‹ La science de l'économie politiqueChapitre 23 sur 62 · CHAPITRE YII · texte numérisé non relu

CHAPITRE YII

P alew naturelle des ouvrages des hommes morts , et de tout ce qui renferme des qualités qu on ne peut pas égaler à l aide du travail et des Emplois.

i5i. Le prix du travail tend à être égal à la valeur naturelle du travail , parce que chacun tend à s'occuper au travail le plus utile , et le niveau résultant de cette concurrence générale est la valeur naturelle du travail. La conséquence sera donc que le prix naturel du travail tend à être, non pas la valeur naturelle de

l'époque écoulée , mais bien la valeur naturelle de l'époque présente.

1 52. Ainsi la valeur des ouvrages des hommes morts tendra à être le prix naturel du travail des vivans , si ces ouvrages sont égaux à ceux des vivans,

i53. Mais si les ouvrages des mjorts présentent des qualités, soit de fait, soit d'opinion, différentes de celles des ouvrages des vivans, leur prix naturel ne peut pas être égal à la valeinnaturelle des ouvrages des vivans, parce que ces ouvrages sont privés de ces qualités. Une médaille antique , une statue antique seront , dans l'exécution , bien égales à une nriédailîe et à une statue faites par des ouvriers vivans; mais les antiques ont l'avantage de présenter en original le travail des artistes de l'époque écoulée.

154. Ces avantages des ouvrages des morts ne peuvent puiser leur prix naturel que dans le niveau naturel de la demande et de l'offre. Et comme , après l'introduction des Emplois , la demande et l'offre se rapportent non-seulement aux besoins présens de vendre et d'acheter , mais encore à la prévoyance des besoins futurs de vendre et d'acheter, le prix naturel de ces avantages doit donc découler du niveau de la demande et de l'offre établi sous ce double rapport, (l)

i55. A Fald-e de ces principes et de ceux indiques au § 6i , dans le traité de la valeur naturelle du mérite du travail des hommes extraordinaires , on déduira la valeur naturelle de ces ouvrages présentant des qualités extraordinaires qui ne peuvent s'obtenir par le moyen du travail et des Emplois, (m)

GHAPITllE YIII.

Principes généraux dans lesquels se puise le système de la valeur des végétaux dans l'échange.

i56. En examinant l'aptitude productive des terrains d'une région , il résulte ; que la qualité sensible de la plupart des denrées que chaque sorte de terrain peut produire , est égale à la qualité sensible des denrées que peuvent produire d'autres terrains, divers dans l'aptitude comiplexe du total de la production; que les terrains aptes à une même qualité de denrées , si on les compare sous le rapport de la quantité produite , ressortent ou égaux entre eux, ou ayant affmité d'aptitude progressivement les uns avec les autres : et que chaque terrain avec les terrains qui ne sont ni égaux, ni

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en affinité avec lui, clans Taptitude à produire les mêmes denrées, se trouve lié, ou par l'affinité réciproque qu'ont, à l'égard de ces terrains, ceux qui se trouvent en affinité avec lui dans l'aptitude à produire ces mêmes denrées, ou par l'égalité, ou l'affinité que dans d'autres denrées ont, à l'égard d'autres terrains, ceux qui sont en affinité avec lui ; de manière que par la comparaison partielle de l'aptitude à la production de chaque denrée, tous les terrains se trouvent , ou égaux, ou ayant affinité, ou indirectement liés Ics^uns aux autres par une gradation- régulière , soit par l'effet direct de l'égalité ou de l'affinité immédiate, soit par l'effet indirect de l'égalité ou de l'affinité qui lient alternativement les uns aux autres terrains, (n)

Ce principe , uni à ceux indiqués sur la valeur du travail dans l'échange , forme la base du système de la valeur comparative des végétaux.

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