LA MAIN ARTISTIQUE
Cette main, selon de légères modifications dans sa forme, a trois tendances fort différentes : — avec de la souplesse, un petit pouce et une paume développée sans excès, elle a pour but le beau par la forme; large, épaisse et courte, avec un grand ponce, elle se propose la richesse, la grandeur, la fortune la main de Napoléon); grande et très-ferme, Bile tend aux plaisirs sensuels. Toutes les trois obéissent*) L'inspiration, et sont relativement inaptes au.v arts mécaniques, La première procède par l'enthou-
siasme, la seconde par la ruse, la dernière par les suggestions de la volupté.
Main artistique.
La main largo, courte et épaisse, est très-commune en Normandie, pays d'embûches légales, où l'on a le jugement froid et l'imagination vive; car
l'imagination est, après tout, l'apanage distinctif
de toute main artistique, quelle qu'elle soit.
Je renvoie au chapitre des mains mixtes ce qui concerne la main normande, et ne m'occuperai dans celui-ci que de la main artistique de race, c'est-àdire de la mieux douée, de celle qui a pour but le beau par la forme.
Ses doigts, volumineux à leur première phalange, vont en s'amincissant jusqu'à l'extrémité, laquelle offre la forme d'un cône plus ou moins obtus. Son pouce est petit, comme je viens de le dire, et sa paume assez développée.
Quiconque aura la main ainsi faite s'attachera d'instinct, et sans que la réflexion y soit pour rien, au côté pittoresque des idées et des choses. La forme le d« minera à l'exclusion du fond. 11 préférera ce qui plaît a ce qui paist, comme dit Montai- . Il ne concevra guère la vérité sous la beauté — avide de loisir, de nouveauté, de liberté, toul à ia fois ardent el timide, humble et vain, il aura plus de fongueel d'élau que de force et de puissance, il sans transition de l'exaltation à l'abattement. Inhabile au commandement, et encore moin s capable
d'obéissance, Y attraction lui sembera être un guide plus sûr que le devoir. Enclin à l'enthousiasme, il aura besoin d'épanchements , et la mobilité de son esprit lui rendra pesante la vie domestique et régulière. Enfin, il aura plus de sentiments que d'idées,, plus de couleur que de trait. Il sera léger de caractère, il aura de la naïveté et de l'abandon, une imagination de feu, et, trop souvent, un cœur de glace. Une paume assez grande donc, des doigts lisses, un pouce faible, plus des phalanges coniques, c'està-dire de grands appétits sans frein moral suffisant, un esprit manquant de force pour assujettir les sens à sa domination ; — le tout brochant sur un fond d'idées médiocrement spiritualistes, — tel est, si je ne me trompe, le caractère des artistes en général. — Il n'y a que le beau qu'ils puissent préférer au plaisir. Ainsi la Nymphéa n'entr' ouvre le rideau fangeux de son marais natal que pour contempler le soleil. Ils n'ont ni sur le juste, ni sur l'injuste, ni sur le bon, ni sur l'utile, les idées que professent les autres types. Ils n'ont que faire d'estimer pour aimer. Ils s'accommodent de la foi, parce qu'elle les dispense de raisonner sans les empêcher de sentir,
mais ils ne s'accommodent pas du despotisme politique, parce que son essence est le nivellement, l'uniformité, l'immobilité, conditions trop opposées à leur nature; à eux donc, généralement, la liberté relative, c'est-à-dire celle que comportent, plus que les autres gouvernements, les gouvernements aristocratiques, lesquels ont toujours cherché un point d'appui dans le luxe et les plaisirs, dans la magnificence, dans la représentation, dans l'art, dans les dons delà nature comme la valeur, les talents, une haute naissance.
L'instinct artistique est singulièrement exclusif et dominateur. Chez quelques peuples, comme chez quelques individus, il se manifeste avant tout autre instinct. Des y lyageurs ont trouvé la sculpture en honneur dans des contrées où les premiers éléments de L'agriculture sont ignorés, notamment chez les nègres de L'Australie et dans quelques tribus encore sauvage» des côtes orientales de l'Amérique du Nord (liai h, .
L'esprit artistique coule ;ï pleins bords chez toutes Les nations des Lies de La mer du Sud. CTesl parmi Les organisations artistiques qu'on
trouve le plus d'individus n'ayant que les défauts de leur type; or, ces défauts sont : la sensualité, la paresse, l'égoïsme, la singularité, le cynisme, l'esprit de dissipation, l'inaptitude intellectuelle, l'astuce, le penchant au mensonge et à l'exagération.
Nos armées sont pleines de mains artistiques de tous genres; elles leur doivent le caractère de mobilité aventureuse , insouciante, pittoresque , cet élan fulgurant et prime sautier qui les distinguent — elles s'accommodent de tout et sont propres à tout.
On les enlève par la parole.
« Gallia duas res industriosissimo persequitur , rem militarem et arguti loqui. » (Caton l'Ancien.)
Inerte et gloutonne, l'armée allemande est pleine de mains élémentaires ; son apathie ne peut être efficacement combattue que par l'eau-de-vie et le bâton.
Un jour que le soleil brillait et que la Hollande réjouie avait ouvert ses fenêtres, j'eus le bonheur de prendre sur le fait un major de pure race locale digérant sa retraite. On admirait, même à Rotterdam, le formidable développement de son abdomen.
Il fumait à demi assoupi, remplissant de fumée la salle, où toujours assis, il passait sa vie dans l'écrasante immobilité d'un monolite égyptien. Ce prodigieux végétal militaire n'absorbait pas moins de six mille pintes de bière par an, il n'avait la conscience de son âme qu'après boire ; à jeun, elle croupissait, inerte et morte dans les abîmes de cette panse énorme, comme une barque dans la vase d'un bassin d'où la mer s'est retirée.
• Gouvernée par le bien-être matériel et le fétichisme héraldique , l'armée anglaise regorge de mains qui ne représentent guères que les défauts du type en spatule, lesquels sont : la grossièreté, l'intempérance, l'inertie morale, l'emportement, etc. Pour elle, la guerre n'est qu'un métier, la paye est son véhicule, l'estomac son mobile. C'est par le mérite des hécatombes qu'elle prétend à la victoire ; certaine d'être vaincue si. les mugissements d'Apis ne se mêlent au bruit de ses clairons. Soumise, à cause de sa brutalité, au régime dégradant des sériées corporels, elle péricliterait dans l'atmosphère de douceur e1 dç liberté où prospère la nôtre. Si os nos drapeaux l'âme porte le corps, sous 1rs
drapeaux allemands et anglais le corps porte l'âme ; — nous obéissons à V esprit et procédons par l'intelligence; les Allemands obéissent à la lettre et procèdent par V automatisme. Nous sommes les premiers marcheurs du monde; or, c'est un axiome (Maurice de Saxe) qu'on ne gagne pas les batailles avec les mains, mais avec les pieds. Nous sommes une nation guerrière plutôt que militaire, les Allemands sont une nation militaire plutôt que guerrière.
Les généraux à main élémentaire carrée se plaisent dans les vétilles du caporalisme; ils savent combien il entre de brins d'herbe dans une botte de foin, ils prennent au sérieux le port d'arme et l'intégrité du fourniment; ils vous savent gré d'avoir une grosse voix et des manières rustiques ; — comme l'araignée dans les demi-ténèbres des greniers poudreux, ils ne se sentent heureux et libres qu,e dans un milieu sans splendeur. Ils tendent au césarism,e, et leur fidélité, toute canine, ne connaît que la main qui les nourrit, qui les engraisse, comme dit Tacite.
La tactique, les manœuvres, les campements, les
sièges, la comptabilité , l'architecture militaire et navale, la guerre de temporisation et de durée, sont du ressort des mains en spatule et carrées. Elles ont la théorie, la méthode, la science; elles tiennent plus au succès qu'à la gloire.
Les généraux à main artistique conique procèdent par l'inspiration ; ils se meuvent par saillie ; ils ont la prouesse et le mouvement, l'instinct passionné, la cranerie, l'imprévu — ils tiennent pour le moins autant à la gloire qu'au succès.
Murât, à la bataille de Smolensk, commandait un corps de grosse cavalerie ; il montait un bel étalon noir plein de force et de grâce, calme, ruisselant d'or, inondé de longs crins luisants. Le roi portait un casqué à cimier d'or orné d'une aigrette blanche. Immobile, il regardait au loin; laissant (Lins 1'' fourreau, d'un air d'insouciance altière, son sabre enrichi de pierreries. Tout à coup il s'agite, Bes yeux jettent des flammes, il se hausse sur ses étriersj et d'une voix éclatante : « Changement de direction a gauche! commanda-t-il , au galop! » Alors la terre trembla, on entendit un bruit semblable .1 celui du tonnerre, h ces noirs escadrons d'où
jaillissaient des éclairs, comme entraînés par cette frêle aigrette blanche, s'écoulèrent comme un torrent.
On dut en partie la victoire à ce mouvement.
Murât, le plus épique des guerriers de l'époque impériale, avait, ainsi que Junot, cet autre héros d'audace, la main artistique dure.
Dans leur bravoure sereine, les Grecs des beaux temps de l'antiquité, avant d'assaillir l'ennemi, sacrifiaient solennellement aux Muscs, c'est-à-dire aux divinités clémentes qui ouvrent aux hommes les voies sacrées de la persuasion, de la concorde et de l'harmonie.
Les Etrusques châtiaient leurs esclaves au son du hautbois, pour modérer leur colère et ne laisser agir que la justice.
Alexandre Dumas, un de nos plus grands peintres littéraires de batailles, a, lui aussi (comme je l'ai déjà dit), la main artistique ; seulement, en sa qualité de poète très-nuancé, il l'a fort souple.
En 1823, devant Pampelune, l'armée espagnole, dite de la Foi, passait les nuits à jouer de la guitare, à fumer des cigarettes, à psalmodier des lita-
nies en égrenant des rosaires; le jour, couchée sur l'herbe pondrense , elle jasait en mangeant des ciboules ou dormait au soleil. Au vol de la mitraille, vous l'eussiez vue, comme une troupe d'oies effarouchées, s'enfuir en poussant de grands cris et en injuriant les saints. En vain s'efforçait-on de la contenir : Vieilles capes fauves outrageusement râpées, vieux tricornes de cuir éraillés, bérets blancs à houppes rouges, chefs sans chemises et suant sous l'oripeau, aumôniers olivâtres et desséchés, vivandières hagardes, scribes rabougris, soldats en guenilles, tout disparaissait en un moment dans un nuage de poussière. Le comte d'Espagne, qui la commandait, avouait que cette canaille, tout à la fois ardente et faible, féroce et lâche, ne pouvait être redoutable à l'ennemi que par ses rapines et son génie picaresque et bohémien.
J'ai autrefois chanté, ou plutôt chansonné, un de Malandrins, colonel sans troupe et sans linge, mor! 8 josse en plein cabaret.
( )n vient d'habiller de sapin Le valeureux don Sanche,
Il est mort le verre à la main, Le cul sur une planche, Tra la la, etc.
Issu d'un alguazil hargneux, Il naquit en Castille,
Où, dans des sentiments pieux, Sa mère mourut... lille.
Les plus éclatantes couleurs Brillaient à son panache ;
Cupidon suspendait les cœurs Aux crocs de sa moustache.
Il portait un manteau râpé, Sans velours ni peluche,
Et fondait sur un dé pipé L'entretien de sa huche.
De la disette, quand le vent Soufflait dans sa cuisine,
Il se régalait gravement D'un air de mandoline.
Il entrait dans un mauvais lieu
Au sortir de l'office, Et se recommandait à Dieu
Sur le grabat du vice.
De l'hyperbole en ses discours, 11 prodiguait l'usage;
Sa sotte langue allait toujours Plus loin que son courage.
Etc., olc...
Le comte d'Espagne était lui-même un petit homme trapu, crépu, râblé, taillé en garçon bouclier; très-actif, très-cruel, très- courtois; qui saluait d'un geste fanfaron chaque éclair des canons de la place; qu'on rencontrait partout, tranchant du matamore et du capitan; toujours discourant, pérorant, secouant vivement' son petit panache. Mains artistiques.
Le règne des mains en spatule dures fut un règne de matérialisme et de haine; celui des mains artistiques dirigées par les mains psychiques fut une époque de spiritualisme relatif et d'amour. Inaugurée par Abeilard et saint Bernard, elle commence à l'aurore du XIIe siècle et dure jusqu'à la lin du XIIIe. Les mains psychiques se répandent dans la nation et y versent à Ilots le myticisme enthousiaste qu'elles avaient amassé dans la contemplative oisiveté des cloîtres bous* li nains lurbulentes. On aime
tout jusque l'exaltation : Dieu, les femmes, la guerre; mais la guerre pour une grande et pieuse idée, non pour un intérêt matériel. LTn(> poésie ar-; dente circule dans les veine de la nation, et, comme elle a le tempéramenl de l'héroïsme et de l'art, l'art
et l'héroïsme passent dans ses mœurs et dans ses habitudes. Ce fut le temps des costumes splendides, des cours d'amour, des croisades, des épopées chevaleresques — comme la vie réelle, l'histoire se teint des couleurs du roman. On pressent Dante, Pétrarque et Gerson. L'idéal de la femme, jusqu'alors obscurci, se révèle enfin, et on établit] le culte de la Vierge. Par l'institution des ordres mendiants, la carrière du sacerdoce est ouverte au petit peuple, dont les instincts mieux compris, sont hautement réhabilités ; — les mains artistiques, heureuses et triomphantes, quoique contenues dans le cercle des idées psychologiques, s'agitent de toutes parts; les anges, les vierges, dont les imaginations étaient obsédées, déployant leurs ailes de pierre, s'envolent par myriades, leur palme à la main, jusques au faite des édifices — ces vêtements bigarrés, ces verrières éblouissantes, ces trèfles lumineux qui, sur les pas du soleil, symboles d'un culte né parmi les bergers, se promènent dans Y ombre des basiliques, tout le inonde en sent la grâce et la beauté. L'architecture religieuse, qui ne fleurit que quand tout un peuple sent, pense et croit comme un seul homme, prend
tout à coup un essor sublime : la grandeur, le spiritualisme des sentiments, se reflètent dans la grandeur et le spiritualisme des magnifiques cathédrales de ce temps.
On a dit que c'était sous l'effort de la violence exercée par les rois sur les peuples, que se sont élevés les gigantesques monuments de Memphis, de Thèbes, de Méroé, de Babylone et de l'Inde; mais d'abord il a fallu des siècles pour les bâtir, et la violence, que je sache, ne comporte pas une idée de longue durée. Pour moi. j'expliquerais ces merveilles, comme on a expliqué l'existence des églises du moyen âge : Par V assentiment de tous à une idée unique. Ces peuples tirent de l'architecture, parce qu'elle était dans leur génie, comme aujourd'hui l'industrie est dans le nôtre.
Etranges gens que nous sommes! nous pouvons concevoir une nation de tisserands, et nous ne pouvoir- dr une nation de maçons !
J'ai dit que le génie artistique était éminemmenl
; -if .• quand il esl commun à toul un peuple,
quand rien ne lui fait obstacle, il comporte alorsde
mœurs el di s coutumes si excentriques, qu'el-
îs
les échappent à l'intelligence des autres types. Voltaire, qui, à lui seul, résume complètement le type philosophique, comme il s'est révélé chez nous au XVIIIe siècle, nie Babylone et ses usages, tels que les a décrits Hérodote ; il nie la vieille Egypte, que les mains sacerdotales circonscrirent dans une sphère ailée, planant d'un vol immobile au milieu d'un cercle de dieux à tête de taureau; il nie l'Inde, qui sans doute l'eût nié lui-même, faute de pouvoir le comprendre .
À chaque siècle sa génération, à chaque génération son organisation, et, encore une fois, à chaque organisation son génie. Chaque siècle donc, en s'éteignant, emporte nécessairement avec lui le secret d'une notable partie des idées qui l'ont animé.
Herculanum et Pompéi, retrouvées après dix-sept siècles avec leurs enseignes obscènes et leurs fresques effrontées, sous les cendres où toutes deux descendirent vivantes le même jour, nous ont fourni plus de détails sur la vie intime et familière des anciens, sur leurs goûts et leurs idées courantes, que tous les livres qu'ils nous ont laissés.
Ce qui entre trop avant dans les convenances et
les habitudes d'une époque, n'est pas remarqué par elle; elle n'en prend pas note, et la postérité n'en a connaissance que par hasard.
Sous le point de vue artistique, ce furent des organisations immenses que celles des Sardanapale, des Néron, des Héliogabale, des Borgia père et fils, des Catherine IL Gomme ils demeurèrent toute leur vie fidèles à la logique de leur type, je ne pense pas qu'ils aient jamais connu le remords.
Carpocras d'Alexandrie et Basilide, les fondateurs de la secte des gnostiques chrétiens (sorte d'illuminés), loin de proscrire les plaisirs sensuels, les regardaient, au contraire, comme une voie de communication avec Dieu, et les rangeaient parmi les actes recommandés comme sains et méritoires.
<c Carpocras disait que Jésus était né de Joseph « et de Mario comme les autres hommes, et distinct gué seulement par sa vertu; que les anges avaient " fait le monde, el que, pour arriver à Dieu, qui a est au-dessus d'eux, il fallait avoir accompli « toutes Lés œuvres de la concupiscence, à Laquelle « il fallait, obéi/ en tout, attendu que c'est là la « force â qui l'Évangile prescril de céder. — Il
« ajoutait que l'âme qui résistait à la concupis- « cence en était punie en passant après la mort ce dans un autre corps, et ensuite dans un autre, « jusqu'à ce qu'elle eût tout accompli. — Qu'ainsi a le plus sûr était de s'acquitter de cette dette au « plus tôt, en accomplissant dans ce corps où l'on « se trouve, toutes les œuvres de la chair ; car il K tenait qu'il n'y avait point d'action bonne ou « mauvaise en soi, mais seulement par l'opinion a des hommes. De ce principe, il suivait que tous « les plaisirs étaient non-seulement permis, mais « commandés : aussi n'y en avait-il point que les ce gnostiques ne pratiquassent. Ils détestaient le « jeûne, disant qu'il venait de l'auteur du monde, « qui n'était qu'un ange inférieur. Ils se nource rissaient de vin et de viandes délicieuses, se baice gnaient et se parfumaient le corps nuit et jour. ce Souvent ils faisaient leur prière entièrement « nus, comme pour marque de liberté. Les femcc mes étaient communes entre eux ; et quand ils « recevaient un étranger qui était de leur secte, ce d'abord ils lui faisaient bonne chère, quelque « pauvres qu'il fussent ; et après le repas, le mari
« offrait lui-même sa femme. Ils nommaient leurs « assemblées Agapes, où l'on dit qu'après le fes- « tin ils éteignaient les lumières, et suivaient in- « différemment tous leurs désirs. Toutefois ils « empêchaient la génération autant qu'ils poug vaient. » {Histoire de l'Eglise, par Fleury.)
Il reste quelque chose de ces idées et de ces mœurs dans l'Abyssinie {Voyage de Bruce), et on les a retrouvées chez les nations artistiques qui habitent les îles de la mer du Sud.
Les amours où les sens n'ont point de part, comme l'amour filial, l'amour paternel, l'amour de la fi) mille, sont beaucoup moins intenses dans les mains artistiques que dans les mains en spatule et â phalanges extérieures carrées.