LIVRE m. DE Ll CONSTRUCTION DES TRAVAUX. a
G*est aossi ce qae j'ai Sait dans un chapitre asseï long , que j'avais destine à précéder immédiatement celui-ci. Mais ayant fait réfiexioa que sa véritable plaee devait être dans rarchitectare hydraulique , c est-à-dîre
de rechâffdiefl , mais oa peut fkîre sur le Irai^porl par loiiibeFeaux. des observations curieuses et utiles^ Je ne esois pas «pie eeCte matière ait encolle été traitée Goavenable* m«aft dansauouD oumrafe f ontrouTesa sur ee sujet quekpies^essais dans le Traité de la Construction des ponts , Ht. IY, chap. II et Y.
Lorsque, le transport d'une masse de terre se fait de manière que la- sonHne des distances parcourues est la plus petite possible , il est évident que la distance moyenne du transport est égale à la distance des centres de gravité des solides de déblai et de remblai. Il suffit donc , pour évaluer la dépense , de connaître le volume du déblai et la position respective de ces deux centres de gravité. Mais il faut observer que ces centres de gravité pouvant se trouver, ou sur un même plan horizontal , ou l'un au-dessus de l'autre, il faut avoir égard à-la- fois à leur distance horizontale et à leur distance verticale. Les relais des brouettes , comme on l'a vu dans le texte^ sont fixés à 3o met. dans un chemin horizmital ,, et à ao met. en montant sur une rampe dont la pente est de 8 centimèt. par mètre , ce qui est FincUnaison que Texpérience a fait connaître pour la plua avantageuse*^ Comme il n'est pas toujours possible dans les travaux de régler exactement les rampes suivant. cette pente,, on éprouve quelquefois de l'emLarras pour fixer avec justice b. longHeur des. relais.; on peut, alors faire usage des formules suivantes , dont la démonstration est facile à trouver : nommant
D y la distante horizontale des centres de gravité du déblai et du rembla?;
H , leur distance verticale ;
p , la longueur des relais sur ua chemin horizontal ;.
y, la longueur des rdais sur une rampe ;^
I ,, la pente par mètre de: cette rampe ;.
n , le nombre de relais à payer.
Il Êiut distinguer trois cas :
i^ Si H = o, on a ..,,'...» = —,
« en H D Rfp—p')
< 2^ Si D est > -v- , on a n = f- — ^f — r^^^
I ' ^ Ipp
3^ Si D est < — on a nzn -s— r
I, Ip
D'après ce qui a été dit ci-dessus , ^ = 3o met. p' ^z ao met. , I — oo,o8 met.
Les transports par tombereaux sont susceptibles d'observations analogues : on eu estime la dépeitse , en évaluant le temps employé pour le chargement et le déchargement, et celui qu'il faut pour paecoum la distsMcie du transport, d'après la vitesse des
a46 LA SCIENCE DES INGÉNIEURS,
dans le second tome de cet ouvrage , je m'en suis tenu à ce dernier parti : c est pourquoi j'y renvoie le lecteur.
La première connaissance dont il faut être prévenu est la nature des
chenaux ; mais cette YÎtesse étant plus ou* moins grande , siiÎTint que l'incKoaison de la pente quils montent est plus £aiible ou plus forte , il faut encore aVoir égard à la hauteur à laquelle on doit faire monter les terres. En conserrant les dénominations ci-dessus , et faisant de plus
e = le temps nécessaire pour parcourir un mètre sur un chemin horizontal ;
t' z= le temps nécessaire pour^ parcourir un mètre sur un chemin dont la pente
par mètre =1^ T — le temps total du transport ; on aura i*" si H = o . , T = D ^
a^siD est > j T = D t+ j (f — i).
3* si D est < 5 T= j^.
D après les meilleures observations , t = o,ooo3 heure , f = 0,0004 heure , I étant toujours = 0,08 mètre. ( Voyez pour le temps nécessaire au chargement et au déchargement des différentes espèces de terres, le Traité de la Construction des ponts. Ht. IV,chap. V).
Un tombereau employé au transport des terres peut être attelé d*un ou plusieurs chevaux , et on peut employer pour le charger un ou plusieurs manœuvres. Il est aisé de sentir, avec un peu de réflexion , que le nombre des chevaux et des chai^eurs n'est pas indifférent , et que ce nombre doit varier en raison de la distance du transport et des prix respectifs des journées des manœuvres et des chevaux. On trouvera l'analyse (le cette question dans l'ouvrage que je viens de citer, et j'en rapporterai seulement ici les résultats. En nommant
g , le volume des matières que peut porter un cheval ;
f ,'le temps du chargement d'un mètre cube de matières par un ouvrier j
T , le temps nécessaire aux tombereaux pour parcourir un mètre ;
t , le temps du déchargement du tombereau ;
m , le nombre de chargeurs ;
/z, le nombre de chevaux attelés à chaque tombereau^
D , la distance du transport ;
[A , le prix de la journée d'un chargeur;
V , le prix de la journée d'un cheval ;
p , lé prix de la journée du charretier et du tombereau ;
LIVRE III. DE LA CONSTRUCTION DES TRAVAUX, ^47 terrains qui se rencontrent en approfondissant ; et quoique leur diversité soit très-grande , on peut cependant les réduire à trois espèces principales. La première est celle de tuf et de roc : ce dernier est facile à connaître par la résistance que les terrassiers trouvent à fouiller.
La seconde espèce de terrain est celle de sable, dont on distingue de deux sortes : l'un est le sable ferme et dur, sur lequel on n'hésite point à établir des fondements ; 1 autre , le sable mouvant , dont le peu de consistance ne permet pas qu on travaille dessus sans prendre quelque précaution pour prévenir les accidents. On distingue le sable mouvant d avec le ferme , par le moyen d'une sonde de fer dont le bout est fait en tarière, afin de voir en la retirant la nature du fond qu'elle a percé. Lorsqu'elle résiste et qu'elle entre avec peine , c'est une marque que le sable est dur, au lieu qu'on doit juger du contraire si elle entre facilement. Quand on est obligé de fouiller fort avant pour rencontrer le bon fond , on 'allonge la sonde par le moyen de plusieurs branches de fer qui s'ajustent bout à bout avec des vis en écrou. Il se rencontre dans les lieux aquatiques un sable d'où il sort de l'eau quand on marche dessus, ce qui l'a fait nommer sable bouillanû', qu'on ne doit point
et faisant , pour abréger, qt^zt* ^ ^t' + v = P : on a pour le prix du transport d'un mètre cube de m^ûèresy *
7(''-:-+«i>T+,)(PH-i).,
On conclut de la forme de cette expression', 1^ quen augmentant le nombre des chargeurs on diminue la dépense , et par conséquent quil faut en employer autant qu'il est possible , sans quils se gênent mutuellement ; a^ que le nombre des chevaux attelés au tombereau doit augmenter avec la distance du transport. Et , pour déterminer jusqu.à quelle distancé on doit employer un nombre donné de chevaux , on a l'équation
dans laquelle faisant successivement n = i , = 2 , = 3 , etc. , on aura les valeurs de D au*delà desquelles on doit employer des tombereaux à deux chevaux , trois chevaux , quatre chevaux, etc. (N).
^ LA 6CIENCË DES IN6ÉMI£UA6,
confondre mfic le mourant , fmîeqi&'il a'en trouTe «ouvent mr lequel on peut asseoir des landeHientâ très-ftoUdeft, comme nous (e ferons voir ailleurs.
La troisième est la terre , dont on distingue de quatre sortes : la terre ordinaire, la grasse, la glaise et celle de tourbe. La terre ordinaire se trouve dans les lieux secs et élevés. La terre grasse est presque toujours composée de vase sans consistance , et ne se trouve guère que dans les lieux bas : on ne peut y fonder qu'avec de grandes précauttons. Pour la glaise , elle se trouve indifféremment dans les lieux hauts et bas : quand elle est ferme et qu'elle forme un banc d'une épaisseur considorable , on peut y fonder hardiment , pourvu qu'on soit sur qu'elle se trouve partout d'une égale consistance , sans quoi il faudrait prendre des mesures convenables aux circonstances. Pour la terre de tourbe , elle ne se trouve que dans les lieux aquatiques et maréci^eux : c'est une espèce de terre grasse , noire et bitumineuse , qui se consume au feu après l'avoir fait sécher, et dont l'usage est très*commuQ aux Pays- Bas. Il y a des gens qui pi*étendent que cette terre provient des différents accroissemenits que certains cantons ont reçus en s'élevant psr la suite des temps : ce qui favorise cette opinion , est qu'ayant fouillé dans un terrain tourbeux on y a trouvé des arbres d'une grosseur considérable , et tous les autres vestiges d'un lieu qui a été autrefois découvert. Au reste , ce terrain n'est point assez solide pour y asseoir des fondements , à moins qu'on n'ait recours à ce que l'art et l'industrie peuvent fournir en pareil cas.
Indépendamment des soins qu'on doit prendre pour avoir une parfaite connaissance du fond sur lequel on veut travailler, il est bon de questionner les ouvriers du pays : il s'en rencontre toujours quelquesuns à qui Le bon ^em et YuMgc contiuue) où ils sont de travailler daus un même (endroit ont fait fiaire des remarques et des réflexions dont il est bon qu'on soit prévenu. Souvent ces gens-là donnent plus de connaissance dans un quart-d'heure , qu'on ne pourrait en acquérir par de longues et pénibles recherches.
Nous proposant de faire voir la manière de fonder sur toute sorte de terrain , I^s différents moyens qu'çii va insinuar pourront s'appliquer à la construction des édifices en général. Cependant , comnte lîotts avons principalement en vue les ouvrages de fortifications, on s'attachera
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