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commence du jour de la connaissance de la loi qui déclare la cessation de l'impôt.
3o3. Il est cependant à observer que lorsque la cessation de l'impôt doit faire diminuer le prix d'une chose , tous les marchands qui à cette e'poque en ont pourvu leurs magasins, croient avoir le droit d'en exiger l'ancienne valeur naturelle , et , par suite , la compensation de l'impôt qu'ils ont payé. L'idée de ce droit est une idée naturelle qui dérive de l'usage introduit dans le commerce de vendre à prix fixe. Ce prix est établi en raison de la valeur naturelle des marchandises. Un enfant acheteur ne paie pas plus que l'acheteur le plus expérimenté. Cela fait certainement honneur aux marchands chez qui cet usage est établi et qui s'y conforment de bonne foi : l'acheteur ne voit plus dans le marchand un homme qui cherche à tirer de lui tout ce qu'il peut , mais bien un homme qui demande la valeur naturelle de ses peines et de ses capitaux : le marchand d'ailleurs en fixant le prix en raison de la valeur naturelle y trouve son compte, parce que selon les principes de la science des valeurs, le prix naturel est Vadequato de tout ce qu'on peut retirer par l'effet combiné de l'ignorance et de l'adresse des acheteurs. ( Chap. VI, Pér. II. )
Il se forme entre ces marchands un mono-
pôle lacile et de convention naturelle auquel se joignent tous les autres possesseurs de ce genre de marchandise ; mais ce monopole commercial doit cesser aussitôt que la marchandise qui n'a pas été imposée entre dans le marché. Alors le prix reprend son niveau naturel, c'està-dire , la valeur naturelle de l'ouvrage qui n'a point été imposé.
So/f. Lorsque l'impôt fait augmenter le prix des choses , ces mêmes marchands à prix fixe vendent à leurs pratiques, sur le pied de leur ancienne valeur, les marchandises imposées si leurs magasins en étaient pourvus avant 1 ordonnance de l'impôt. Ils sont obligés a cela pour conserver dans l'esprit de leurs chalands l'opinion qu'ils ne retirent d'eux que la valeur naturelle de leurs tiavaux et de leurs capitaux. Mais bienlôt , sous le prétexte de n'avoir plus de marchandises fabriquées ou importées avant l'impôt, ils font porter leurs prix à la valeur naturelle des marchandises imposées.
3o5. L'impôt imprévu qu'on lève pour une seule fois, produit aussi parmi les marchands un monopole tacite pour se dédommager de l'impôt ; mais à peine ont-ils augmenté la valeur de la chose imposée, le monopole est détruit par la concurrence de la marchandise qui n'a pas été assujettie à l'impôt , et par consé-
qiient le prix doit se borner à la valeur naturelle que peut présenter la marchandise qui n'a pas été imposée.
3o6. Les effets des primes à leur commencement et à leur terme , découlent des mêmes principes.