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LIVRE IV. DES ÉDIFICES MîHTAIRES. 38i

engerbee 4^. tx*ois barils seulement; car lorsqu'il y en a quatre ou ciiiq, les premiers se trouvant trop chargés ^ les cercles et les douves se déui* niss^ut,' et la poudre tamise, ce qui peut entraîner de grands accidents.

Les dimensions précédentes paraissent si bien réglées, que je ne crois pas qu'on puisse en suivre de meilleures; car on est siir que la voûte est absolument à l'épreuve de la b^mbe, et que 1 épaisseur des longs côtés est parfaitement bien< déterminée en la faisant de 8 pieds* Ayant cherché de combien elle devrait être pour soutenir en équilibre la poussée de k vpute ^ j'ai ti^ouvé 7 pieds et environ 8 pouces : voilà une oçc^sioi)' ou la pratiqua semble, avoir prévenu, la théorie, et Ton voit bi^n que IVI. dç Vauban^ n a. pas eu recours à la règlfi des arcbi^ teeftes dont j'ai fait mentioQ.au. commencement du second livre; et ce qui me ravi|i d'afimirotyoQ: encore une fois , c'est que dans presque toufr. les cas. ess^ncielâ.où j'^i fftit un parallèle de ses mai^imes avec les loi» de la mécanique, j'ai mfmvqw que Ti^Q et Taulxe étaient presque tou^ jours, d'accord, Utit Scuccès: ai heurcfuji doit être attribué (comme je lai ouï dire, à M. le comte^de Vauban 301^1 neveu) aux. connaissances qv'il tirait de l'examen des aociçns édifices, et. au plaisir qu'il prenait ds. se communiquer souvent avec les plus habiles géomètres , et même avec les ouvriers, dès qu'il le^v apc^cçyait (^elqi;^ jQ»érit^/Il proposait des problèmes aux un$, eX desi difficultés aux autrea, souvent après les avoir résolus h|i*même» Sa grand^ç capacité lui faisait développer les ressOTts de la théorie la pjt^f abstraite: il suffisait qu'on s'énon^t clairement, et qu'on le conduisit sur les voies 9 pour qu'il arrivât souvent lerpremièr au dernier terme de la solution*

Le^ choses qui paraissent les plus parfaites n'étant point exemptiez 4^ quelques petites correctiops, je vou4raj;s^ pour plus de solidité, changer la disposition des contreforts du. magasin de M. de Vauban : par exemple, au lieu de les faire de 6 pie4s d'épaisseur et die 4.^1^ lo»*guÂur, leur donner 6 pieds de^ quelle et 4 d'épaisseur, parce qu'alors le bras de levier devenant plus long , la puissance ré$istante soutiendrait, beaucoup mieux la poussée de ja. voûtiié. Et comme, on ne saurais avoir un trop grand nombre de. poipt$ d'appui., il serait à propos , au lieu de qiiatre contreforts, d'en faire cinq dç chaque côtét e% en ce caaJl suffirait de donner, 6: pieds ou 6 pieds et demi d'épaifi&eui? au^ piédroita^ puisque ces coQti^foil» aioM distribués causeraient ^urç réaistance dVur.

viron un tiers au-dessus de celle qu'il faudrait pour soutenir reffbrt de

la voûte.

Les piédroits et les contreforts n'ayant que peu d'élévation , et étant bien liés avec leurs fondements^ on peut regarder les points d'appui comme placés sous l'extrémité des fondements de la queue des contre, forts, et non pas au rez-de-chaussée, comme nous l'avons supposé dans le deuxième livre. C'est pourquoi, afin d'alonger encore plus le bras du levier, je voudrais qu'on donnât beaucoup d'empattement aux fondements, les faisant déborder de 2 pieds ou a pieds et demi au-dela du nu du mur, et les ramenant au rez-de-chaussée par plusieurs re- Planche traites, comme on le voit par le cinquième dessin de la PI. XXVII, où FiG. 5. ^'^^ remarquera que pour assurer les points d'appuis, on les a établis sur deux rangs de madriers. On ne ferait pas mal d'en mettre aussi sous les fondements des longs côtés, afin de prévenir l'inégalité des affaissements; cette construction serait excellente, sur «-tout dans un mauvais terrain, parce qu'il suffirait de s'y approfondir de 5 à 6 pieds; et je puis bien assurer que la dépense ne serait pas si considérable à beaucoup près, que si Ton donnait 8 à 9 pieds d'épaisseur aux longs côtés comme à l'ordinaire.

La principale cause qui rend les planchers des magasins fort humides, et qui fait qu'ils se pourrissent au bout d'un certain temps^ c'est que l'on a coutume de poser les lambourdes sur la terre, et de remplir leur intervalle de recoupes de pierre ou de charbon. L'air ne pouvant circuler par le dessous du plancher , les madriers se pourrissent» Or, pour prévenir cet inconvénient , je voudrais que Ton fît la dernière rétraite intérieure des fondements d'environ un pied plus élevée que le rez-dechaussée du pourtour extérieur du magasin , et qu'on lui donnât 5 ou 6 pouces de largeur, et traverser ensuite toute la longueur du magasin, par trois dés de maçonnerie, également espacés les uns des autres, ayant un pied de hauteur sur autant d'épaisseur, et étant fondés sur 3 ou 4 rangs de briques posées à plat.

Après que cette maçonnerie sera bien arrasée à la hauteur de la retraite intérieure, et qu'elle aura eu le temps de sécher, il faut la traverser par des lambourdes, qui iront se terminer sur les retraites des longs côtés , observant de les placer à a pieds de distanrce de milieu en milieu; et pour que la maçonnerie ne les endommage pas, il est bon

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