I.A SCIENXE DES RELIGIONS
pelé à régénérer sa tribu, à purifier k Ka'ba des idoles qui la souillent.
2» Lutte du prophète contre l'opposa tion des Koraischites, dont la majorité se refuse à le suivre et « à marcher dans les voies d'Allah ». Pour vaincre leur résistance, Mahomet fuit un tableau enchanteur du sort réservé aux vrais croyants, tandis qu'il menace de l'enfer ceux qui persistent dans leur égarement.
L'abus des mots qui signifient guider, diriger, chemin, conduite, est significatif comme réminiscences involontaires du métier que Mahomet avait exercé avant son mariage avec Khadidja.
Les premières conversions ne dépassèrent pas le cercle de la famille du prophète : en dehors de sa femme et de ses filles, il eut d'abord pour adhérents ses deux tils adoptifs Ali et Zaid, puis son gendre Othmàn, enfin la plupart de ses parents, les Hàschimites.
Aboû Bekr, un de ses amis intimes qui appartenait à la tribu des Banoù Taim
établis à La Mecque, fut le premier étranger, qui, dès le début, prit parti résolument pour la doctrine nouvelle et la fit profiter de la situation personnelle, que lui avaient value une large aisance et un caractère d'une droiture inflexible.
L'appui de ce personnage n'empêchait pas que le Prophète se débattit dans l'impuissance. Il ne voyait venir à lui que de pauvres gens et des esclaves, éblouis par la perspective des jardins de délices et des hoûris aux yeux noirs, dont il leur traçait un tableau enchanteur comme compensation dans la vie future à leurs misères du présent. La Mecque défendait ses idoles attaquées. Allât, Al-'Ouzzàet Manât,pour ne rappeler que les divinités mentionnées dans le Coran (r.ur, 19 et 20), restaient debout dans la Ka'ba, d'où Allah, leur « associé » d'autrefois ', cherchait en vain à les expulser.
Malgré l'insuccès relatif de la prédication, malgré les railleries dont elle est