CHAPITRE VU
EFFETS des impôts établis et consfans sur la consommation^ après l introduction du commerce étranger,
■Ic^i. J'ai considéré les effets des impôts qu'on lève sur les choses dès leur origine, jusqu'à l'époque où elles sont livrées effectivement dans les mains du consommateur : maintenant j'examinerai les effets de l'impôt de consommation.
Je considère comme impôt de consommation, celui que paye directement le consommateur.
292. Si le consommateur reçoit la chose pour prix de son travail, l'impôt qu'on lève sur elle, agit comme un impôt sur le travail.
293. Il y a identité de nature entre l'impôt sur le travail, et l'impôt que paye sur la consommation la grande classe des travailleurs indiqués au § 1 33, lorsque cet impôt s'élève au point que s'ils avaient à le supporter, la limite naturelle de la récompense de leur travail descendrait au dessous des termes énoncés dans le § i34: cet impôt fera nécessairement augmenter d'autant la valeur naturelle de leur travail, que la limite viendrait à se restreindre si les travailleurs (levaient supporter l'impôt (^^2^1).
294- Si on lève un impôt de consommation sur une chose qui sert d'élément à V emploi de l'agriculture, ou à quelqu'^A/iyw/oz* que ce soit, cet impôt agit comme un impôt sur le capital d'un emploi.
295. Tous les autres consommateurs supportent eux mêmes directement les charges des impôts sur la consommation: ainsi celui qui s'occupe au plaisir, supporte lui-même l'impôt qu'il paye pour l'occupation de plaisir.