution des travaux, et composées chacune des individus qui y concourent , présentant à un égal coûL, un égal mérite d'aptitude éduquée ou non, par le niveau de comparaison qui résulte de la concurrence des travailleurs aux ouvrages, d'après les effets combinés du coût , de l'aptitude éduquée ou non, et de la situation économique.
112. L'esprit des lois qui règlent le mérite naturel du travail de chaque classe d'individus non éduqués , nous apprend les principes du mérite naturel du travail, dès que l'éducation est établie dans un Etat.
11 3. De même que l'homme non éduqué cherche , dans l'état naturel des choses , à s'occuper au travail le plus propre à produire un échange utile , et qu'il vise à employer dans le travail les dons d'aptitude qui peuvent lui procurer la comparaison la plus avantageuse par les effets combinés du coût, de l'aptitude , et de la situation économique ; l'homme éduqué doit aussi s'empresser, dans l'état naturel des choses, d'employer son éducation et son aptitude au travail le plus propre à présenter la plus avan-
tageusc comparaison d'échange par les effets combinés du coût, de rapliliidc, de l'éducation, et de la situation économique.
I i4.Lavaleurnaturcllc de l'échange cnlredcs ouvrages exécutés par des individus d'une classe ayant une aptitude et une éducation égales, et à circonstances économiques égales , devra s'établir à raison du coût du travail , lorsque ces individus se seront appliqués aux travaux convenables à leur propre classe sous les effets combinés du coût, de l'aptitude, de l'éducation, et de la situation économique.
ii5. Le mérite de l'éducation consiste dans le mérite du coût de l'éducation ; ainsi le degré du mérite d'éducation est égal au degré du mérite du coût de l'éducation.
ii6. Le coût de l'éducation est en raison du coût du travail durant l'éducation , et de la dépense faite , soit pour les choses nécessaires à l'instruction , soit pour les émolumens des précepteurs, soit pour tout autre espèce de charges inhérentes à l'éducation.
iry. Un genre d'éducation qui, à héritage égal d'aptitude, et à pareilles circonstances économiques , demande un plus grand coût d'éducation qu'un autre genre , devra conséqucmment présenter un plus grand mérite d'éducation.
ii8. Ainsi, après rintroduclion de l'éducation dans un Etat , le degré de supériorité de mérite naturel de travail, qu'une classe possède, naît de la supériorité qui , dans les rapports du mérite d'aptitude et du mérite d'éducation, résulte de la comparaison — du mérite qu'elle présente dans l'exécution du travail le moins propre à produire , sous les mêmes rapports, une comparaison avantageuse d'échange à l'égard des classes inférieures parmi tous les travaux les plus propres à choisir sous la considération réunie du coût , de l'aptitude , de l'éducation , et de la situation économique , — avec le mérite présenté à coût égal dans l'exécution de ce même ouvrage , par la classe qui, ayant à s'en occuper en choisissant les travaux les plus propres pour obtenir une comparaison avantageuse d'échange à l'égard des classes supérieures, résultera la moins inférieure entre les classes inférieures, par les effets réunis du coût , de l'aptitude, de l'éducation , et de la situation économique.
iig. De ces principes doit réciproquement découler le degré d'infériorité que, sous le rapport du mérite d'aptitude et du mérite d'éducation , chaque classe aura à l'égard des classes qui lui sont inférieures (a).
I20. Quoique dans l'état naturel des choses, tout ouvrage doive être exécuté par cette classe
d'individus éduqués et non éduq nés, pour laquelle il est propre à être choisi de préférence aux autres travaux pour obtenir la comparaison d'échange la plus avantageuse , et que , par conséquent, tout ouvrage d'éducation doive être exécuté par cette classe qui, au moyen de cet ouvrage, peut atteindre ce but par les effets réunis du coût, de l'aptitude , de l'éducation et de la situation économique ; l'homme non éduqué peut néan-' moins, soit par erreur, soit sciemment par l'effet de circonstances impérieuses , embrasser des travaux d'une autre classe. Toutefois des lois indiquées dans les § § 58 , 59 , et 60 , il s'ensuit constamment: — que le prix naturel des ouvrages est toujours réglé par le mérite naturel du travail : — que le mérite naturel du travail d'éducation doit être exclusivement celui que peut obtenir , dans l'exécution de ce même travail , la classe pour laquelle il est propre à être embrassé sous la considération réunie du coût, de l'aptitude, de l'éducation, et de la situation économique, afm d'obtenir le but de la comparaison d'échange la plus avantageuse : (b) — que les individus occupés, ou par erreur , ou sciemment à des travaux qui n'appartiennent pas à leur classe , doivent être considérés, tant que durent les erreurs, ou l'urgence, comme fai-
sant partie de la classe d'individus ayant une aptitude égale à celle qu'ils possèdent pour les travaux embrasse's ; — et que le mérite naturel du travail d'éducation qu'une classe peut obtenir dans l'échange est toujours réglé par le degré de supériorité et d'infériorité , que chaque classe possède euA-ers les autres classes.
121. Etant établi que le degré qui dérive du mérite d'aptitude naturelle à exécuter un ouvrage , ne peut être supérieur au degré qui, à égale exécution d'ouvrage , dérive du mérite d'aptitude éduquée; et queréciproquementle degré qui diérivc du mérite d'aptitude éduquée, ne peut ctre supérieur au degré qui , à égale exécution d'ouvrage , dérive du mérite d'aptitude naturelle ; il s'ensuit qu'un ouvrage , ou une partie d'ouvrage , sera exécuté à l'aide de l'aptitude naturelle, et non à l'aide de 1 éducation , si cet ouvrage, ou partie d'ouvrage, étant exécuté par un travail d'éducation , et conséquemment apprécié à raison du mérite naturel du travail d'éducation , devait donner pour résultat un mérite d'un degré supérieur à celui que l'ouvrage , ou partie d'ouvrage , présenterait étant exécuté par une aptitude naturelle, ^ic^ versa ^ un ouvrage, ou une partie d'ouvrage, sera travaillé à l'aide de l'aptitude éduquée , si , étant
cxeculé par une aptitude naturelle, il devait produire dans l'cchangc un degré supérieur à celui qui résulterait s'il était exécuté par aptitude éduquée (c).
122. Par le même principe , c'est à l'aide de remploi des produits, et non à l'aide de l'aptitude naturelle ou éduquée , qu'on fera cet ouvrage , ou partie d'ouvrage quelconque qui, étant executéavec des machines, des bêtes, des esclaves, ou avec quelque autre moyen d'emploi, présenterait par l'effet du prix naturel du profit des emplois, une valeur moindre que celle que demanderaient naturellement les travailleurs en s'occupant à ce travail , ou à un autre travail supplé-
tif(D).
SECONDE SECTION
Valeur naiurcUe du travail considéré dans les rapports de son injluence sur l emploi des produits auxquels le travail a été appliqué.
123. Après l'inlroduction des e/72yr?/o/5 , s'introduit aussi Fart de faire valoir les capitaux, soit propres , soit empruntés , en dirigeant les autres hommes dans les travaux, ou en achetant et revendant les ouvrages d'autrui. De là ces professions d'cmployans agricoles et de manufacturiers qui n'exécutent ni les travaux de la
terre, ni ceux des manufactures, mais qui dirigent les autres dans ces travaux; de là les marchands et les ncgocians acheteurs et vendeurs de marchandises, les banquiers , les commissionnaires, les courtiers, les facteurs , et toute cette foule de professions semblables, occupées à faire valoir les capitaux ; de là enfin, ces métiers de surveillans aux ateliers , et de tout autre espèce de tiavailleurs dévoués à la direction des emplois.
\il^. Le mérite naturel du travail des individus occupés à l'art de faire valoir les capitaux, s'appuie sur les mêmes principes indiqués pour toute espèce de travail , et suit les mêmes lois. Ces ouvriers aussi entrent dans la grande famille des travailleurs , ils s'enchaînent avec eux dans la gradation de l'aptitude éduquée et non éduquée ; et de cette gradation enchaînée découle , de même que pour tout autre travail, le mérite naturel de leurs travaux.
Le travail étant entrepris par un choix convenable , il doit s'ensuivre que le mérite naturel du travail de l'individu non éduqué, qui dirige les autres laboureurs dans les travaux de ses propres terres ou des terres d'autrui, soit avec ses propres capitaux, soitavec ceux des autres, sera égal , a coût égal, au mérite naturel du travail de lindividu non éduqué ^ ayant une aptitude
S9 égale cLilans une pareille silnalion e'conomique, lequel laboure ses propres champs ou les champs d'autrui avec ses propres capitaux , ou avec les capitaux des autres. De même l'individu éduquc qui occupe ses capitaux comme élément de son travail, doit retirer autant que celui qui, par un égal coût, fait travailler les autres avec des capitaux égaux, et à éducation, aptitude, et condition économique égales. Tous les deux appartiennent à la même classe. Ce résultat doit dériver de l'esprit de ces mêmes principes , desquels il découle que si le travail le moins propre à une classe d'ouvriers, parmi les travaux les plus convenables à choisir à l'égard des autres classes inférieures, est celui de labourer un champ à froment, ou de faucher un pré, la supériorité de cette classe envers la classe immédiatement inférieure, s'établit par la supériorité qui, à égal coût de travail, à capitaux et terrains égaux, ressort de la récoite du froment, ou de la quantité du foin fauché. Au total, le mérite naturel du travail des individus occupés à faire valoir les emplois des produits est dirigé par les mêmes lois qui établissent le mérite de tout autre travail.
Or donc , les travailleurs qui entreprennent
de faire valoir les emplois, soit qu'ils soient
'.duqués ou non, marchands ou artistes, ban-
quicrs, entrepreneurs, ou occupes à gérer tout autre emploi, quelque différentes que puissent être leur éducation et leur aptiludc naturelle, ^ iennent chacun d'eux individuellement à faire partie des mêmes classes des autres espèces de travailleurs, présentant, à coût égal, un égal mérite d'aptitude éduquécou non, parle niveau naturel de comparaison qui dérive de la concurrence des travailleurs , quels qu'ils soient , à l'aide des effets combinés du coût, de l'aptitude éduquée ou non, et de la situation économique; conséquemment, ainsi que tout autre travailleur, ils prennent de la classe à laquelle ils appartiennent, leur degré de supériorité ou d'infériorité à l'égard des autres classes.
125. Après avoir examiné le caractère du travail dirigé à faire valoir l'emploi des produits, il est maintenant nécessaire de considérer autantl'influence de tous les travaux quelconques sur l'emploi des produits, que l'économie des capitaux résultant des avantages spéciaux de rnptitude naturelle ou éduquée.
Il a déjà été démontré, au chapitre VI de ce Période, que c'est parle moyen de l'emploi des produits que les richesses se multiplient. Suivant les mêmes principes par lesquels chaque travailleur, soit qu'il dirige V emploi Aq ses capitaux ou des capitaux d'autrui , soit qu'il exé-
cutc les travaux coinmandes par celui qui (lirigc, doit recevoir en raison du degré de mérite naturel de travail que sa classe possède par aptitude naturelle ou éduquée, aucun individu ne doit, par l'effet de l'utilité de remploi, retirer plus qu'un autre individu de sa propre classe.
Quelques ouvrages, dèsTinstantoùilssontachcvcs, peuvent être consommés ou employés dans l'agriculture, dans les arts, ou dans les métiers; d'autres doivent supporter plus ou moins de retard dansleurconsommation ouleur^v/z^j/o/.L'individu qui , dans une journée , fait unouvragc de consommation immédiate, aura l'avantage d'employer le produit de son ouvrage un jour plutôt que le travailleur qui, dans une journée, fait un ouvrage d'égal mérite de travail, danslesrapporls du coût, de l'aptitude et de l'éducation, mais dont la consommation doit être retardée d'un jour. De même en comparaison du travailleur de sa propre classe lequel fait un ouvrage exécutable en un mois, il aura l'avantage d'employer son ouvrage vingt-neuf jours plutôt, supposé que l'un et l'autre ouvrage soient d'une
consommation immédiate.
Attendu qu'à coût égal, la valeur du travail des individus d'une même classe est égale ; il s'ensuit que l'ouvrage d'une exécution prompte, fait
par un individu , devrait avoir dans l'échange régale valeur de Fouvrage d'une lente exécution fait à coût égal par un autre individu de la même classe. Or, si l'un de ces individus , en remployant les ouvrages qui s'achèvent dans le cours d'une journée , avait après le terme d'un mois, obtenu un gain s'élevant à un cinquième de la valeur totale de l'ouvrage qui a requis de l'autre travailleur l'exécution d'un mois, tous les susdits ouvrages d'une prompte exécution faits dans unmois, s'échangeront contre cinq sixièmes de l'ouvrage qui a requis un mois d'exécution.
De là on doit inférer que les ouvrages exécutés à coût égal par les individus d'une classe , s échangeront au pair, compensation réciproque préalablement faite du rapport naturel des capitaux employés.
126. 11 naît ici une réflexion importante. On doit distinguer le travail de l'individu employant, \c(\\m\ vend ou remploie son propre ouvrage ou celui de ses ouvriers ; et le travail du salarié lequel ni ne remploie ni ne vend son propre ouvrage.
Les avantages et les désavantages qu'on a dans le remploi des capitaux par l'effet de l'accélération ou du retard de la réalisation des ouvrages , s'égahsent et se compensent dans la
valeur tics mêmes ouvrages lorsqu'ils ont été exécutés par les individus d'une même classe. C'est pourquoi chaque employant , vendeur de son propre ouvrage, reçoit à raison du rapport naturel de l'emploi des produits occupés dans le travail.
Ces avantages du rapport des capitaux que les employans , vendeurs de leurs propres ouvrages ou de ceux de leurs salariés, retirent par l'effet d'une plus grande célérité dans l'exécution de cet ouvrage, qui détermine la supériorité de sa propre classe , sur la classe immédiatement inférieure , ces avantages , disje , sont obtenus , en conséquence du remploi. même de l'ouvrage , ou du prix de la vente ; de sorte que , si dans un travail , telle classe supérieure occupait une journée, et si au contraire, la classe inférieure en affinité avec elle, devait occuper deux journées pour exécuter le même ouvrage, la classe supérieure aurait, non-seulement l'avantage de retirer , avec le capital employé en un jour et avec le travail d'une journée, autant que retire la classe inférieure avec le capital employé en deux jours et avec le travail de deux journées, mais encore l'avantage de remployer la valeur retirée dans la vente, déduction faite du salaire du journalier. Les avantages de rapport de capital qui, à
cause de la promptitude du j-emploi de. l'ouvrage ou de son retour , et à cause de réconomic des capitaux, s'acquièrent par le moyen du même emploi et de l'économie même des capitaux occupés, doivent donner le droit à l'individu qui travaille avec les capitaux d autrui, de prétendre plus qu'un autre individu qui appartient à la classe immédiatement inférieure , et qui travaille aussi avec les capitaux d'aulrui, en raison non-seulement du degré de supériorité qui dérive de la différence dans l'exécution de l'ouvrage, mais encore du degré de supériorité qui dérive de l'utilité du rapport des capitaux.
Que l'on suppose que cette classe inférieure soit apte à faire en deux journées , un travail pour l'exécution duquel la classe supérieure, en affinité avec elle, ait à employer une journée , de manière que le coût du travail soit précisément double : que Ton suppose encore, que pour prix naturel de son travail , et du profit des capitaux occupés à l'ouvrage , l employant qui fait travailler les individus de la classe inférieure ait à recevoir un hectolitre de froment, et que le prix naturel du salaire d'une journée de travail de la classe inférieure soit aussi d'un hectolitre de froment; il s'ensuivra que le salarié de la classe supérieure, recevra pour prix de sa journée, une valcm" au-dessus de deux hectoli-
9-'' trcs, à raison tic 1 avanlagc (jiril aura donné par raccéléralion du travail , comparaison faite avec le travail du salarié de la classe inférieure.
127. C'est pourquoi le salaire du journalier se règle à raison du degré dans lequel se trouve sa classe à 1 égard des autres classes par le résultat combiné du coût , de l'aptitude éduquée ou non , de la situation économique, et de l'influence du travail sur l'emploi auquel il a été appliqué.
1 28. Elan t établi que tous les ouvrages exécutés par une classe avec un coût égal, doivent s'échanger entre eux à égale proportion de valeur, compensation préalablement faite du rapport naturel des capitaux employés dans chaque ouvrage;
Et étant établi aussi que la supériorité d'une classe dans l'exécution d'un ouvrage qui détermine sa supériorité à l'égard de la classe inférieure , ayant affinité avec elle, naît du degré de différence résultant des rapports combinés du coût, de l'aptitude, de l'éducation et du degré d'utilité apportée par le travail aux emplois ;
La supériorité d'une classe à l'égard de la classe inférieure , ayant affinité avec elle, devra naître de la supériorité qui , dans les rapports combinés du coût , de l'aptitude
écluquée ou non , et du degré d'utilité donné par le travail aux emplois , résultera du mérite présenté par la classe supérieure dans l'exécution du travail le moins propre à produire une comparaison avantageuse d'échange à l'égard des classes inférieures, parmi tous les travaux les plus convenables auxquels la classe supérieure aura dû s'occuper pour atteindre ce but, par les effets du coût, de l'aptitude éduquée ou non, de la situation économique, et de l'utilité apportée par le travail aux emplois.
Que l'on compare ce mérite présenté par la classe supérieure avec le mérite présenté dans l'exécution de ce même travail par la classe inférieure , ayant affinité avec elle. De cette comparaison, ressortira le degré de supériorité de l'une à l'autre.
Ces mêmes principes enseigneront çice-çersâ, le degré d'infériorité d'une classe à l'égard de la classe supérieure, ayant affinité avec elle, et l'enchaînement des degrés de supériorité ou d'infériorité entre toutes les classes.
T29. Les lois énoncées sur le régime de la valeur du travail dans un état qui se trouve dans les circonstances que l'on a jusqu'ici désignées donnent les théorèmes suivans :
Chaque classe dans l'état naturel des choses , tend à s'occuper aux travaux qui , par les effets
combines du coût, de l'aptitudo, de ia situation économique, de l'éducation, et de Fiuflucnce du travail sur l'emploi relatif, sont les plus convenables à procurer la plus utile comparaison dans réchange.
Le mérite naturel d'un travail se mesure par le mérite que peut obtenir dans l'exécution de ce travail, la classe à laquelle il est convenable de rentrcprendre , pour atteindre le but de la plus utile comparaison d'échange, à la faveur des effets combinés du coût, de l'aptitude, de l'éducation, de la situation économique, et de lïnflucnce du travail sur l'emploi relatif.
Ce mérite naturel, qu'obtient une classe pour un travail convenablement embrassé, consiste à commander en échange de ce travail les ouvrages des individus de sa propre classe, ii raison du coût du travail, et les ouvrages des autres classes, à raison du degré naturel de supériorité ou d'infériorité qu'elle possède à l'égard des classes par lesquelles l'ouvrage qu'elle a reçu en échange est propre à être entrepris , pour atteindre la plus utile comparaison d'échange par l'aide des effets ci-dessus mentionnés.
La valeur naturelle du travail est constituée par ce mérite naturel du travail.
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