CONCLUSION
Nous répéterons, en terminant ce livre, ce que nous avons dit dans sa préface. Nous n'avons pas pris pour but de faire des traités pour apprendre aux peintres ce qu'ils savent aussi bien que nous, ni aux amateurs ce qu'ils ne peuvent apprendre qu'avec un professeurc Nous nous sommes borné à essayer de détruire les préjugés de l'ignorance, les pratiques nuisibles de la routine et à fournir aux artistes de bonne volonté les renseignements nécessaires pour tirer le meilleur parti de leurs outils, pour se procurer des matières solides et pour employer celles-ci de façon que leurs œuvres restent le plus longtemps possible en l'état où ils
les ont laissées, quels que soient les procédés dont ils se seront servis pour les faire.
L'espoir que ce livre sera utile à ceux qui le liront est bien naturel, mais nous avons encore l'ambition de croire qu'il aura de bons résultats, même pour ceux qui ne le liront pas.
L'accueil bienveillant que les élèves de l'École des Beaux- Arts ont fait au cours sur les procédés matériels delà peinture, et l'assiduité avec laquelle ils l'ont suivi, prouvent que ces questions commencent à ne plus leur être indifférentes; et nos élèves, c'est l'avenir!
Le goût de la science venant toujours à mesure qu'on étudie, on verra la jeune génération s'occuper bientôt de rechercher les traditions perdues et s'appHquer à profiter des leçons du passé. Déjà la Société des Artistes français a formé une Commission qui rendra, nous l'espérons, d'immenses services.
La mauvaise fabrication des matériaux que les peintres emploient est un fait avéré et l'idée du remède à trouver se généralise ; aujourd'hui on s'occupe de cette question et on ne s'en occupait pas hier, il était même de bon goût