CONCLUSION
de la mépriser. De tous côtés les symptômes se manifestent d'une réaction prochaine contre l'ignorance ; nous voyons se faire une évolution psychologique qui amènera les peintres à ne plus rougir de savoir leur métier et le moment n'est pas éloigné où un monsieur qui dira dans un salon : « Je me moque pas mal de ce que peuvent devenir mes tableaux après qu'ils sont vendus, » sera jugé aussi prétentieux et aussi ridicule qu'un architecte qui ferait fî de la solidité des monuments qu'on lui donne à construire.
Voilà assez longtemps que dure cette école buissonnière aux champs de la fantaisie. Que les artistes reprennent donc l'ancienne route tracée par les vieux maîtres : ils y trouveront de nobles exemples à suivre. Rubens, un des hommes les plus érudits de son temps; Van Dyck, chimiste distingué ; Léonard de Vinci, ingénieur et mathématicien; Michel-Ange, peintre, architecte, sculpteur et poète, et tant d'autres encore, ont bien prouvé que le savoir ne nuitpaa au génie.
Espérons donc que la science et la peinture,
après avoir été séparées longtemps, resteront définitivement liées dans Favenir comme elles l'ont été dans le passé, et nous considérerons alors comme une grande récompense de nos travaux d'y avoir été pour quelque chose.
APPENDICE