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LE PRIX DES AUTOGRAPHES

de la curiosité. D'ailleurs, un certain nombre de ceux du fonds Letellier, qui se trouvaient dans la collection Chambry, ont été annulés par moi. Chacune de ces lettres autographes a été marquée à l'emporte-pièce de cette mention : Autographe certifié faux. D'autres ont été détruits. Tous sont signalés et ne peuvent plus tromper personne. Il en est de même pour les autres faux que j'ai mentionnés. Quant aux fabrications de Vrain-Lucas, elles sont conservées, à titre de curiosité, à la Bibliothèque nationale. Je tiens à honneur de faire disparaître les pièces fausses ou suspectes, et j'ai déjà été assez heureux pour en diminuer considérablement le nombre.

Les fac-similés ne sont pas aussi difficiles à reconnaître que les faux. Si parfois on confond une pièce gravée, lithographiée ou photographiée avec un autographe, c'est par manque d'attention surtout. Aussi, lorsqu'on a le moindre doute sur un autographe, on se livre à l'expérience suivante : on trempe une plume dans un acide et on fait tomber une goutte du liquide sur la queue d'une lettre. Si l'encre disparaît, c'est un autographe; si elle ne bouge pas, c'est une impression, un fac-similé.

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