CHAPITRE VL
I-^EIS DERNIARS IKITIÉB DE L'aKCIE» MOKDE : APPOL^ LONIUS DE THYAIIE, MAXilfE d'ÉPHËBE ET JULIEM. — LES PAÏENS pt LA RÉVOLUTION. — UN HltRO- PHANTEDE GÉRÉS AU DlX-fîUITIÈME SIÈCLE.
Le sacrifice de soi-même pour les autres a quelque chose de si insensé en apparence, mais de si sublime en réalité, que cet antagonisme qu'on y trouve entre la raison égoïste et Tenthousiasme du dévouement justifie complètement le
Credo quia absurdum du paradoxal TertuUien. La foi, comme l'antique Minerve, naquit toute armée et se posa tout d'abord en triomphatrice. La nature elle-même, la sainte et immortelle nature, sembla vaincue un instant, parce qu'elle était surpassée. Le jour oîi un homme mourut volontairement pour sauver les autres, le surnaturel fut prouvé.
Alors les sages de ce monde et les raisonneurs s'étonnèrent ; ils cherchèrent dans l'Ëvangile le
sang valait une goutte de saug rédempteur^ et, pour que la rauçoii fût efficace . il ne fallait pas qu'uue seule pai*celle de la chose rachetable se perdît.
Le saug d*Abel criait vei*s Dieu, dit la Bible. Uui donc pouvait le faire taire? Pour éteindre cette voix il fallait une voix plus puissante, celle du saug de Jésus-Christ. Le sang d'Abel demandait justice : Abel n'était qu'un homme , et le sang de Jésus avait seul assez de force pour crier que la j ustice, chez Dieu , c'est le pardon. Qui donc * avait pu lui dire cela? Jésus-Christ seul le savait
pour le dire au monde, et, s'il le savait, c'est qu'il était Dieu !
Aussi pouvait-il seul abolir le sacerdoce de sang et instituer la prêtrise du sacrifice volontaire. C'est ce qu'il a fait, c'est ce que les martyi's ont compris, c'est ce que les saints connue Vincent de Paul ont essayé, non pas vainement, mais si difr ficilement encore sur la terre, et vous osez dire
! que le christianisme s'en va! Je vous demande
I s'il est venu au monde autrement que comme
[ une parole incomprise et un prodige contesté?
] Je vous demande si le sang d'Abel a cessé de
; couler, et si le saceidoce a échappé définiti-
vement aux mains sanglantes des enfants de Caïn?
On dit que tous les ans, à Naples, le sang du martyr Gennaro se liquéfie et bouillonne comme s*il ne pouvait se reposer; on dit qu'en plusieurs endroits de la France le vin des calices est redevenu du sang, et que les hosties consacrées se sont rougies d'une sueur semblable à celle de Tagonie au jardin des Oliviers. C'est que les martyrs sont srdidaires les uns pour les autres ; c'est que le sang non expié crie contre les effusions du sang nouveau. Le sang de saint Janvier proteste contre l'inquisition encore vivante dans la triste cervelle des Gaumeet des Yeuillot. Le vin de l'Eucharistie redevient du sang pour défendre aux indignes prêtres de le boire, et les hosties s'injectent des nuances du meurtre, comme si le Christ décou-* ragé renonçait à la transsubstantiation et redevenait un cadavre.
Quand le Christ devient un cadavre, c'est qu'il se prépare à ressusciter, et nous croyons que la résurrection du christianisme est prochaine ; mais ce n'est pas ce que nous avons à prouver ici. Demeurons dans notre sujet et constatons seulement que le règne des dieux de sang est fini. Ne ver-
— causons donc plus le sang, ne l'agitons plus, même pour en faire sortir des dieux. Laissons en paix les morts, car les oracles du sang répandu sont frères des oracles de la tombe. La table tourne parce que le sang s'agite; laissez le sang se calmer, et lès prétendus esprits se tairont.
Oui, spirites, les esprits qui parlent dans les tables sont les esprits de votre sang. Vous vous épuisez pour animer le bois, comme ces prêtres du Mexique qui croyaient donner une âme à leurs idoles en les barbouillant de sang fraîchement répandu. Ce que vous faites, on le faisait avant la venue de Jésus-Christ ; on l'a fait et on le fait peut-être encore dans l'Inde; on le fait surtout chez les sauvages, où les jongleurs entourent de chevelures saignantes l'autel de leurs manitous, qu'ils cckijurent et font parler. Le magnétisme, c'est la projection des esprits du sang, et vous magnétisez vos meubles en appauvrissant votre cer^ veau et votre cœur.
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CHAPITRE VI- LES DSRNIARS IKITIÉB DE L'aKCIEI^ MOKDE : APPOL- LONIUS DE THYA2IE, MAXilfE D*ÉPHâ8E ET JUUEM. •~ LES PAIeNS pt LÀ RÉVOLUTION. ^ UN HltRO- FHA19TËDE GÉRtS AU DIX^HUITIÈMB SltCLB.
Le sacrifice de soi-même pour les autres a quelque chose de si insensé en £lpparence, mais de si sublime en réalité, que cet antagonisme qu'on y trouve entre la raison égoïste et Tenthousiasme du dévouement justifie complètement le Credo quia absurdum du paradoxal TertuUien. La foi, comme l'antique Minerve, naquit toute armée et se posa tout d'abord en triomphatrice. La nature elle-même, la sainte et immortelle nature, sembla vaincue un instant, parce qu'elle était surpassée. Le jour oi!i un homme mourut volontairement pour sauver les autres, le surnaturel fut prouvé.
Alors les sages de ce monde et les raisonneurs s'étonnèrent ; ils cherchèrent dans l'Ëvangile le
secret de la puissance du christianisme et ne le trouvèrent pas. Ils ne virent qu'une compilation mystique de paraboles juives et d'allégories ^yptiennes; ils résolurent d'opposer un livre à ce livre et un honune à Jésus-Christ, et c'est ainsi que fut écrite la vie d'Apollonius de Thyane. Ce monument contemporain desÉyangiles n'a pas été assez étudié : on y trouve des histoires et des symboles ; la fable y coudoie la vérité, mais cette fable est toujours une doctrine présentée sous le voile de l'allégorie. C'est ainsi que le voyage d'Apollonius dans l'Inde, et sa visite au roi Hiarchas dans le pays des Sages, figurent le dogme entier d'Hermès et contiennent tous les signes convenus, tout le secret des anciens sanctuaires, c'est-à-dire le grand œuvre de la science et de la nature. Les dragons de la montagne sont les métalloïdes ignés qui contiennent le mercure philosophique; le puits où se trouvent les résen oirs de la pluie et du vent est le caveau où fermente le feu électromagnétique alimenté paï* l'air et excité par l'eau. 11 en est de même des autres svmboles. Le roi Hiarchas ressemble, à s'y tromper, à ce fabuleux Hiram, auquel Salomon demandait les cèdres du Liban et l'or d'Ophir. Remarquons
que Jésus ne demande rien aux rois de son temps et que lorsque Hérode l'interroge il dédaigne de lui répondre.
Apollonius est sobre ; il est chaste comme Jésus, et comme lui il ^ dévoue à une vie errante et austère. La différence essentielle entre Tun et l'autre, c'est qu'Apollonius favorise les superstitions et que Jésus les détruit ; qu'Apollonius excite à verser le sang et que Jésus maudit les œuvres du glaive. Une ville est affligée de la peste, Apol* lonius arrive, le peuple, qui le regarde comme un thaumaturge, se presse autour de lui et le conjure de faire cesser le fléau. La peste qui vous afflige, la voilà ! s'écrie le faux prophète en montrant un vieux mendiant. Lapidez cet homme, et la contagion cessera. On sait de quoi est capable une multitude furieuse de superstition et de peur. Le vieillard disparaît sous un monceau de pierres. Philostrate ajoute qu'on déblaya ensuite la place du meurtre et qu'on n'y trouva autre chose que le cadavre d'un gros chien noir ; et ici l'absurde n'arrive pas à justifier l'atroce. Jésus ne faisait lapider personne, pas même la femme adultère ; il ne rejetait pas les fléaux publics sur la tête du pauvre Lazare, que le mauvais riche repoussait
du seuil de sa porte, et dont les chiens avaient pitié. Pour remède à la miière, cette pesta aux yeux des heureux, il donnait le paradis et nûn le dernier supplice. ÂpoUomus ici n'est qu'un misérable sorcier, et Jésus est le filMie Dieu.
Apollonius a des visions ; il assiste en esprit au meurtre du tyran de Rome, et il pousse des cris de joie. Courage I dit-il en s'adressant aux assas* sins; frappez, immolez ce monstre! Jésus n'a pas une parole de malédiction contre Hérode et contre Pilate, et prie même pour eux en même temps que pour ses bourreaux, lorsqu'il dit cette parole sublime : Père, pardonnez-leur; car ils ne savent ce qu'ils font!
Le génie d'Apollonius est une brillante folie qui se révolte et qui proteste, celui de Jésus est une raison modeste qui accepte et qui se soumet.
Avec Apollonius de Tyane, le vieux monde semblait avoir dit son dernier mot ; mais la Providence, qui est belle joueuse, lui donna encore Julien, afin qu'il pût essayer encore une fois de prendre sa revanche. Julien était un philosophe comme Apollonius et un empereur comme Mare** Aurèle. Mais c'était aussi un sophiste h la ma**
oière de Libanius, et il donnait toute sa confiance à des charlatans comme Jamblique et Maxime d'Éphèse. Jamais cet esprit raide et guindé n'avait pu comprendre les doux mystères de la crèche. Julien n'aimaU pas les femmes et n'avait pas d'enfants , il était chaste moins par sacrifice que par mépris du plaisir; sa rudesse philosophique allait jusqu'à lui faire négliger les soins les plus vulgaires de la propreté. Il avoue, dans le Mùo^ pogon^ que ses cheveux et sa barbe étaient hantés par les insectes les plus sordides, et il s'en fait presque un mérite. Ici le César pedicidosus devient véritablement grotesque. « Oh ! le beau menton de bouc ! oh I le barbu mal peigné ! » chantaient les habitants d'Antioche. Julien croit répondre en reprochant aux chanteurs leur mollesse et leurs débauches. Comme si les vices des uns pouvaient autoriser la malpropreté de l'autre. Ce héros crasseux, qui avait reçu malgré lui du christianisme une teinte ineffaçable de philanthropie, était, par religion, amateur des sacrifices et du sang. Quel victimaire que ce grand philosophe ! quel boucher que cet excellent prince ! disaient les prédécesseurs de Pasquino. Aussi le voyait-on toujours les vêtements retroussés et les mains pleines d'en*
tràilles fumantes. On n'était plus au temps où les princes grecs, chantés par Homère, égorgeaient et dépeçaient eux-mêmes les victimes. Julien ne comprenait ni son époque ni la dignité de son rang. Néron avait pu se fairei'liistrion parce que, suivant la belle expression de Tacite, la terreur lui faisait raison du mépris; mais Julien, trop bon pour se faire craindre, trop désagréable pour se faire aimer, ne pouvait échapper au ridicule en exerçant les fonctions dégoûtantes des sacrificateurs antiques. On le sacrifia enfin lui-môme, et le monde chrétien applaudit.
On assure qu'après sa mort on ouvrit les portes d'un petit temple qu'il avait fait murer avant de partir pour son expédition de Perse, et qu'on y trouva le cadavre d'une femme nue suspendue par les cheveiix et le ventre ouvert. Est-ce une invention de la haine ou la révélation d'un mvstère? Cette femme était-elle une martyre ou une victime volontaire? Nous penchons vei's cettedernière idée. Une jeune fanatique s'était trouvée peutêtre alors qui avait voulu opposer son sacrifice h celui duCliristpourlaprospéritédu règne deJulien et lo retour aux anciens dieux. L'empereur avait fermé les yeux et le grand pontife avait seul assisté
à l'holocauste. Le temple muré, la \ictime sanglante suspendue entre le ciel et la terre comme une prière palpitante, tout cela ressemble à une pai^xlie du crucifiement. On sait qu a une époque toute rapprochée de nous de jeunes filles se faisaient ainsi crucifier pour le triomphe de la protestation janséniste, et, si Ton songe aux rites barbares qui déshonoraient la i*eligionde Julien, on ne rejettera pas immédiatement comme une calomnie posthume l'histoire de la femme sanglante et du temple muré. Julien avait été initié aux grands mystères par Maxime d'Éphèse, et il croyait à la vertu toute-puissante du sang.
C'est en effet par un baptême de sang que Maxime d'Éphèse l'avait consacré aux anciens dieux. Julien, conduit dans la crypte du temple de Diane à demi nu et les yeux bandés, reçut des mains de Maxime un couteau, et une voix mystérieuse lui ordonna de frapper une pâle figure humaine qu'on lui laissa seulement entrevoir; le bandeau fut remis sur les yeux du néophyte, on conduisit la main de Julien et on lui fit toucher une chair toute chaude et toute vivante ; il y plongea le glaive sacré, puis on le força de se prosterner sous la fontaine qu'il venait d'ouvrir. Une
aspersion chaude et nauséabonde le fit tressaillir, mais il garda le silence et reçut jusqu'au bout la consécration du sang versé. Par ce sang, disait Maxime, je te lave de la souillure du baptême. Tu es le fils de Mithra e^ tu as plongé le glaive dan^ le flanc du taureau sacré. QueFablution du taurobole te purifie ! Julien venait- il de sacrifier un homme? n avait-il immolé qu'un taureau ? c*est ce que lui-même alors devait ignorer ; miais que ces rites aient été ceux des grands mystères, nous n'en saurions douter, puisque nous les retrouvons encore dans les traditions de Tilluminisme et dans les anciens rituels de la maçonnerie, héritière, comme le savent tous les érudits en cette spécialité, des doctrines et des cérémonies de Tancirane initiation.
Suivant l'usage des historiens anciens, Ammien Marcellin a composé une belle harangue qu'il met dans la bouche de Julien mourant, comme si un homme qui a le foie traversé par un dard pouvait songer à faire des harangues. Ici nous aimons mieux croire à la tradition chrétienne qu'à l'histoire sophistique. Or, voici ce que dit cette tradition : Lorsqu'on eut retiré le javelot à trois tranchants de la blessure de Julieli,
lorsque son sang coulait à flots et qu'il se sentait défaillir, il remplit ses deux mains de ce sang qu'il perdait et les éleva vers le ciel en prononçant ces mystérieuses paroles : Tu as vaincu, Galiléen ! On a pris ces paroles pour un blasphème, mais n'était-ce pas bien plutôt une rétractation tardive ? L'initié du taurobole comprenait trop tard que le sacrifice de soi-même l'emporte sur le sacrifice des autres. 11 sentait qu'en donnant son propre sang pour les hommes, le Christ a pour jamais abrogé les sacrifices sanglants de l'ancien monde. Le souverain pontife de Jupiter donnait sa démis^on en offrant à son tour au ciel son propre sang au lieu de celui des boucs et des taureaux. Oui, semblait-il dire, toi que par mépris j'appelais Galiléen, tu es plus grand que moi et tu m'as vaincu ! Tiens, voilà mon sang que je te donne comme tu as donné le tien. Je meurs et je reconnais que tu es mon maître ! Tu as vaincu, Galiléen !
Les mains du malheureux empereur s'affaiblirent, son sangretomba sur sa tête, et Ton crut qu'il avait Voulu les secouer contre le ciel. 11 se purifia peut-être ainsi des souillures du taurobole et renouvela les traces effacées de son baptême. Son
acte (le repentir fut méconnu et laissa peser l'anathème sur sa mémoire. Mais il avait été bon et juste, et Dieu ne laisse pas périr à jamais ceux qui ont aimé et cherché le bien même dans les ombres de Terreur.
C'est sur la foi des fantômes évoqués par Maxime d'Ephèse que Julien avait cru à Texistence réelle de ses dieux, ^t ces fantômes étaient les hallucinations du sang. Ou assure que Julien, épuisé par les jeûnes préparatoires et tout tiède encore de son baptême de sang, vit passer devant lui toutes les divinités du vieil Olympe. Il les vit non pas tels que les représentent les poètes de l'antiquité, mais tels qu'ils existaient alors dans l'imagination désenchantée des multitudes, vieux, décrépits, misérables, abandonnés. Ce n'étaient plus les grandes divinités d'Homère, c'étaient les dieux grotesques de Lucien, tant il est vrai que les prétendus esprits qu'on évoque sont des mirages ou des reflets d'une imagination collective. Le spiritisme visionnaire , c'est la photographie des rêves.
Les photographies mentales sont d'ailleurs plus durables que les photographies solaires, car, si les premières s'effacent, on peut les renouveler
toujours en rejetant son esprit dans les mêmes aberrations.
Nous avons vu en 93 les derniers initiés aux grands mystères, les philanthropes de Técole de Julien, poursuivre à travers ijn nuage de sang le fantôme de la liberté. Nous avons vu en quelque sorte s'échapper de la tombe des Brutus grotesques et des Publicola sordides qui juraient par la sainte guillotine en invoquant les dieux. Saint- Just rêvait un monde gouverné par des vieillards laboureurs et vertueux décorés d'une ceinture blanche. Robespierre se créa lui-même grandpontife, et, suivant la loi sanglante des antiques mystères, il dut périr sous le couteau de ceux qu'il avait initiés ; tous philosophes et apostats comme Julien, ils périrent Qpmmelui endésespérant de l'avenir. Mais moins généreux que lui, ou peut-être moins sincères, ils périrent sans présenter au ciel l'offrande de leur propre sang et sans avouer qu'encore une fois le Galiléen avait vaincu.
Voilà où conduisent les rêves, voilà ce que produit l'évocation des morts. Si l'on avait laissé dormir dans leur tombe les Brutus et les Ga;ssius, si les spectres de l'aréopage et du forum ne s'étaient
pas dressés dans la cervelle échauffée de ces hommes dont la raison était si bien représentée par une femme dissolue, on n*eût pas jeté par milliers les enfants de la France dans la gueule dévorante du Moloch révolutionnaire. Mais les larves qui nous viennent d'outre-tombe sont toujours froides et altérées ; les fantômes demandent du sang, et quand les têtes se désorganisent au point d^enfanter des visions, les mains sont bien près de commettre des crimes.
— Donnez-moi des flèches] s*écriait Quanctius Aucler, qu'un faible hiérophante de Cérès venge la nature outragée ! Il s'agissait de tuer les prêtres ; mais notre homme, que T hallucination révolutionnaire avait rendu conplétement fou, voulait les tuer à coups de flèches, afin de donner à leur supplice une couleur plus antique. Ce Quanctius Aucler, qui se disait hiérophante de Cérès, a laissé un livre curieux intitulé là Trëicie^ oti il demande sérieusement le retour au Culte de Jupiter, puisqu'on ne pouvait pas s'en tenir aii règne de Saturne. Mais la Révolution tie Voulut adorer ni Saturne ni Jupiter ; elle fut elle-Èdênle Saturne, et, suivant la sombre prophétie de Vergniaud, elle dévora tous âes enfants.
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