‹ La science des espritsChapitre 40 sur 84 · IDA · texte numérisé non relu

IDA

lin fcit jnei[pli6»ble pwr yop sp BJfo4Bit. yot«a ipiBgimiion préF^^m» Texpliqiw 4 s» mftT- Bii^Q, AyazryaiK £aijt sute <3te ft» ? jNo»; v^ç i»T^ Sut ffii^àe^ témérité y mi^ si ^ous voulm> mèm», àf^

puérilité. Une yoii: sort du muf, ^U^ mu^ pM^^ qoiw «^ 6ayoas d'oit eUe viant. C'est «Mut Miake^l, dît ice paii¥i^ Viutras ; c'est h diaJ^ 1 Si'écm oe qtéebaiit M. fie Nimtie, qui s'indipa d*êtin3 ^rr p^ bon, et tous daux écmwi iQ gros Ursos^ Maiseafia, (pm disait cette voix? UmpmyreiUB, alairs ga n'est pas saint Michel ; des wiffmiéê, alors 0!^ a*est pas le diable. Mais enfin, qmi^ qu'nn a parlé, car nous a^oos entendu la voa et nous savons qne les murs no parlent pas. TFèsr «bion, xûais qu'allons-nous conjclure? Tout sim«plemept cec^i : quo ce n'est pas le niur q^i a parlée mais alors qui ost-^^ donc ? ie vous le dirds ai je la fiavais : mais si je vous le dis ne le ^chant paa, ja suis un nienteurou un imbécile.

û simpln bon sens, que tu es rarei Mais ici qudqu^un va m'arrêter. Moïse, me dira-t-on, a enteadii^M veix^uirle Sinaï : comment a-4;-4l pu

Savoir 1^ ^'élaU celle de Qieu, colle du dial^le, op @dle d'iin rftfd? C'était p^it-ètre Vkm» phydque 4^ lisi torre; c'était peut-être le géni^ irrité dç r%ypte qui Youlait, en trompent les Hélnrrax, yeiiger les désa^tms de la mer Rouge. Moïse a cpu ipM i^'M^ Dieu. Mais qudle raison infaillible avait-il de le croire? Pourquoi, en affirmant que c'était Dieu, a^étaiir41 ni un menteur ni un imbécile? Pourquoi? Je vais tous |e dire : c'est que les lois du Sinaï sont répression de la raison la plus haute et la plus pure; c'est que le I^calogue était grayé 4Gtns la conscience ées hommes avant d'être sciljpté sur la pi^^e par les doigts de Dieu, qui, comme on «ait, n'a point de dmgts; d^est que les éclairs et les tcHinerres dont rugissait et s'éche?elait la montagne n'étaient, dans cette pi«miàfe scène du grand drame de la révélation pMltive, que des décorations et des accessoires. Je cous demande un peu ce que peut faire à ia pioelafnation du dogme de l'unité de Dieu une tfo Apette de plus ou de moins?

Quand Jésus, par l'héroïsme divin de sa mort, prouve au monde l'immortalité de i'âine, lorsque, victorieux de Tagonfe , il pousse un cri de ti4oBphe, puis penche la tôtedeucement et meurt,

qu'ai-je besoin que les pierres se fendent et que les tombeaux s'ouvrent ? Laissez-moi ignorer ces prodiges ; je n'ai pas trop de toute mon âme pour admirer le dernier soupir du juste. Otez-moi ces fantômes, je n'ai pas le temps de les voir; ma pensée est absorbée tout entière dans une sublime réalité !

Je ne cherché pas, comme certains écrivains modernes, à m'expliquer ridiculement les miracles de l'Évangile, je ne m'efiforce pas de soupçonner, par exemple, que Lazare, malade, fût enseveli vivaat et abandonné pendant quatre jours dans le tombeau par ses sœurs, afin d'|ttirer vers ce piège étrange la vanité complice ou naïve de quelque thaumaturge douteux. Histoire ou légende, le récit évangélique m'impose la vénération, je me rappelle le magnifique tableau du prophète Ézéchiel, debout au milieu des osse-ments. Penses-tu, ô prophète, que ces débris puissent revivre? Et voilà pourtant qu'à la parole de l'homme obéissant à Dieu, la vie frémit et se remue dans toute cette campagne de la mort. L'esprit du Verbe a soufflé, et l'humanité \a renaître. 11 en est de même de Lazare. Le Lazare, le grand lépreux humain, le malade de la terre,

est mort depuis quatre jours, c'est-à-dire depuis quatre mille ans, car, devant Dieu, dit ailleurs l'Écriture, mille ans sont comme un jour. Il est déjà en putréfaction, ce genre humain que gouverne l'empereur de Gaprée. Sauveur du monde, vous arrivez trop tard. Si vous eussiez été là, le Lazare ne serait pas mort. Jésus ne répond rien, mais il pleure, et l'on dit : Voyez comme il l'aimait !

Puis il fait ôter la pierre, il appelle le mort à la vie, et le mort se lève, encore garrotté dans son linceul. Voilà les commencements du christianisme. Déliez-le, dit le Sauveur, et laissez-le aller en liberté; en voilà l'accomplissement et la fin. Ceci n'est pas l'histoire d'un homme, c'est la légende prophétique du monde, c'est le complément et l'explication de la vision d'Ézéchiel. On respire dans ce récit le souffle divin à pleine poitrine. On pleure avec Jésus, ou tressaille et on se dresse avec Lazare; on tend vers le ciel des mains encore captives. Lazare, ce sont les esclaves d'Amérique , ce sont les opprimés de l'Irlande , ce sont les martyrs de la Pologne. Dites , oh ! dites. Seigneur, qu'on les délie et qu'on les laisse marcher !

Qu'ai-'je besoin de chereher autre (^lose dans cette page qui m'impressionne si mement? Je sais qn elle est traie, je cèdte à l'éffifction Qu'elle m'inspire; mais est-ce simpteteent une parsHbole , est-ce le récit d'un évén^nent ? Je n'en sais rien, et, par conséquent^ je serais téméraÎTO d'affirmer lànlessus quelque chose de contraire à renseignement de l'Église. Ici la tradition dés pères est avec moi, ils ont compris le symbole Comme je le comprends et se sotit bien gafdés de nier l'histoire qui sert de base à ce sym-^ bole. Je dois imiter leur sagesse, mais la pautre critique de M. Renan m'inspire une fritte profonde.

La forcef de l'Éyangile n'est pas dans les mi-racles que raconte ce livre sacré, mais dans la raison suprême, dans le logos, qni est la lumière de tout homme venant dans le monde, comme le dît saiùt Jean. « Vous me deniandez qui je suis, dirait iésus, je suis le principe qui parle. » En tûtA qu'opposé aux lois ordinaires dé la Uàture , lé miracle resiÉëmble à une erreur ; inaii^ la vérité , totf jcriirs la même , fait pâlir l'éclat éphémère' de tbtis leSf ptodigës devant les splendeurs de l'or^ dre éternel !

On tie feaatiit mfktmer la téi*tté dafi^ d»é? t(Hlififé, et ^i^ dôiiféè^éîit éUë né sânt&ît èft sortir. £î%ét là vie qui irayonne sui* la mort , ^ ce n est pas la mort qui petit rayonner* Siif là i^*; L'ëèprît des ^anfdfs hôïfltn^s n'a pas besoHi ée reteïiii* Vël-g fiàitk' d Wf rMombe , il resté tôtijôfli'ér ëûr là terrë. Coiisùlféùrô d'oràcïes îutàhtes, ytyîïÉ réssetnbiez â deé hbtniïies qtii passeraîeîit lôdi^ elistencë à regarder au fond d'Uti puitfe portf

apercevoir le soleil.

Sacrifier la vie présente à une existence future, c est Tésprit du èiïiristianisiïie, défini par tous ïes ascètes. Trouver dans ce sacrifice même le bôilhetir le plils grand de la vie présente , c'est le génie dû christianisme , non nioins finement preédeiiti que iriagnifiquement rêvé par l'âme de Chateaubriand : mais le ccéur du christiahisme, sôti ëèsérice, sa loi fondamentale, c'est la hiérarchie directement opposée à rànarchie. Par la hiérarcïiié, en efffet, la société se constitué et s'élève; par l'anarchie, elle se morcelle et Se détruit. La hiérarchie, c'est la commûiiibn ; l'anàrfchié, c'eèt l'eïdommùnicafiôà volontaire. Là hiérarchie, c'est l'homme dévoué à la société et protide par elle ; l'anarchie, c'est rhommë pros^

crit par la société et conspirant contre elle. La hiérarchie enfin, c est Thomme tout-puissant parce qu'il est multiple ; l'anarchie , c'est l'homme impuissant parce qu'il est seul.

(( Si Dieu a parlé, dit Rousseau, pourquoi n'en ai-je rien entendu ?» — C'est à ta conscience qu'il faut le demander, toi qui veux marcher seul, et qui fais le sourd quand la société parle. Dieu devait-il avoir une rédemption pour l'humanité et une autre rédemption pour Rousseau ? Rousseau est-il plus ou moins qu'un homme ? S'il est plus, où sont ses titres? S'il est moins, où sont ses droits ?

Mais , direz-vous , si la société veut imposer à ma foi des absurdités qui révoltent ma raison , puis-je abjurer ma raison pour y croire? Non; la société ne te commande pas la foi , mais elle te défend de troubler la paix des croyances communes par les révoltes de ton esprit ou de tes rêves : doute, si c'est ton malheur, mais tais- toi ; car c'est ton devoir.

Les inspirations personnelles ne sont rien tant qu'elles n'ont pas reçu la sanction sociale. L'homme de génie est celui qui pense mieux que personne ce que tout le monde pense ou voudrait

penser. Le penseur excentrique, qui ne rencontre la sympathie de personne, n'est pas un homme de génie; et, s'il s'obstine, c'est un fou.

Ce n'est ni Luther ni même Savonarole qui peuvent réformer l'Église, tant que l'Église brûle Savonarole et excommunie Luther': se séparer d'un malade, ce n'est pas le guérir ; et le concile de Trente n'a rien à attendre ni à recevoir des fantaisistes de la Confession d'Augsbourg.

La même loi qui oblige le fidèle à marcher avec l'Église, oblige l'Église à marcher avec l'humanité, sous peine de n'être plus l'Église. C'est ainsi que l'Église judaïque n'a plus été que la synagogue, quand elle s'est laissé dépasser par le progrès chrétien.

Dieu ne change pas ; mais l'idéal divin peut changer, et nécessairement il change avec le génie des nations. « Quand l'homme grandit, Dieu s'élève, » a dit le Psalmiste; et quand Dieu s'élève, son Église se transfigure ; mais c'est toujours en se rapprochant de la suprême raison. En admettant , ce que nous n'admettons pas , que le christianisme ait fait son temps, je comprends le déisme de Voltaire, mais je ne comprends pas la théurgie de Maxime d'Ephèse et de Julien.

- *40 rr-

, QufrjjrQttvft, m effet, ^m. nm», « p* j'ei* qu'il

Christ est dépassé : rm et par qui donp ? grwd

Ofpu f Vjws uae mm^vm M\m Ksfdae; Allons 4q^J déddément vous plaisfiatô^,

JSpws ^'adJ«çtto^s p^ , ^Jjjsaajs-raous ^ que le 4]p^f^tiftmsme pit fait son temp^ et que ^ i^it iui 4r}>re p[iort, cap il n'a pas ^eore àmijpé ses fruits. I^'jÊ^ngile n a pas été eotendu, 1^ vérité xC^ pas été ôpseiguéa dans son e^ti^p ; de$: enfants ^t.é$kelé la lettre^ maiii l'esprit est resté au i&nà 4u tasta, fM>xn]iiô Taspérauce au fond de I4 botte ite Pafldora. Nots croyons ^onc qu'il ne s'^it pas d'e][}8eign£r qiielque chose de nouveau, mais de mieux expliquer ce qui a été enseigné. Cet ensei^ guident Rieilleur, c'est de relise a^le que nous Fatteudons ; et c'est pour cela que nous déposons à ses pieds le résultat de nos recherches et de nos études, afin qu'elle lise et qu'elle juge.

Approuvés ou non par TÉglise , nos travaux seront utiles au monde ; car, si T Eglise peut défen- 4i!e au croyant excentrique de dogmati^r, elle ne peut empêcher le savapt d'enseigner. Or, oe n'est pas sur la religion , niais bien sur la science des esprits que nous appelons aujourd'hui l'atteation

des penseupsw Notre but, en éerivantiiôt ônvra^ n'est pas uniquement d'opposer «ne digu^e à Tépidémie d« spiritisme. Nous ne sommes, de parti pris , les adversaires de personne i nous aimons ceux ^^ui ehercfadnt , ear nous avons longtemps oherché , et c'est à eux surtout quei nous voulons faire part de nos curieuses décou-* vertes.

La grande hypothès^ nécessaire des destinées

futures a été travaillée et conduite, de déd^ction

en dédtiction, par les sages de lancien monde.

La pneumatique kabbalistique est véritablement

une science, parce qu'elle procède méthodiquer*

ment et exactement, en allant du connuàriU'^

connu par la voie des analogies les moins dou-

taises, parce que les faits lui révèlenl^des lois, et

que sur ces lois elle pose solidemeiit la base da

ses hypothèses toujours prudentes. C'est donc

la pneumatique kabbalistique que nous avons

révélée à m)s lecteurs. Nous y joignons l'analyse

du profond traité d'Isaac de Loria sur le progrès

circulaire des âmes (De Revolutionibus cmimcu-

rum) ; celle du Sepher Druschim par le même

docteur. Nous tirons des ténèbres de loccul-

tisme ces livres prodigieux dont le monde mo-

deme n'a plus la clef, et nous croyons avoir bien * mérité de la science et de la raison.

Avec le secours de ces puissantes lumières, nous expliquons les phénomènes étranges que les demi-savants trouvent si commode de nier, et qui pourtant les écrasent de leur évidence. Oui, les statues tressaillent, les marbres pleurent, les pains sacrés s'injectent de sang; oui, une main a pu sortir de la muraille pour terrifier par- une inscription menaçante le banquet impie de Balthazar. Nous avons vu, entendu et touché de semblables prodiges; aussi ne dirons-nous pas que nous y croyons, puisque nous savons de science certaine que cela est.

Le miracle n'est pas un fait contraire aux lois de la nature; autrement il ne saurait être sans que la nature fût bouleversée. Mais c'est un fait exceptionnel et en dehors des habitudes de la nature, si Ion veut nous permettre de parler ainsi. Le miracle en un mot, comme tout ce qui existe, ne peut exister sans raison ; il ne prouve donc rien contre la raison, et c'est ce que notre livre doit établir clairement, ainsi que nos autres ouvrages.

Oîtte vérité une fois reconnue, la superstition

devient impossible ; le fanatisme s*en va, la vraie religion emprunte» tout son éclat à la raison suprême et dédaigne de vains prestiges. La foi ne trouble plus les âmes; elle les soutient et les console pendant que la science les éclaire. L'humanité sort de lenfance; elle repousse en souriant et replonge dans leurs ténèbres les revenants et les vampires. Les forces secrètes de la nature deviennent les conquêtes de Tintelligence; le symbolisme s'éclaire de lui-même, les allégories parlent, l'histoire se dégage des nuages delà fable. C'est ainsi, disent nos prophètes, qu'un jour le Fils de l'Homme, abaissant les nuées du ciel, paraîtra dans toute la gloire et dans toute la simplicité de son humanité sainte, et, ouvrant le livre des consciences, jugera les vivants et les morts.

L'auteur de ce livre ne craint pas d'avouer qu'il a eu lui-même les plus étonnantes et les plus formidables visions : il a vu et touché les démons et les auges comme les faisaient voir et toucher à leurs adeptes Maxime d'Éphèse et Schrœpfer de Leipsick. Il a pu comparer les hallucinations de la veille avec les illusions des songes, et de tout cela il a conclu que la raison

(Jirige^nt h foi et la foi «o^te^ftnt I« miso» ^nt les seules lumières véritables de no^ âmes, que tçut le reste n'e^t que fetigue vaine du ce^y^au, al)erratipp des sens et délires de la pensée, Il

n'écrit doflç pap smilewient ce qn'ij suppose, a

enseigne hardiment ce qu'il sait.

Aussi son livre est41 intitulé : La science des Esprits^ et non pas Gonjectujiei^ ou Essais sur les esprits.

C'est après être descendu de gouffre en gouffre at d'épouvante en épouvante jusqu'au fond du septième «erele de Tabîme, c'est après avoir traversé dans toute sa longu^ir l'ombre de la cité dolente, que le Dante, en se retournant et en prenant, si je puis parler ainsi, le diable à rebroussepoil, remonte victorieux et consolé vers la lumière. Nous avons fait le même voyage, et nous nous présentons au monde la sécurité sur le front et la paix dans le cœur. Nous venons dire tranquillement aux hommes que l'enfer, que le démon,

que le gouffre sans espérance, que les chimères, les satyres, les goules, les péchés personnifiés, le dragon à trois têtes et tout le reste de la fantasmagorie ténébreuse n'est qu'un cauchemar de la folia, mais que Dieu seul vivant, seul réd, seul

présent partout, remplit sans y laisser de vides, remplit, dis-je, Timmensité sans bornes des splendeurs et des consolatioijs éternelles de la souveraine raison.

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