LIVRE IV. DES ÉDIFICES MILITAIHES
faut commencer par poser ^ au niveau du terre-plain du rempart^ de$ poutrelles à â pieds et demi l'une de l'autre, qui aient environ 20 pieda de long sur 10 à lâ pouces; ces poutrelles doivent saillir de 4 pieds au-delà du talus du revêtement ; ainsi leur longueur étant de âo pieds, et le revêtement en ayant 6 de talus ^ la moitié portera sur le rempart, et l'autre moitié sera en saillie, afin de faire les latrines de manière que les ordures ne tombent point sur la muraille: pour les maintenir on y attachera, avec des liens de fer, des poteaux pendants, qui seront rete^ nus entre la muraille et les terres du rempart ; et pour rendre le plancher plus solide, on peut, au-dessous du cordon, encastrer dans la muraille d'autres poteaux pendants, sous chaque poutrelle, afin de soutenir le poids des latrines; ou bien Ton pourra, en construisant le revêtement, placer au-dessous des endroits où l'on doit poser les pôu*trelles, des corbeaux ou consoles de pierre de taille, pour appuyer les liens, ce qui rendra l'ouvrage plus solide. Quant à l'assemblage do reste de la charpente, il n'est pas besoin de l'expliquer, puisque les plans et profils qui sont sur la XXXIIP planche, en facilitent assez . l'intelligence : d'ailleurs ce sujet n'est pas assez intéressant pour mériter une plus longue explication; je l'aurais même supprimée, si dans un ouvrage comme celui^i il ne fallait parler de tout.
Quand il se rencontre dans le voisinage des casernes une rivière ou un ruisseau, il vaut beaucoup mieux en profiter pour y faire des latrines , que de les placer sur le rempart, puisq: , tout bien considéré, elles présentent un coup-d'œil fort tlésagréable ; mais, quand on n^a point cette commodité, je voudrais qu'on les fit sous le terre-plain du rempart, ou sous les escaliers par lesquels on y monte; en ce cas, il faut que l'égout où se rassemblent les eaux des rues reçoive les ordures pour les conduire dans le fossé.