LIVRE fV. DES ÉDIFICES MILITAIRES Quatrième Expérience
Une solive de même dimension que dans la troisième expérience , mais posée de champ sans être arrêtée par les deux bouts, a
porté 1 5^0 1
Une seconde semblable, et posée de même i58o i58o liy.
Une troisième - i5j)oj
Cette expérience prouve que deux poutres de même longueur, et dont la largeur des bases est égale , ont leur force dans la raison des carrés de leur hauteur, puisque la force moyenne d’une solive qui a une hauteur double de celle de la première expérience , et dont tout le reste est égal, est de i58o, qui est un nombre à-peu-près quadruple de 4oo. F.llc montre aussi que la force d'une poutre posée de plat est à celle qu’elle aurait posée de champ , comme le plus petit côté de la base est au plus grand.
Cinquième Expérience.
line solive de 3 pieds de longueur et d’un pouce en carré, n’étant
point serrée par ses deux extrémités, a porté i8ô
Une seconde semblable , et posée de même igS 187 liv.
Une troisième 180
Cette expérience montre sensiblement que de deux poutres qui ont leurs bases égales et posées sur le même côte, la plus longue a moins de force que la plus courte dans la raison qu’elle a plus de longueur; car dans la première expérience une poutre de 18 pouces de longueur et d’un pouce en carré a porté 4oo liv. , tandis que la force moyenne d’une autre solive de 36 pouces de longueur et de même base n’a été qu’à 187 au lieu de aoo qu’elle aurait dû porter. Cette différence vient apparemment de ce que le bois n’était pas tout-à-fait si bon que celui de la première expérience.
Sixième Expérience.
Une solive de 3 pieds de longueur et d’un pouce en carré, arrêtée
par les deux bouts, a porté a85j
Une seconde, posée de même 280} 283 liv.
Une troisième 286 1
3aa LA SCItMCE DES INGÉNIEUKS,
Lts solives de celle expérience se sont rompues en trois endroits comme dans la seconde , et leur force moyenne n'a été f]u’à aH3 au lieu de 3oo pour être dans le même rapport avec la seconde expérience. 'lai.s il ii’est presque pas possible que les expériences puissent donner juste ce que l’on devrait en attendre par rapport à celles qui ont été faites les premières. Cependant l’on peut encore remanjuer ici que la force moyenne des solives de la sixième expérience est à celle des solives de la cinquième, à-peu-près comme 3 à u, puisqu'il ne s’en faut que de trois unités que ce rapport soit exact : par conséquent, c'est un surcroît de preuve que les poutres qui ne sont posées seulement que sur deux appuis , ont moins de force d’un tiers que celles qui sont serrées par les bouts.
Sefitième Expérience.
l’iie solive de 3 pieds de long sur 2 pouces en carré, non arrêtée
par les deux bouts, a porté i55oj
Une seconde semblable, et posée de même 1620! i585 liv.
thie troisième ia5o|
I.a première et la .seconde solive de cette exjvérience ont porté à-peuprès le poids qui devait exprimer leur force par rapport h la première et à la cinquième expérience; cependant la première solive a porte 5o liv. de moins, et la seconde ao liv. de plus, puisque le poids devait être de 1600 liv. Quant à la troisième solive, il s’en fimt beaucoup quelle ait eu toute sa force, pui.squ’clle n’a porté que laSo liv.; il est vrai qu'elle a paru iléfectucuse , avant même d'en avoir fait usage, et on n’a pas été surpris de ce f|ui est arrivé. Cependant , comme il ne restait point de bois débité selon ces diroensions-là , j’ai supposé, pour trouver la force moyenne, que la troisième solive avait porté la moitié de la somme des poids de la première et de la seconde.
Huitième Erpétience.
Une solive de 3 pieds de long sur 20 à 28 lignes de base, posée de
champ, a porté i6651
Une seconde semblable, po.sée de même *^>75/ 16G0 b''-
Une troisième i64o)
J’ai eu dessein , par cette expérience , de voir de combien à-peu-pres